Préinscription: la dure expérience des « bleus »


En plus de la procédure en ligne, leur bête noire, ils doivent  apprendre à s’aligner devant les guichets

 

Tout débute par la préinscription en ligne sur le site de l’université de Douala. Passage obligé pour tout candidat voulant avoir une place dans un établissement de cette institution. Cette étape est très souvent redoutée par bon nombre d’étudiants pas très souvent doués en informatique, obligés de solliciter les services des cybercafés conventionnels ou à la sauvette près du campus. C’est le cas d’Audrey N, bachelière : « Je suis très surprise par ce système de préinscription en ligne, surtout que je n’ai pas d’ordinateur à la maison. Je ne pouvais le faire seule, donc j’ai préféré payer quelqu’un pour tirer mon quitus de paiement. »

Depuis le début de cette opération le 4 septembre dernier, ces espaces commerciaux se sont mués quasiment en centre des préinscriptions. Pour bénéficier de leurs services, le postulant doit débourser une somme moyenne de 1150 F cette année, le nombre de documents à fournir ayant augmenté. « Vu que les étudiants ont maintenant besoin de cinq fiches de préinscription pour la composition de leur dossier au lieu de trois auparavant, nous avons également augmenté le prix de nos services », explique Donald M, démarcheur.

Mardi 19 septembre 2017, une longue chaîne humaine s’est formée devant  le guichet de la banque UBA du campus 1 de l’université.  D’aucuns y sont depuis les premières heures de la matinée et sont désillusionnés par ce qui se passe. « Je suis là depuis 5 h du matin. Voilà maintenant 4 jours que je fais ces préinscriptions et rien n’avance. Je ne pensais pas qu’il y aurait autant de personnes. C’est vraiment pénible », se plaint Marina T, postulante pour une place à la faculté des Lettres et Sciences humaines. D’autres arrivés un peu plus tard, ont rapidement baissé les bras.

Et les futurs étudiants ne sont pas au bout de leur peine. Une fois le reçu de préinscription obtenu, il faudra encore s’aligner devant le centre médico-social et faire preuve de patience dans les rangs pour passer la visite médicale. Mais vaut mieux supporter cette situation qu’une affluence qui risque d’être encore plus importante en ce début d’octobre, où la procédure des préinscriptions est à son terme.


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