Le parlement jeune souhaite plus de projets


C’est l’une des réclamations de cette première édition tenue hier à l’Assemblée nationale.

Les parlementaires jeunes sont unanimes sur le fait que leurs pairs qui optent pour les activités  agropastorales par conviction se heurtent encore à certains obstacles liés à leur insertion socio-professionnelle dans ce secteur. Il s’agit notamment de l’enclavement des zones de production, l’utilisation des outils rudimentaires qui participent à la pénibilité des travaux, le non accès à la terre surtout chez les jeunes filles. Ceci malgré les efforts fournis par l’Etat. C’est dans cette logique que les 180 parlementaires jeunes issus des 10 régions du Cameroun ont pris part à la première édition du « Parlement jeunesse » avec pour thème : « Débats sur les opportunités et obstacles à l’insertion socio-économique et professionnelle des jeunes dans le secteur agricole ». A cette occasion, les parlementaires ont eu l’opportunité d’égrener leur chapelet de doléances. Au cours de cette première législature présidée hier par Théophile Baoro, vice-président de l’Assemblée nationale, les députés jeunes ont fait part de leur besoin concernant les projets mais aussi la formation agricole aux membres du gouvernement.

Pour y remédier, ces élus ont entre autres proposé les résolutions suivantes : que l’agriculture et l’élevage soient enseignés  comme des matières à part entière dans les établissements primaires et secondaires et ont demandé leur mise au programme des examens. Autres requêtes, le désenclavement des zones de production afin d’accroître les revenus des jeunes, une meilleure organisation de la commercialisation des produits, l’effectivité des chefs de secteurs agricoles dans les zones reculées pour un meilleur encadrement, la transparence dans le financement des projets et la mise à contribution des chercheurs pour réduire la pénibilité des travaux en matière d’abattage et de défrichage. Jean Marc Afesi Mbafor, président du Conseil national de la jeunesse du Cameroun (CNJC), a souhaité que les propositions de ses camarades soient prises en considération par les membres du gouvernement.

Initiée par le ministre de la Jeunesse et de l’Education civique (MINJEC), Mounouna Foutsou en partenariat avec le Réseau des Parlementaires « Espérance jeunesse » dont le président est Gaston Komba, cette première session  a pour objectif de mettre en place une plate-forme d’échanges. Celle-ci va favoriser la prise en compte des aspirations de la jeunesse et leur intégration dans le chantier de construction nationale. C’est aussi une sorte de mécanisme d’initiation des jeunes à la démocratie, aux débats citoyens et parlementaires.


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