Sécurité des enfants: place à la vigilance


Depuis qu’ils sont en vacances, certains élèves écument les rues et quartiers de Yaoundé. Plateaux d’arachides, de friandises ou de fruits posés sur leur tête, ils proposent leurs marchandises. De jour comme de nuit, ces jeunes dont l’âge varie entre 8 et 11 ans sont à la chasse des clients. Pas plus tard qu’hier à 22h, Arnaud M., 9 ans, se faufilait entre les voitures stationnés au niveau des feux de signalisation au lieudit « Bata Nlongkak » avec son petit plateau de citron entre les mains. Le jeune vendeur ambulant a fait fi des voitures roulant à vive allure pour vendre sa marchandise à une cliente. Livré à tous les dangers, ce dernier, ne veut rien attendre de ses parents. « Je prépare déjà ma rentrée scolaire. Il me faut acheter les cahiers et chaussures qui me plaisent », confie le jeune garçon.

De l’autre côté, Jordan, 6 ans vit au quartier Damase et consacre son temps aux activités sportives. Celui- ci a voulu aller récupérer son ballon au beau milieu de la route sans prêter attention. Il sera renversé par un conducteur de moto. Interné dans un centre hospitalier de la place, cet élève du cours préparatoire s’en sort avec des fractures aux jambes et un léger traumatisme crânien. En l’absence des parents partis au travail, le jeune garçon avait été confié à son frère de quatre ans son aîné. A Douala dimanche dernier, deux fillettes âgées de deux et quatre ans se sont retrouvées au fond d’un puits non sécurisé. En l’absence de leurs parents, les deux gamines jouaient sans se soucier du danger qui les guettait dans leur concession. Des cas similaires sont devenus monnaie courante et interpellent les parents à plus de responsabilité en cette période de vacances. Pour parer à d’éventuels incidents comme des rapts, des attouchements ou abus sexuels, certains usent de plusieurs astuces pour mieux occuper les enfants pendant cette pause scolaire. D’aucuns ont choisi d’envoyer leurs enfants chez les grandsparents au village afin de diminuer les risques et dépenses financières. « Là-bas, il y a moins de vice. Et c’est également un moyen pour leur permettre de passer du temps en famille avec des cousins, tantes et oncles », confie Amina Pefoura, mère de famille. « Je suis père de trois enfants et en cette période, j’occupe les miens à travers des stages ou des activités qui favorisent leur épanouissement », ajoute Marc Eballè, chef de famille.


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