Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest: les chefs traditionnels du Cameroun pour un dialogue inclusif


L’appel parvenu à notre Rédaction

 

Depuis des mois déjà, les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest Cameroun vivent des moments difficiles du fait de certaines personnes qui, par la violence, imposent des villes mortes, perturbent fortement la scolarité des élèves et étudiants et prennent pratiquement les populations de ces régions en otage. Cette violence est allée crescendo jusqu’à l’utilisation des bombes artisanales, méthodes bien connues des extrémistes. Ainsi des actes criminels ont été perpétrés tels l’incendie des bâtiments publics, des établissements scolaires, des résidences privées et, l’explosion des bombes artisanales à Bamenda et à Douala.

Ces actes et agissements sont désapprouvés par la grande majorité des Camerounais qui, réprouvant la violence, privilégient le dialogue, la paix et la sauvegarde du précieux héritage à nous légué par nos pères fondateurs à savoir : un Cameroun, havre de paix, uni et indivisible. Cet héritage est entretenu et se construit au quotidien depuis lors à travers notre vivre ensemble.

Le Conseil national des chefs traditionnels du Cameroun, acteur et partie prenante du dialogue inclusif qu’il prône et encourage, appelle au respect des institutions nationales, des lois et règlements de notre pays, ainsi qu’à la préservation des acquis mutuellement bénéfiques de notre diversité dans notre vivre ensemble. En effet, la poursuite de l’œuvre de construction nationale inclus tous les Camerounais sans discrimination, chacun à son niveau. Cependant, aucun Camerounais ne peut s’arroger le droit de mettre en péril cette construction nationale pour quelle que raison que ce soit.

Aujourd’hui, les populations des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, principales et premières victimes de cette terreur ambiante entretenue par des groupuscules non identifiés, ne peuvent plus mener sereinement leurs activités, ni envoyer leurs enfants à l’école normalement. Il n’est pas concevable de vouloir bâtir durablement pour l’avenir en désinformant et en terrorisant systématiquement les populations, ni en excluant la jeunesse qui précisément est l’avenir, en l’empêchant de se former.

Le Conseil national des chefs traditionnels du Cameroun, en ces moments difficiles, exprime sa solidarité aux chefs traditionnels des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Il appelle tous les chefs dans les démembrements régionaux, départementaux et dans les arrondissements, chacun dans son territoire de commandement, avec les populations, à dire NON à la violence, NON à la terreur et à la désunion, NON à la partition du Cameroun. A dire NON catégoriquement à la déstabilisation des Institutions de l’Etat.

Il appelle à dire OUI au dialogue constructif avec des interlocuteurs connus, visibles et de bonne foi, à dire OUI pour un Cameroun uni, paisible et indivisible, à dire OUI au vivre ensemble légué par les pères Fondateurs du Cameroun d’aujourd’hui.

Il invite les chefs traditionnels et leurs populations, à préserver la paix et l’unité nationale, à collaborer étroitement avec l’administration, à soutenir le chef de l’Etat qui, dans sa politique de la main tendue, est engagé à trouver des solutions justes et adéquates aux problèmes clairement posés, afin d’éviter à notre grand et beau pays de sombrer dans la violence comme le veulent ceux qui aujourd’hui l’ont comme seul moyen d’expression.

Nous devons tous ensemble derrière le chef de l’Etat, faire échec au dessein funeste des extrémistes, ennemis déclarés d’un Cameroun uni, indivisible, où le vivre ensemble pacifique est la règle.

Le Conseil national des chefs traditionnels du Cameroun soutient et encourage le président de la République, chef de l’Etat, à poursuivre le dialogue, à préserver sans faiblesse les acquis, la paix, l’unité et l’indivisibilité du Cameroun, notre héritage commun.

Yaoundé, le 4 octobre 2017

Le président du Conseil national des chefs traditionnels du Cameroun

(é) Sa Majesté Alim HAYATOU


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