Gestion des conflits: Le Parlement panafricain s’implique


C’est le vœu exprimé mardi par les membres de l’institution parlementaire de l’Union africaine lors de la présentation de son rapport d’activités par Roger Nkodo Dang.

Il a beaucoup été question de la décision prise par les Etats-Unis d’Amérique le 6 octobre dernier de lever les sanctions économiques qui pesaient sur le Soudan depuis 1997. Une mesure américaine prise à l’issue d’une action de médiation menée jusqu’en septembre dernier par le bureau du Parlement panafricain (PAP) qui, pour la circonstance, a dû effectuer de nombreuses missions sur le sol américain. Mardi à l’hémicycle Idriss Ndélé Moussa de Midrand, où se tiennent les travaux de la 5e session ordinaire de l’institution parlementaire de l’Union africaine, il aura beaucoup été question de cette réussite. La longue séance plénière de présentation du rapport d’activités du PAP pour la période allant de mai à septembre 2017 a ainsi donné l’occasion aux parlementaires continentaux, dans leur immense majorité, de féliciter l’équipe conduite par Roger Nkodo Dang pour les démarches entreprises auprès des autorités américaines en vue de la levée des sanctions économiques contre un pays membre de l’Union africaine. « C’est la preuve que notre chambre n’est pas une simple caisse d’enregistrement… Nous pouvons faire des choses positives lorsque nous le voulons… Le PAP devrait aider les gouvernements du continent qui sont dans la même situation à en sortir…Que le PAP se saisisse de la question de la CPI (Cour pénale internationale, Ndlr) qui pose des problèmes à certains de nos pays… Nous tenons à féliciter le bureau pour le dynamisme nouveau insufflé à notre institution… » sont entre autres déclarations des parlementaires lors du débat général qui a suivi la présentation du rapport par le président du Parlement panafricain, Roger Nkodo Dang.

Mais comme cela est de coutume en Afrique, qui dit merci en redemande. D’autres cas ont ainsi été présentés lors de cette plénière conduite par le premier vice-président, le Mozambicain Mulembwe. Il en est ainsi du Tchad, dont les citoyens sont désormais interdits de séjour au pays de l’Oncle Sam, du Burundi, du Zimbabwé, de la Sierra Leone et de bien d’autres cas. « Nous ne pouvons mener ces actions sans l’aval de l’Union africaine et des Etats concernés. Toutefois, nous restons disposés à apporter notre modeste contribution à la résolution de ces différends » a souligné Roger Nkodo Dang dans la réponse à ses collègues. Le président du PAP, comme d’ailleurs de nombreux parlementaires ont reconnu que cela ne peut se faire facilement que si l’institution parlementaire de l’Union africaine dispose de réels pouvoirs. Référence à peine voilée au Protocole additionnel de Malabo qui n’a toujours pas obtenu les 28 ratifications nécessaires pour permettre au PAP de pouvoir légiférer. Autre point de l’amélioration dans le travail du Parlement, le nouveau souffle insufflé à l’administration de l’institution depuis l’entrée en fonction du nouveau secrétaire général, le Malawite Vipya Harawa.


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