Quand la distribution de Gaz domestique fait problème

Malgré la disponibilité de ce combustible au niveau de la SCDP, les ménages peinent à rentrer en sa possession depuis plusieurs semaines à Yaoundé.

Joël Minyem, technicien, a mis sa patience à rude épreuve. Il lui a fallu passer plus de quatre heures d’attente debout sous les premiers rayons de soleil de la matinée de mercredi dernier pour enfin pouvoir acheter une bonbonne de gaz pleine. Le trentenaire s’est rendu aux premières heures à la vente spéciale de gaz SCTM qu’a organisé la délégation régionale du ministère du Commerce (Mincommerce) pour le Centre à Yaoundé. Des centaines de personnes venues de Yaoundé et de ses environs ont également fait le déplacement pour acheter du gaz SCTM, devenu un précieux sésame. En deux jours, le Mincommerce a mis 2700 bouteilles de gaz SCTM à la disposition des consommateurs au prix homologué de 6500 F. C’est que, la situation devenait critique. Le gaz SCTM avait disparu de la circulation depuis des mois. Dans une station-service à Yaoundé, par exemple, l’un des tenanciers affirme avoir passé tout le mois d’août sans être ravitaillé en gaz. Même sort pour ses voisins des stations environnantes. Plusieurs ménages sont retournés au feu de bois. « Ma femme s’en sortait tantôt avec du bois, tantôt avec du charbon », indique Bertrand Moungnime, assureur. 

Mais à Yaoundé, le problème n’est pas celui de la disponibilité, puisque du gaz, « il y en a », selon Malloum Bra, chef de dépôt de la Société de dépôts pétroliers à Yaoundé (SCDP) Nsam. Le responsable affirme que le ravitaillement se fait normalement. Les camions des marqueteurs vont et viennent. D’ailleurs, la capacité de production du centre d’emplissage surplombe la demande exprimée dans la ville. En effet, les besoins journaliers se chiffrent à 80 tonnes, soit 6400 bouteilles de 12,5 kg pour une capacité de production avoisinant 175 tonnes jour correspondant à 14 000 bouteilles. 

Dans la pratique, la distribution reste le caillou dans la chaussure. Car, depuis mai 2016, la SCTM rencontre des difficultés dans le dispatching de son gaz. Les problèmes internes de l’entreprise l’empêchent d’honorer ses engagements vis-à-vis de son fournisseur Tradex. Comme l’explique Alain Romuald Ombede Nama, délégué régional du Mincommerce pour le Centre, « la SCTM n’a pas pu s’acquitter de ses dettes envers son fournisseur dans les délais, ce qui a entraîné un refus de Tradex de lui livrer de nouveau du gaz ». Le responsable a assuré que la vente de gaz SCTM se poursuivra dans les locaux de la délégation, tant que le besoin se fera sentir.

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