Zones frontalières: l’école a repris ses droits


Les mesures de sécurité renforcées par les pouvoirs publics ont permis une rentrée effective dans ces contrées sensibles de l’Est.

Les carillons de la rentrée scolaire ont bien retenti dans les zones frontalières de la région l’Est. Aucun souci particulier n’a entravé le bon démarrage de l’année scolaire 2017/2018. D’après le sous-préfet de Garoua-Boulaï, Diyen Jam Laurence, joint au téléphone par CT, tout a été mis en œuvre pour que ce moment de la vie nationale soit une réussite dans cet arrondissement frontalier. L’effectivité de la rentrée ici est observée aussi bien chez les nationaux que les réfugiés centrafricains estimés à plus de 23 000 dans cette unité administrative. « Les élèves camerounais et les réfugiés centrafricains ont bien démarré la rentrée scolaire. A Gado-Badzéré, tout se passe aussi bien. Dans l’ensemble, toutes les parties ont répondu présent à l’appel. Je dois cependant dire que la première impression est que cette rentrée est un peu timide. L’affluence constatée diffère d’un établissement à un autre », a observé le sous-préfet Diyen Jam Laurence.

La bonne nouvelle est également appréciée dans les autres zones frontalières à l’instar de Ketté, Ouli, Kentzou, Gari-Gombo. Là-bas aussi, les élèves ont renoué avec les classes. Il faut cependant relever un coup de pion dans les zones rurales, qui, comme partout ailleurs, trainent un peu le pas. Raison évoquée, beaucoup d’élèves se livrent à des activités d’exploitation minière et aux travaux champêtres. Le sous-préfet de Garoua-Boulai insiste toutefois sur le fait que les enfants doivent sortir de l’ornière pour reprendre le chemin de l’école. Question de réussir l’année scolaire 2017/2018.


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