Situation humanitaire en RCA: l’ONU en quête de financements


Najat Rochdi, cette résurgence de l’insécurité a pour conséquence directe de générer les besoins additionnels qui n’étaient pas prévus dans le plan de réponse initial.

Pour l’année 2017, le document révisé indique qu’il faut mobiliser 497,3 millions de dollars (près de 278 milliards de F ). Or, jusqu’au 30 septembre dernier, le plan n’était financé qu’à hauteur de 30%, c’est-à-dire 148,5 millions de dollars. Un gap de 348,8 millions de dollars (près de 196 milliards de F ) doit donc être comblé. De plus, la population dans le besoin est passée de 2,2 millions au  début de l’année à 2,4 millions de personnes. 600 000 d’entre elles sont des déplacés internes et près de 514 000 sont réfugiés dans les pays limitrophes, dont le Cameroun. « L’assistance dont la moitié des populations centrafricaines a besoin est fortement compromise. La communauté internationale doit s’investir davantage pour éviter le pire des scénarii, à savoir une crise humanitaire à grande échelle », a plaidé Najat Rochdi. En effet, une action humanitaire couvrant les besoins les plus critiques des populations renforcerait progressivement la résilience des communautés. « Ce n’est qu’à ce prix que le pays sortira du cercle vicieux des crises », a ajouté le coordonnateur humanitaire. Najat Rochdi a annoncé qu’elle entreprendra une tournée internationale en vue de « sensibiliser la communauté internationale sur le drame qui se joue actuellement en RCA ».

 

« >

 Le plan de réponse humanitaire lancé vendredi à Yaoundé vise à mobiliser près de 196 milliards de F pour l’année 2017

 

La réponse humanitaire en République centrafricaine (RCA) reste toujours sous-financée. Le plan révisé à cet effet, lancé vendredi à Yaoundé par Najat Rochdi, s’inscrit donc dans cette logique de « redressement urgent d’une situation préoccupante ». Face aux chefs de missions diplomatiques des pays donateurs, le représentant spécial adjoint du secrétaire général des Nations unies à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies en RCA (MINUSCA), par ailleurs coordonnateur humanitaire, a présenté la détérioration persistante du climat sécuritaire depuis le début de l’année 2017 en RCA. Pour Najat Rochdi, cette résurgence de l’insécurité a pour conséquence directe de générer les besoins additionnels qui n’étaient pas prévus dans le plan de réponse initial.

Pour l’année 2017, le document révisé indique qu’il faut mobiliser 497,3 millions de dollars (près de 278 milliards de F ). Or, jusqu’au 30 septembre dernier, le plan n’était financé qu’à hauteur de 30%, c’est-à-dire 148,5 millions de dollars. Un gap de 348,8 millions de dollars (près de 196 milliards de F ) doit donc être comblé. De plus, la population dans le besoin est passée de 2,2 millions au  début de l’année à 2,4 millions de personnes. 600 000 d’entre elles sont des déplacés internes et près de 514 000 sont réfugiés dans les pays limitrophes, dont le Cameroun. « L’assistance dont la moitié des populations centrafricaines a besoin est fortement compromise. La communauté internationale doit s’investir davantage pour éviter le pire des scénarii, à savoir une crise humanitaire à grande échelle », a plaidé Najat Rochdi. En effet, une action humanitaire couvrant les besoins les plus critiques des populations renforcerait progressivement la résilience des communautés. « Ce n’est qu’à ce prix que le pays sortira du cercle vicieux des crises », a ajouté le coordonnateur humanitaire. Najat Rochdi a annoncé qu’elle entreprendra une tournée internationale en vue de « sensibiliser la communauté internationale sur le drame qui se joue actuellement en RCA ».


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.