Programme Cameroun-FMI: les propositions du GICAM

Dans un communiqué publié mardi, le Groupement inter-patronal du Cameroun a formulé des propositions visant de meilleurs résultats

 

Dire que c’est le secteur privé qui porte l’économie d’un pays est une évidence. Il était donc de bon ton que le Groupement inter-patronal du Cameroun (GICAM) s’exprime sur le programme de réformes économiques et financières que le pays a conclu en juin dernier avec le Fonds monétaire international (FMI). En effet, dans un communiqué rendu public mardi dernier, Célestin Tawamba, président du GICAM, reconnaît que « ce programme s’inscrit dans un effort collectif des pays de la CEMAC visant à faire face à la crise économique qui secoue la sous-région. Il a pour ambition de rétablir la viabilité budgétaire et extérieure du pays et promouvoir une croissance génératrice d’emplois tirée par le secteur privé ». Le GICAM s’émeut cependant de ce que le Cameroun doive supporter le poids de cet ajustement « dont biens des caractéristiques découlent du manque de rigueur et de discipline dans la gouvernance économique de certains de nos partenaires régionaux ».

Maintenant, l’accord triennal avec le FMI étant enclenché, le patronat camerounais s’engage à l’accompagner, en formulant des propositions de réformes au gouvernement. Lesquelles sont d’ordre fiscal et douanier, mais touchent également à la gestion de la commande publique et les grands projets d’infrastructures.

Concrètement, au plan fiscal, le GICAM préconise, entre autres, la suppression de la retenue à la source ; la définition, sur une base concertée, de la liste des produits qui seront exclus de l’exonération de TVA ; l’institution d’un mécanisme paritaire de suivi participatif des régimes dérogatoires et la mise en place rapide et effective des zones économiques prévues par la législation sur les investissements. Au plan douanier, les patrons plaident pour une rationalisation et une simplification des dispositifs de vérification, de contrôle et/ou d’inspection des marchandises. S’agissant de la commande publique et des grands projets d’infrastructures, une réforme rapide du code des marchés publics est suggérée, à l’effet de renforcer l’encadrement, le suivi et l’évaluation participative des procédures de traitement et de règlement des marchés.

Dans la foulée, le GICAM suggère d’accorder une attention toute particulière à la promotion de l’accès au foncier pour les entreprises porteuses de projets d’investissement et de développement. La promotion des industries locales et leur protection vis-à-vis de la distorsion de la concurrence est également souhaitée,  de même que l’extension et l’amélioration des programmes de mise à niveau des entreprises et la facilitation de l’accès aux financements des entreprises, notamment des PME et des start-ups.

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