Sanctions américaines contre le Tchad: le plaidoyer des parlementaires africains


Une motion a été adoptée à cet effet au cours d’une séance plénière présidée à Midrand par Roger Nkodo Dang

 

Il aura beaucoup été question de sécurité hier matin au cours de la sixième séance plénière, depuis l’ouverture des travaux de la 5e session ordinaire de la 4e législature du Parlement panafricain (PAP) qui se tient à Midrand en Afrique du Sud. Et particulièrement de la situation que vit le Tchad suite à la décision prise le 25 septembre dernier par les Etats-Unis d’Amérique d’interdire l’entrée des ressortissants de ce pays sur leur territoire. Pour la circonstance, et conformément aux dispositions des articles 60 et 66 de son règlement intérieur, l’instance parlementaire de l’Union africaine a adopté, à l’unanimité des membres présents, une motion appelant à la levée de l’interdiction d’entrée des Tchadiens aux Etats-Unis d’Amérique. La motion qui reconnaît le droit légitime de tout Etat « de prendre des mesures de protection de ses citoyens et ses institutions contre les menaces et les attaques terroristes et l’impétueuse nécessité de coopérer contre ce fléau », note cependant les nombreux efforts déployés par le Tchad sur les principaux foyers de tension où sévit le terrorisme sur le continent africain, en vue de l’éradication de ce phénomène.

Ainsi, qu’il s’agisse du Bassin du Lac Tchad en proie aux attaques de la secte terroriste Boko Haram ou du Mali, les parlementaires panafricains notent l’implication des forces de défense et de sécurité du Tchad aux côtés des pays en proie à ces fléaux. Il en est ainsi de la Force multinationale mixte (FMM), du G5 Sahel où le pays d’Idriss Deby Itno n’a pas manqué de se déployer en vue de l’éradication du phénomène terroriste. Ce qui amène les membres du PAP à saluer les efforts du bureau de leur chambre, sous la conduite du Camerounais Roger Nkodo Dang, qui a « spontanément entamé des négociations auprès du Congrès américain pour plaider la levée de la mesure interdisant l’accès des Tchadiens sur le territoire américain ». Car, pour les membres du Parlement panafricain, la mesure américaine « porte atteinte à l’image du Tchad et aux intérêts des Tchadiens ». Le bureau du PAP a été invité à poursuivre ses démarches auprès des autorités américaines et tchadiennes en vue d’un retour à la normale. « Les sanctions imposées aux Etats africains par les puissances occidentales sont souvent le fait d’activistes ressortissants de ces Etats », a martelé Roger Nkodo Dang.


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