Le Bureau national de l’état civil du Cameroun (Bunec), grâce à l’appui de la Giz (coopération allemande), à travers le Programme d’appui à la modernisation de l’état civil au Cameroun (Pamec), vient d’enregistrer une nouvelle avancée. Officiers et secrétaires d’état civil, ainsi que le personnel du Bunec ont récemment participé à un atelier sur la vulgarisation du schéma directeur de l’informatisation du système national de l’état civil. Celui-ci visait à vulgariser les éléments structurants, les modalités de fonctionnement ainsi que le cadre conceptuel dudit schéma directeur. En d’autres termes, c’est un document cadre qui est appelé à orienter l’ensemble des activités prévues dans le cadre de l’informatisation du système de l’état civil. Il était donc attendu des participants qu’ils s’imprègnent de ce qui est prévu dans le cadre de l’informatisation, qu’ils apportent leurs observations concernant le document et leurs attentes par rapport au projet d’informatisation. Il est prévu le développement d’un logiciel et une application qui permettra d’assurer la gestion de l’état civil dans les centres d’état civil, ainsi qu’au niveau du Bunec.
Le Bunec a pour mission de centraliser l’ensemble des données d’état civil enregistrées sur le territoire national, et dans les missions diplomatiques du Cameroun. Ensuite veiller à l’interconnexion des centres d’état civil au système central du Bunec. Enfin, élaborer un dispositif pour lutter contre la fraude des documents de l’état civil. Il sera possible de procéder à l’authentification de façon électronique. Chaque acte sera édité à partir d’un code, et tous ceux qui auront l’autorisation de certifier les actes pourront utiliser l’application pour vérifier l’authenticité de l’acte. Pour Abdoulaye Adjiali Boukar, Dga du Bunec, l’outil informatique va apporter des innovations. Selon lui, après le diagnostic fait dans le secteur de l’état civil, un certain nombre de dysfonctionnements ont été relevés. Des mesures correctives avaient été prises par le gouvernement, mais des insuffisances persistaient. Ce qui a amené les pouvoirs publics à franchir une autre étape avec l’outil informatique.