Gestion des réfugiés: la proposition de la Banque mondiale

Ketté (Kadey) – Après le lancement au niveau national de la troisième phase du Programme national de développement participatif (Pndp), les régions se préparent elles aussi. Ainsi, le principal bailleur de fonds de cette structure, la Banque mondiale (BM), a dépêché Abel Bove  dans la région de l’Est. Après des séances de travail avec le gouverneur Grégoire Mvongo, vendredi 16 septembre 2016 et des descentes sur le terrain dans des mairies et des sites de réfugiés, l’émissaire de la BM veut que « la présence de manière durable des réfugiés centrafricains sur le sol camerounais soit prise en compte dans l’élaboration des plans communaux de développement et l’orientation des financements à accorder aux municipalités ».

Il y a environ cinq ans, lorsque chacune des 33 municipalités de l’Est concevait son plan communal de développement (PCD), personne n’avait  imaginé que le conflit en Centrafrique voisine allait jeter sur les routes des milliers de personnes. La population de la région atteignait à peine les 800 000 habitants, il y a trois ans. A présent, c’est environ un million de personnes qui habitent la région depuis l’arrivée de près de 200 000 réfugiés centrafricains (selon les données du HCR). D’où le constat de l’inefficacité des PCD.

Pour Abel Bove, avant le lancement de la troisième phase du Pndp à l’Est, « les PCD des deux premières phases étant dépassés, il faut les réactualiser en incluant désormais les réfugiés ». Une proposition qui rejoint la position du gouverneur qui ne cesse de plaider pour la mise en place d’un plan social de prise en charge de l’atténuation des impacts de la crise centrafricaine dans la région de l’Est.

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