Objectifs de développement durable: Les femmes en première ligne


Hier, le président de l’Assemblée nationale a ouvert le séminaire des parlementaires consacré à la protection des droits et l’autonomisation économique de la gent féminine.

Des femmes en arrière-plan, c’était avant. Elles sont attendues sur tous les fronts. Sciences, ingénierie, mathématiques, numérique, entre autres. Pour éradiquer la pauvreté, assurer la croissance économique et contribuer au développement durable, la société compte sur elles. C’est en substance le sens de la rencontre organisée depuis hier à l’Assemblée nationale. Le président de la Chambre, Cavaye Yéguié Djibril, a ouvert ce séminaire.

Une bonne centaine de parlementaires de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) et du Réseau des femmes parlementaires de la Francophonie prennent part aux travaux. Des délégations venues du Tchad, de la République centrafricaine, du Canada, de Madagascar, du Togo, entre autres, viennent échanger sur les enjeux et la place de la femme dans la croissance économique du monde.

Cette rencontre contribue à mettre en œuvre le 5e point des Objectifs de développement durable (ODD) définis depuis le 22 septembre 2015 par les Nations unies. Il recommande de « parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles ». Comme l’a relevé le PAN, il existe encore des barrières à briser pour atteindre ces ODD. « Les femmes restent ainsi enfermées dans les travaux non qualifiés, sous-payés. Le rêve d’un travail de même valeur pour un égal salaire reste chimérique. Dans certaines communautés, les préjugés sexistes font totalement entrave à l’épanouissement et à l’autodétermination de la femme. Sous d’autres cieux, initier la création d’une entreprise, accéder à des services financiers ou gérer un bien demeure une gageure, tout comme m’accès à une santé sexuelle et reproductive adéquate », a-t-il déploré.

Aujourd’hui, le Cameroun peut se targuer de présenter des avancées significatives dans l’implication des femmes à toutes les sphères de décision. Au Parlement, elles sont passées de 25 en 2007 à 56 en 2013. Dans l’exécutif, elles sont une dizaine, membres du gouvernement. Dans la préfectorale, l’armée et la police, elles accèdent désormais aux postes de commandement.


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