Parlement panafricain: Le sort de la jeune fille africaine examiné


Le sujet était au cœur de la plénière présidée mardi dernier à Midrand par Roger Nkodo Dang.

Des images courantes comme on les voit régulièrement dans de nombreux pays africains. Avec des filles qui sont données en mariage précocement avec l’accord des parents. Certaines qui sont victimes des mutilations génitales, ce qui de l’avis de certains parlementaires, constitue simplement une violation de leurs droits. D’autres qui sont privées du droit à l’éducation, au mépris des conventions internationales, dont la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948 qui, dans son article 26, reconnaît le droit à l’éducation de tous les enfants. Des jeunes filles qui sont utilisées dans le cadre de réseaux de prostitution, les exposant à de nombreuses maladies, ou à des travaux de toutes sortes. Des images qui ne sont pas inconnues dans la plupart des Etats du continent africain et qui ont été présentées hier en début de matinée dans le cadre d’une vidéo diffusée à l’intention des membres du Parlement panafricain (PAP) réunis à Midrand en Afrique du Sud dans le cadre de la 5e session ordinaire de la 4e législature de cette institution de l’Union africaine à l’occasion de la Journée internationale de la petite fille.

Dans le même document une trentaine de parlementaires, membres de l’institution ou non, issus de différents pays sur le continent ont tenus à dire leur indignation sur cette « utilisation » qui renvoie, de l’avis de l’une des intervenantes, à une autre époque. Pourquoi en arrive-t-on là ?, s’est interrogé l’un des intervenants. « Simplement parce que nos Etats peinent à appliquer les conventions internationales qui protègent les enfants de tous ces abus » a-t-il poursuivi. Les intervenants ont reconnu la nécessité, pour les Etats, africains particulièrement, de protéger la jeune fille, au même titre que le jeune garçon, car, conformément aux dispositions de l’article premier de la Déclaration universelle des droits de l’homme, tous les êtres humains naissent avec les mêmes droits et les mêmes devoirs. « L’on ne saurait donc faire de la jeune fille une paria de la société en la privant de tous les droits, dont celui de vivre dignement » a souligné le président du Parlement panafricain, Roger Nkodo Dang. « Il est question d’aller au-delà des simples déclarations d’intention et de mettre en application les garde-fous qui protègent la jeune fille contre les dérives observées au sein des sociétés africaines » a-t-il conclu. Pour cela, les membres de l’institution ont reconnu le rôle clé que devraient jouer les parlementaires pour faire changer la situation.


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.