Reportage en zone de conflit: comment éviter les pièges du digital


C’est l’un des modules au menu de la formation des journalistes francophones de huit pays réunis à Dakar la semaine dernière.

Si aujourd’hui avec l’évolution de la technologie, le digital vient comme une option capitale au centre de l’activité du journaliste, il n’en demeure pas moins qu’il est un couteau à double tranchant.

Outre les enseignements sur le droit international humanitaire, le digital, devenu incontournable dans l’exercice du métier du journaliste, a fait l’objet d’une bonne partie du programme de la formation qui a regroupé les journalistes francophones de huit pays d’Afrique à Dakar, du 28 au 30 novembre dernier.

En effet, selon le Comité international de la Croix-rouge, organisateur de cette formation, il est question de montrer aux professionnels des médias les pièges éventuels du digital et de les équiper sur les voies et moyens de contournement afin de limiter au maximum possible les déviances dans le métier.

De nos jours, les réseaux sociaux, la télévision, la radio voir la presse écrite, ont connu une évolution vertigineuse. « Une information lâchée à Dakar, n’a pas besoin de plus de 30 secondes pour faire le tour du monde avec Internet», fait remarquer Yehia Tandira, journaliste malien.

Voilà pourquoi, si jamais « celui qui émet l’information ne maîtrise pas la portée de son acte, il peut être désagréablement surpris ses effets même s’il a fait avec bonne intention », tient à souligner Mouhamad Medoune Boye, responsable de la communication digitale au CICR pour l’Afrique francophone.

Pour Christophe Luedi, chef de ladite délégation du CICR, cette formation trouve tout son sens parce qu’elle a pour but non seulement de renforcer les connaissances des journalistes sur le DIH, mais surtout de leur donner les stratégies nécessaires pour utiliser efficacement le digital.

Au bout de cette formation qui s’est achevée vendredi dernier, les journalistes Tunisiens, Camerounais, Sénégalais, Burundais, Centrafricains, Congolais, Maliens et Ivoiriens sont partis de Dakar tous satisfaits d’avoir appris quelque chose de bien.

« Ma méthode de travail va certainement changer après cette formation, car j’ai appris non seulement à protéger mes données pour éviter les fuites, mais je me suis approprié des techniques de communication sécurisées, utiles pour éviter les fautes bêtes dans le métier», témoigne Moussa Thiam du Sénégal.


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