Gratification présidentielle: la résidence de Gabriel Ebili prend forme


Sur le site de construction à Bibondji par Lolodorf  mercredi dernier, les ouvriers sont à l’ouvrage afin de respecter la date de livraison.

Quand le chef de l’Etat Paul Biya promet, il réalise. C’est le cas à Bibondji par Lolordorf, département de l’Océan, région du Sud. La résidence privée de Gabriel Ebili, technicien radio à la retraite sort progressivement de terre. On se souvient que  le président de la République, Paul Biya,  a fait un don de 40 millions de F à ce heros, pour son acte de bravoure lors du putsch manqué du 6 avril 1984. Sur le chantier, après la pose de la première pierre en janvier dernier, une quinzaine de personnes constituées entre autres de maçons, manœuvres et ferrailleurs sont occupées à la matérialisation de l’édifice comme dans une fourmilière. Parpaings savamment alignés, échafaudage, tournage du mortier, c’est chacun  qui apporte du sien dans une atmosphère conviviale.

Au cours de la descente effectuée mercredi dernier sur le site des travaux, en présence du sous-préfet de l’arrondissement de Lolodorf, Adray Epente Tazeu, le chef de chantier, Théodore Blaise Bolo Nkou veille au grain. « Nous sommes en train de faire le gros lot. Nous avons achevé le coulage et actuellement nous sommes en train de faire l’élévation. Nous travaillons chaque jour y compris les dimanches. Nous sommes déjà à environ 70% d’éxécution des travaux. Dans deux ou trois jours, nous allons attaquer le chainage », explique-t-il.

L’immeuble R+1 a déjà pris forme. Au rez-de-chaussée, les murs du salon, de la salle à manger et des trois chambres à coucher avec toilettes sont dressés. A l’étage, aussi, ceux de la mezzanine, du balcon et des quatre chambres à coucher avec des toilettes prennent aussi forme. « Il est aussi prévu une clôture, l’aménagement de la cour avec pavés, une cuisine traditionnelle, deux boukarous et un espace vert. Pour Gabriel Ebili, l’heureux bénéficiaire, cet acte du président de la République est comme un rêve. « Il me manque des mots pour exprimer ce que je ressens. C’est la meilleure maison de cet arrondissement. Je suis très content du geste de papa et je lui dis merci pour la reconnaissance », se réjouit-il.

En guise de rappel, c’est grâce à cet homme alors en service au Poste national, que la diffusion du message des putschistes avait été déviée lors de leur tentative de coup d’Etat d’avril 1984. Le technicien futé l’avait bloqué dans un circuit fermé couvrant seulement Yaoundé et ses environs. C’est par ce subterfuge que le pays tout entier n’avait pu entendre le message  annonçant l’accaparement du pouvoir par les mutins. Ce qui avait contribué à sauver les institutions.


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *