Laetitia Moma: le bourreau de l’Egypte


L’attaquante camerounaise aura joué un grand rôle dans la victoire de mercredi dernier

 

Quand Laetitia Moma Bassoko se réveille ce matin-là, l’attaquante est loin d’imaginer qu’elle jouera un rôle primordial lors de la rencontre Cameroun-Egypte, le dernier match de poule de ce championnat d’Afrique de volley-ball féminin. Dès le coup d’envoi de la rencontre de mercredi dernier, les Egyptiennes sont plus entreprenantes et prennent de l’avance. «Le match était difficile au début. Puis, on a trouvé la faille grâce à notre force mentale, à la solidarité de groupe et à l’orgueil», explique celle qui joue au poste 4, du haut de son 1m84. Une faille trouvée dès le deuxième set puisque les Camerounaises le gagnent par 30 à 28. Et parmi celles qui, chaque fois qu’elles montent au filet permettent au Cameroun d’inscrire un point, il y a surtout Laetitia Moma Bassoko. Elle est dans son match. «On savait qu’on donnerait tout ce qu’on a. Surtout qu’on a su comment les bloquer», confie l’athlète de 24 ans.

Après chaque point inscrit, les spectateurs sont aux anges. Cris, applaudissements, olas s’enchaînent. Sur le taraflex, Laetitia Moma Bassoko reste concentrée et vigilante. «Le volley-ball est un sport collectif. Aujourd’hui [Ndlr. Mercredi dernier], on a travaillé pour gagner ce match. On a su profiter des points faibles de l’adversaire. Laetitia Moma a sorti son match. On travaillait derrière pour elle. Le jour où il y a une joueuse qui est dans le match, l’équipe se sacrifie pour elle», reconnaît  Christelle Nana, la capitaine du Cameroun. 

C’est en 2013 que Laetitia Moma Bassoko participe pour la première fois au Championnat d’Afrique de volley-ball féminin avec le Cameroun. L’actuelle sociétaire de Marcq-en-Barœul de Lille Métropole en France, en division d’élite féminine, a commencé son initiation à cette discipline au Centre de formation de la Cité universitaire, alors qu’elle est âgée de 7 ans. A 18 ans, quand elle quitte le Cameroun, c’est d’abord en Allemagne qu’elle dépose ses valises. Puis, elle arrive en France à Stella Es Calais. Au cours des deux derniers matches qui restent au Cameroun, Laetitia Moma Bassoko restera certainement un atout majeur pour la sélection nationale.


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