Nécrologie: Emile Onambélé Zibi est mort


L’ancien président du Tkc, patriarche du Mfoundi et homme politique est décédé hier matin à Yaoundé

 

La nouvelle de son décès a fait l’effet d’un coup de tonnerre. Comme une traînée de poudre, elle s’est répandue dans les médias et les réseaux sociaux : Emile Onambélé Zibi est décédé. Selon des sources hospitalières, l’ancien président du Tonnerre Kalara Club était interné depuis quatre jours au Centre des urgences de Yaoundé. Structure hospitalière dans laquelle il s’est éteint dans la nuit de dimanche à lundi dernier à l’âge de 73 ans, des suites d’un arrêt cardiaque.

Avec cette disparition, le mouvement sportif en général et du football en particulier perdent l’une de ses figures emblématiques et des plus controversées. Le passage terrestre d’Emile Onambélé Zibi est intimement lié à l’histoire du Tkc.  Le club mythique de Mvog Ada pour qui il a toujours voué un amour « ultra » passionnel après son retour du Nigeria. Une entière dévotion qui le conduira à en tenir les rênes pendant une dizaine d’années.  Non sans remous qui conduiront son club de cœur en deuxième division. « C’était quelqu’un qui aimait garder le contrôle » se rappelle Vincent Ongandzi, ancien gardien du Tonnerre. D’interminables querelles intestines de leadership se concluant en juin dernier par sa démission. Un renoncement contrastant avec toute l’énergie déployée dans les guerres d’usure l’opposant à la Ligue de football professionnel du Cameroun en sa qualité de président de l’Association des clubs d’élite du Cameroun (Acec).

Soucieux de l’avenir du Tkc, il l’était également pour sa circonscription territoriale et traditionnelle. Le septuagénaire du clan Mvog Tsoung Mballa siégeait comme conseiller municipal Rdpc au sein de la mairie  de Yaoundé II. Par ailleurs patriarche du Mfoundi, grande gueule assumée, il a toujours affiché sa témérité quant à la prise en compte des « siens » dans les cercles décisionnels. Des plaidoyers épistolaires et des prises de position faisant par ricochet, l’objet de désaveu et de vives désapprobations.


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