Sur instructions du président de la République, le SED, Jean-Baptiste Bokam a présidé la levée de corps des quatre éléments des forces de défense, vendredi dernier à Bamenda.
Solennité, émotion et symbole à Bamenda, vendredi 17 novembre 2017. Le secrétaire d’Etat auprès du ministre délégué à la Défense, chargé de la gendarmerie nationale, Jean-Baptiste Bokam préside ce jour-là, la levée de corps des quatre éléments des forces de défense et de sécurité, assassinés en service commandé dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
Au son de la marche funèbre, rythme lent et à deux temps, les portraits de chacun des disparus précèdent les gerbes de fleurs, tous portés par des femmes soldats, pour être posés devant les cercueils recouverts, chacun, du drapeau vert-rouge-jaune.
A la tribune, une dame vêtue de blanc éclate en sanglots au même moment, quand certains retiennent difficilement des larmes. Tellement l’émotion est forte en cette matinée ensoleillée et calme au Grand stand de Commercial Avenue à Bamenda où le public présent découvre la jeunesse des hommes décédés.
La lecture de l’éloge funèbre par le commandant de la légion de gendarmerie du Nord-Ouest, colonel Valère Nkoa Mala, indique justement que le plus âgé avait à peine 40 ans. En l’occurrence le maréchal de logis-chef René Hinma, en service à la compagnie de Bafia, détaché à Ntarikon (Bamenda) dont le corps a été criblé de balles près de Bafut (Mezam) le 7 novembre 2017 vers 23h.
Le gendarme major Bienvenu Djonlay avait 28 ans quand il a été pris à partie dans une embuscade puis, froidement abattu par ses bourreaux à Jakiri (Bui) le 6 novembre 2017. L’élève gendarme David Sali, quant à lui, a subi une attaque à mains armées au lieu-dit « Takédja» (Bui), situé sur l’axe Kumbo-Nkambe.
A sa mort le 8 novembre 2017, il n’avait que 22 ans et totalisait 9 mois de service. Tout comme le jeune soldat de deuxième classe Emmanuel Yaya, égorgé le 10 novembre 2017 à Akwem, dans la Manyu (région du Sud-Ouest).
Faisant part de sa peine face au « meurtre barbare » de ces gendarmes et ce militaire, le chef des armées, Paul Biya a écrit aux familles. Dans sa lettre lue durant la cérémonie par le préfet de la Mezam, Pierre René Songa, le chef de l’Etat assure que ces soldats
« demeureront un exemple à suivre pour leurs camarades et frères d’armes dans la lutte pour la préservation de la paix et de l’intégrité territoriale du Cameroun ». Jean Baptiste Bokam a épinglé sur le cercueil de chaque défunt, la médaille de la vaillance attribuée la veille à titre posthume par le président de la République.