Télécommunications: la qualité du service en examen


C’est le principal sujet à l’ordre du jour de la session du cercle de concertation permanente public-privé de ce secteur, en cours à Yaoundé.

En octobre dernier, un audit sur la qualité de service des réseaux des opérateurs de communications électroniques mettait sur le banc des accusés les opérateurs de téléphonie mobile. En fait, cet audit indiquait clairement que ces derniers ne respectaient pas leurs cahiers de charges. Un peu plus d’un mois après, ces opérateurs sont rappelés sur la table des échanges avec l’administration publique.

Non pas pour rendre leur copie (rendez-vous dans six mois) mais pour échanger avec la tutelle et le régulateur et faire le point sur les actions déjà entreprises. La thématique continue d’interpeller, à tel point que c’est désormais un impératif : la qualité de service dans le domaine des télécommunications laisse toujours à désirer.

Raison pour laquelle, le cercle de concertation permanente public-privé (Cppt) du secteur des postes et télécommunications en fait la principale préoccupation de sa première session pour le compte de l’année 2017.

Organisé sur le thème  « l’impératif de la qualité  de service dans le domaine des télécommunications l’urgence d’une mobilisation collective», ce cadre de concertation ambitionne de revenir sur la question.

«Nous avons publié un audit qui a constaté une dégradation progressive de la qualité de service. L’audit a permis un cliché pour chacun des opérateurs et nous leur avons donné un plan de correction pour un délai de six mois et nous ne pouvons pas attendre la fin du délai pour aller sanctionner.

Comme nous avions ce cadre de concertation qui est mis en place depuis 2016, cette édition est donc consacrée à l’impératif de l’amélioration de la qualité de service qui est une action collective des opérateurs qui ont fauté », a précisé Minette Libom li likeng, ministre des Postes et Télécommunications. 

A côté de cette thématique, le Cppt va également aborder d’autres aspects sous forme d’ateliers. Il s’agit notamment de la pose et de la gestion de l’infrastructure à fibre optique, de l’optimisation de la gestion des ressources en fréquence, de la politique du régulateur dans le suivi du cahier de charge des opérateurs. Parlant du régulateur justement, ce dernier qui prend part aux travaux compte bien remplir ses missions.

«Le contrôle de la qualité de service reste la première mission de l’Art, en plus du contrôle des prix et des tarifs. L’Art a acquis des équipements pour le contrôle de qualité des services. Ces engins sont en cours d’installation dans les sites de Yaoundé, de même que des stations pour permettre le contrôle mobile où les points fixes ne peuvent pas arriver », indique Aboubakar Zourmba, Dga de l’Art. Le Cppt s’achève aujourd’hui avec de nouvelles résolutions.


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