« Le risque de contagion est inexistant à l’Hôpital central »

Les deux cas de coronavirus du Cameroun sont en isolement dans votre formation sanitaire. Peut-on encore y venir  sans crainte ?

Les populations ne doivent pas avoir peur. Ceux qui veulent venir à l’Hôpital central peuvent le faire sans arrières pensées. Le centre d’isolement n’est pas au sein de l’hôpital et personne ne se balade ici avec un masque, vous avez pu le constater. Il n’y a pratiquement pas de chance pour que le virus sorte de cet espace. S’il y a des possibilités de sortie de ce virus, elles sont minimes, voire  nulles. Donc, le risque de contagion est inexistant. Les autres malades et le personnel sont en sécurité. Il n’y a pas lieu de paniquer.

Parlant de ce personnel, dispose-t-il d’équipements adéquats ?

Le ministère de la Santé publique a mis à notre disposition tout le nécessaire. Nous ne sommes pas dans le besoin.

Est-ce que ces deux personnes bénéficient d’un accompagnement psychologique afin qu’elles ne craquent pas dans cette salle d’isolement ?

L’isolement n’est pas la prison. Mais un cadre approprié qui n’est pas très loin des conditions de vie habituelles. Il permet de prendre parfaitement le malade en charge afin qu’il ne puisse pas contaminer d’autres personnes. Et à l’intérieur, ils ont toutes les commodités. Ils ont à manger, à boire et un personnel dédié qui s’occupe d’eux 24h/24. Il est question, d’une part, de sauver leur vie et d’autre part, de leur permettre d’épargner celle des autres.

Ont-ils compris et intégré l’importance de la salle d’isolement ?

Ils ont bien compris l’importance d’être dans ce milieu et ne dérangent pas du tout. La communication est régulièrement menée dans ce sens. Ils ont parfois quelques petites doléances. Mais rien de bien grave.

La sortie de ces deux personnes du centre d’isolement est-elle déjà envisagée ?

Même comme leur état s’est nettement amélioré, il y aura un dernier contrôle dans deux semaines. Question de savoir si le virus a été éliminé de leurs organismes. Si les tests sont négatifs, ils vont pouvoir sortir.

C’est dire qu’il est possible de guérir après une infection au coronavirus…

La mort vient des complications. Si le système de défense est faible, la personne est fragile. C’est pour cela que les personnes âgées et les enfants sont les plus exposés. Tout comme ceux considérés comme immunodéprimés peuvent décéder. Dans les autres cas, on ne peut pas dire qu’une fois qu’on a le Coronavirus, c’est la mort. Non. Il faut  enlever cette idée de la tête. Beaucoup de personnes guérissent.

Alors que ces deux cas sont en voie de guérison, avez-vous ciblé tous ceux qui étaient en contact avec eux afin que ce virus soit définitivement neutralisé ?

Ils ont été en contact avec près 140 personnes. Nous avons déjà pu mettre la main sur elles. Une de ces personnes qui résidait à Bafoussam s’est présentée elle-même. Heureusement, les tests se sont avérés négatifs. Depuis lors, nous n’avons pas enregistré d’autres cas.

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