Portefeuille de coopération: 3378,2 milliards de F déjà investis


Les responsables de la structure technique du Minepat et les partenaires économiques issus des pays émergents évaluent les performances enregistrées.

La Chine, la Turquie, l’Inde, la Corée du Sud, la Russie et le Brésil sont les pays émergents avec lesquels le Cameroun entretient des relations multi bilatérales en vue de diversifier et développer son économie. Le volume de financements du portefeuille de projets réalisés avec ces Etats dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie pour la croissance et l’emploi est estimé à 3378,2 milliards de F.

Ces fonds ont notamment contribué à la réalisation de grands projets dans les secteurs prioritaires de l’économie du pays (télécommunications et infrastructures). On compte entre autres la construction des ports, stades, autoroutes, barrages, adductions d’eau, logements sociaux, écoles, ainsi que l’amélioration de la desserte en eau dans plusieurs villes du pays.

L’on note par ailleurs que dans cette structuration, cet appui est perceptible sur les plans du concessionnel, des crédits acheteur et commercial et des dons. 

Même si ces relations sont très denses, avec la Chine notamment, à travers les instruments mis en place (Eximbank China, Bank of China, Industrial and commercial Bank of China), elles restent un peu timides avec les autres partenaires. Dans l’optique de procéder à l’analyse des causes de non-performance de tous ces projets, une revue annuelle des « projets du portefeuille de coopération avec les pays émergents » se tient depuis hier à Yaoundé.

Le secrétaire général du ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), Jean Tchoffo, qui a ouvert ces travaux de quatre jours, a de prime abord indiqué devant ces partenaires économiques que cette inspection de projets intervient dans un contexte particulier, marqué notamment par la signature entre le Cameroun et le Fonds monétaire international (FMI) d’un programme économique couvrant la période de 2017-2019.

A ce titre, il a tenu à rassurer les partenaires en leur précisant « que le fait d’être sous programme avec le FMI ne signifie pas que le gouvernement suspend la mobilisation des financements extérieurs ».

Concernant la revue annuelle des projets, l’on note de manière spécifique qu’elle vise à examiner les progrès enregistrés dans la mise en œuvre des différents programmes du portefeuille et étudier le niveau de décaissement de chaque plan.

Il est aussi question de dégager les difficultés et contraintes rencontrées dans l’exécution des différents projets de même que de proposer les recommandations pour surmonter les obstacles identifiés.


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