Présidentielle en RDC: Scrutins difficiles avant avril 2019


La Commission électorale estime à 504 jours, le temps nécessaire, à compter de la fin de l’enrôlement 

sur les listes électorales

 

Selon la Commission électorale nationale indépendante (CENI), il faudrait plus de temps pour organiser la présidentielle censée se tenir depuis décembre 2016 en République démocratique du Congo. L’annone a été faite par son président au cours d’une rencontre mercredi avec les organisations de la société civile, dans le cadre de la concertation entreprise en rapport avec le processus électoral. Corneille Nangaa estime à 504 jours, à compter de la fin de l’opération de révision du fichier électoral, le temps nécessaire afin d’organiser des élections fiables. Conséquence, à en croire ce chronogramme, il n’y aura aucune élection avant avril 2019. Ce « report » est également valable pour trois scrutins : les législatives, les provinciales et la présidentielle.  

Pour le président de la CENI, l’objectif est de tenter de convaincre les représentants des organisations de la société civile de la fiabilité du vote électronique. Par ailleurs, le délai devrait servir, entre autres, à être fixé sur le calendrier électoral dont la publication dépendra aussi de l’adoption de la loi électorale ; préparer les listes de candidats ; recruter et déployer le personnel qui devra superviser cette triple élection. Cette annonce survient après qu’une médiation de la Conférence épiscopale nationale des évêques du Congo (CENCO), réunissant pouvoir et opposition, a décidé de la tenue de cette élection avant décembre 2017 ou en cas d’impossibilité, dans les six mois suivants. Et donc au plus tard en juin 2018.


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