Solidarité dans la douleur

Les tristes évènements survenus vendredi dernier à Eséka et Manyaï, deux localités du département du Nyong et Kellé, resteront gravés pendant longtemps dans la mémoire des Camerounais. En raison notamment du nombre important de morts et blessés recensés suite à la catastrophe ferroviaire, des pertes enregistrées au plan économique et des désagréments causés à celles et ceux qui n’ont pas pu se déplacer pour répondre à diverses sollicitations. Mais la manière dont ces évènements ont été gérés, a permis d’apprécier la capacité de réaction des pouvoirs publics et l’élan de solidarité des Camerounais de tous bords pour faire face aux situations créées. 

Les mesures diligentes prescrites par le président de la République, Paul Biya, dès qu’il a été saisi de ce qui se passait à Manyaï et Eséka, ont permis de mieux circonscrire prendre en charge les deux sinistres. Dans ce sillage, on retiendra entre autres la réunion de crise présidée par le Premier ministre, chef du gouvernement ; l’envoi des délégations interministérielles sur les sites concernés ; la mobilisation de toutes les structures compétentes pour faire face aux crises.

A l’heure d’un premier bilan, on peut affirmer que la mobilisation des pouvoirs publics a été à la hauteur, en raison du fait qu’elle a apporté des réponses idoines aux questions qui se posaient. C’est ainsi qu’à Eséka, on a pris en charge tous les blessés qui ont été transférés dans les hôpitaux de Yaoundé, Douala, Edéa. Quant aux morts, ils ont été évacués vers des morgues de la capitale politique. 

A côté de la forte mobilisation des pouvoirs publics, il convient de relever pour le saluer, l’élan de solidarité des populations locales qui ont volé spontanément au secours des victimes de la catastrophe ferroviaire. L’élan de cœur s’est également manifesté dans le reste du pays et même au sein de la diaspora camerounaise, à travers des actions multiformes : messages d’encouragement, de condoléances, soutiens matériel et financier. Les Camerounais ont fait vibrer leur fibre patriotique et mis en exergue leur communauté de destin, leur appartenance indissoluble à une nation qu’ils ont en partage.

Quant aux condoléances adressées par le chef de l’Etat aux familles endeuillées, aux souhaits de prompt rétablissement adressés aux blessés et à sa décision de faire supporter la prise en charge médicale des patients et l’inhumation des morts par le Trésor public, ces mesures traduisent le souci jamais démenti de Paul Biya d’être solidaire de ses compatriotes en difficulté. Ainsi que l’attestent du reste ses implications fortes dans la gestion des inondations dans le septentrion et d’autres régions du pays, de la catastrophe de Nsam en 1998, de la tragédie du lac Nyos en 1986. Et le crash d’un avion de la Camair en 1995. Dans ces différentes situations, le peuple camerounais est resté solidaire, soudé. Le chef de l’Etat attend qu’il en soit de même ce lundi, jour de recueillement pour honorer la mémoire de ceux qui ont été fauchés par la mort, à la suite du déraillement d’un train-voyageurs vendredi dernier à Eséka. Des concitoyens soustraits à l’affection des leurs et dont la mort afflige la nation tout entière.

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