Maroua: Les jeunes contre la sécession


Une impressionnante caravane sillonne les villes de la région dans le but de sensibiliser la jeunesse.

Tous font partie du Mouvement des jeunes dynamiques de l’Extrême-Nord pour le Renouveau (MOJEDENOR). Créé il y a quelques mois à l’initiative du Dr Boukar Ousman, enseignant d’université âgé de 37 ans, le mouvement s’est donné pour objectif, de « sensibiliser en priorité les jeunes dans le but de les éloigner des idées de division, de scission voir de rébellion afin que le Cameroun reste un et indivisible », explique le promoteur.

Pour toucher la cible, le mouvement choisi de commencer ses activités par des séries de marches à travers les villes et villages de la région de l’Extrême-Nord. « Vu le succès de la toute première marche qui s’est déroulée dans les artères de la ville de Maga, dans le Mayo-Danay, notre équipe s’est déportée à Koza, localité frontalière avec le Nigéria où selon les autorités locales, plusieurs milliers de jeunes ont été enrôlés par la secte Boko Haram », nous informe le Dr Boukar Ousman. Le représentant des jeunes de Mayo-Moskota, l’autre arrondissement voisin à Koza, Abdoulaye Ngaroua, va abonder dans le même sens en indiquant que la forte mobilisation n’est pas anodine. « C’est parce que nous avons vu ce que le président de la République, Paul Biya, a fait dans notre localité en termes de stratégie sécuritaire pour que le calme revienne chez nous, que nous voulons le soutenir afin qu’il aille de l’avant en continuant ce qu’il a commencé », a-t-il témoigné.

Face à cet élan de patriotisme, les autorités de l’arrondissement de Koza ne sont pas restées indifférentes. Pour répondre aux jeunes, le sous-préfet accompagné des élus locaux, a fait le déplacement de la place des fêtes, point de convergence de la marche. Daniel Wanié, sous-préfet de Koza a saisi l’occasion pour prodiguer des conseils à ces jeunes. De ses propos, il se dégage que les jeunes sont une proie vulnérable pour les courants sécessionnistes. « Les jeunes sont utilisés pour diviser le pays, pour semer le désordre. Je vous demande de dire NON », va-t-il marteler. Pour la suite de l’activité, le rendez-vous a été pris pour Tokombéré, dans le Mayo-Sava, dans deux semaines.


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