Le FNE appuie les bayam selam

Ngoumou (Mefou et Akono) Marie-Thérèse Ndongo, « bayam selam » à Ngoumou a des rêves plein la tête. Elle vient de recevoir une enveloppe de 60 000 F du Fonds national de l’emploi (FNE) et songe déjà à la réalisation de ses projets. Construire un hangar pour le stockage de ses marchandises, concevoir des fiches pour le suivi de ses activités et tenir une comptabilité. Des astuces qu’elle et 25 autres revendeuses de l’arrondissement de Ngoumou, dans la Mefou et Akono ont apprises au cours d’une formation sur les techniques de gestion et de vente. Initiée par le FNE, agence de Mvolyé, ladite formation visait à renforcer les capacités en gestion des petites unités. Elle intervenait dans le cadre d’un séminaire qui s’est tenu  récemment  à Yaoundé et qui s’est achevé jeudi dernier à Ngoumou. L’agence s’est intéressée aux revendeuses, couche vulnérable de la population qui ne dispose pas toujours des capacités requises pour mener à bien ce type d’activité. « Je me suis lancée dans le commerce, sans préparation. Ce qui fait que je suis toujours endettée et j’ai très souvent des marchandises qui pourrissent, et que je suis obligée de brader », déplore Amélie Awono, « bayam selam ». Des travers et bien d’autres qui font de cette profession, une activité précaire bien qu’assez rentable.

Ainsi, à travers des exposés menés par les experts du Centre d’organisation de formation et d’appui pour le développement local (Cofadel), ces commerçants ont appris entre autres comment établir légalement leur activité, la gestion des stocks de produits, l’étude de marché ainsi que le plan-marketing. Un ensemble de démarche de nature à favoriser la gestion harmonieuse de leur activité et partant, faciliter l’écoulement de leurs marchandises. Au total, 76 « bayam selam », dont 50 dans le Mfoundi et 26 dans la Mefou et Akono ont pris part à la formation. D’après Oscar Ngaï Nwatsok, directeur de l’agence FNE de Mvolyé, les apprenants se sont montrés réceptifs, l’agence a donc apporté un plus aux commerçants. 4,5 millions de F leur ont été octroyés sous forme d’un crédit remboursable sur un an et deux mois au terme de la formation. « Durant cette période, la structure va veiller à la bonne utilisation des financements, en s’assurant de l’application des stratégies dispensées à travers un suivi régulier », a assuré Oscar Ngaï Nwatsok.

Michèle FOGANG

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