Lutte contre la corruption: La Conac à Eneo


L’entreprise d’électricité espère réduire le phénomène de mauvaise facturation dans le cadre de la troisième phase des initiatives à résultats rapides.

Les plaintes des abonnés d’Eneo sont légion. Les solutions paraissent comme des effets d’annonce. Eneo souhaite y remédier. Une des approches pour y arriver, c’est le programme des initiatives à résultats rapides (IRR). L’idée fait suite à une suggestion de la Commission nationale anti-corruption (Conac) dans sa campagne de lutte contre la corruption au sein des institutions.

Vendredi dernier, dans son agence de Nlongkak à Yaoundé, Eneo a engagé la troisième phase de ce programme. En 100 jours, l’entreprise espère réduire de 90% le nombre de mauvaises factures, de plaintes pour mauvaises factures, factures non distribuées, réclamations non traitées, coupures abusives et remises tardives. Si la responsabilité des entreprises de sous-traitance a été pointée du doigt par les agents, le représentant du ministre de l’Eau et de l’Energie a aussitôt rappelé que la responsabilité incombe directement à Eneo.

Le choix du site de Nlongkak n’est pas anodin. En effet, c’est de cette agence qu’une plainte pour surfacturation avait été déposée en janvier 2017 auprès de la Conac. Une enquête a permis de montrer la responsabilité d’Eneo et une série d’autres plaintes a suivi. La Conac a alors publié un communiqué le 16 août dernier faisant état des abus dont les abonnés étaient victimes. M. Abel Ekolo, membre de l’équipe de l’IRR à Eneo, a relu ledit communiqué vendredi dernier pour reconnaître les torts de la structure. Cette dernière a invité la Conac à l’aider à convaincre les abonnés à appeler la ligne verte en cas d’abus.


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