Mgr Antoine Ntalou: archevêque…et mérite


Les fidèles de l’’archidiocèse de Garoua saluent les qualités humaines et l’œuvre du bâtisseur.

 

Le nom de Mgr Antoine Ntalou sera sans doute longtemps encore associé à l’archidiocèse de Garoua. Compte tenu de sa longévité à la tête de cetépiscopat -plus de 25 ans passés à Garoua, mais aussi de la marque profonde qu’il y laisse.

En attendant l’installation du nouvel évêque en janvier prochain, celui qui deviendra alors archevêque émérite de Garoua, âgé de 76 ans, continuera à assumer ses fonctions à la tête de la province ecclésiastique de Garoua. A la question de savoir quel sentiment il a eu après l’annonce de son retrait, le prélat répond que c’est « un sentiment de soulagement (…)  Mgr Faustin Ambassa que je connais bien est un travailleur. Donc l’archidiocèse de Garoua a la chance de l’avoir comme berger », explique-t-il.

Une bonne relève donc, pour poursuivre une œuvre vaste, marquée notamment par de nombreuses réalisations dans le domaine social. C’est en effet sous Mgr Ntalou que l’hôpital des religieuses de Djamboutou, une des formations sanitaires les plus réputées à Garoua, va voir le jour. Tout comme la Maison des jeunes et de la Culture, qui va jouer un rôle majeur dans l’encadrement notamment des jeunes les plus défavorisés. On lui doit aussi la création de l’Enieg Saint-Hubert, ainsi que le développement en général du secteur éducatif.

A propos de son regard sur l’évolution de l’église dans cette partie du pays, Mgr Ntalou reconnaît que « l’église a beaucoup évolué. En un quart de siècle passé ici, j’ai été témoin de ces changements. Le nombre de prêtres est allé croissant et beaucoup de communautés chrétiennes ont désiré la présence de l’église », ajoutera-t-il. Il reconnaît de ce fait avoir ordonné une centaine de prêtres, dont 73 à Garoua. Concernant sa retraite épiscopale, Mgr Antoine Ntalou dit « se consacrer désormais aux choses qu’ils souhaitaient absolument voir achevées. Et j’ai tout mon temps à présent pour les achever à mon rythme », dira-t-il.

Né le 28 avril 1940 à Bandjoumga dans la région de l’Ouest, il a été ordonné prêtre le 8 février 1970 à Tonga et affecté à la paroisse de Bafou, toujours dans cette même région. Sa carrière épiscopale débute à Yagoua dans l’extrême-Nord et s’est achevée à Garoua, dans le Nord.


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