Sud: de nouveaux prêtres ordonnés


Conduisant samedi dernier de jeunes prêtres et diacres au ministère presbytéral, Mgr Christophe Zoa a lancé un appel au devoir d’exemplarité.

Tout à l’heure, l’assemblée des fidèles de la cathédrale en construction à Monavébé, dans le chef-lieu du Dja et Lobo, répondait et récitait la litanie des Saints. Maintenant, comme si le Seigneur développait la joie en eux, ces hommes et femmes chantent  « Que tes œuvres sont belles ! » Allégresse justifiée. Cette messe pontificale conduite samedi 8 juillet par l’évêque de Sangmelima,  était consacrée aux ordinations sacerdotales. Au total, cinq prêtres : les abbés Joseph Blaise Sipan, Gabriel Archange Abéga Owona, Germain Yannick Biyidi Owona, Landry Ndo Ndo et Marcel Roméo Eyamo Dimi. A leur suite, cinq diacres. Des ordinands radieux à l’honneur après leurs confrères ordonnés en juillet 2016. 

Avant de confier le ministère de ces jeunes à la Très sainte Vierge Marie, Mgr Christophe Zoa a multiplié conseils et mises en garde. Selon le pontife, la grâce de l’ordination n’est pas un pouvoir ; elle est la force de l’Esprit qui permet d’annoncer par le discours et le vécu, la vie du monde avenir. Qui permet de tenir bon, face aux vents contraires des idéologies de notre temps de persécution. Comme lors des ordinations du 2 juillet 2016, dans la même nef, il soutient que la vocation sacerdotale constitue une « collaboration entre Dieu qui appelle, et l’homme qui répond à cet appel ». Dans ces conditions, le prêtre du diocèse de Sangmelima doit devenir un témoin « véritable du royaume de Dieu». En se démarquant, par le respect d’un ensemble de principes, dont le devoir d’exemplarité et  l’obligation de dignité.

Il s’exprimait ainsi avec feu, au lendemain de la signature des textes déplaçant certains de ses collaborateurs. Une occasion pour l’évêque d’expliquer le bien-fondé des ces transferts du personnel suscitant, actuellement, plusieurs interprétations. Il refuse de laisser ses ouailles lire en ces mouvements, une « pratique de politique ecclésiastique, faite d’habiles manœuvres politiciennes. Visant soit à récompenser les meilleurs, soit à sanctionner les médiocres ».


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