Franck Thierry Lea Malle: « Le long métrage, un grand défi »


Réalisateur

 

Après avoir réalisé une série de courts-métrages, qu’est-ce qui vous a décidé à vous lancer dans le long-métrage ?

Mon équipe « Inception » et moi sommes enfin prêts pour notre premier long-métrage. Nos courts-métrages ont eu une très bonne réception de la part du public local et international. Les multiples prix reçus dans différents festivals témoignent assez de l’appréciation que les jurys ont de notre travail. Nous avons aussi beaucoup appris de nos erreurs sur ces premiers projets. Nous nous sommes fait un petit capital de fans qui demandent à voir un film qui soit un peu plus long que les autres. C’est pourquoi, nous avons décidé de nous lancer dans le long métrage à travers le projet « Innocent (e) ». C’est un grand défi pour un réalisateur et une équipe de production. C’est une avancée dans le domaine de la production et une ouverture à des plateformes cinématographiques et télévisuelles plus sérieuses. En outre, le long métrage contrairement au court a une valeur marchande réelle. Il est difficile de vendre les courts-métrages et même quand c’est le cas, il n’y a pas beaucoup de chaînes capables de les payer à de bon prix… Le projet « Innocent (e) » est encore au niveau de la recherche des financements, des producteurs, des mécènes et donateurs pour la production du film. Le scénario est fin prêt depuis le début de l’année, nous allons bientôt organiser le casting et les repérages.

Vous avez été convié à une formation à Berlin offerte par l’Institut Goethe. Comment cette expérience a-t-elle enrichi votre parcours de jeune réalisateur ?

Aller à la « Film Arche » de Berlin a été pour moi une expérience assez enrichissante. J’ai travaillé dans des conditions professionnelles. La gérance du temps et des ressources est une notion de production que nous avons tendance à négliger ici au pays, et c’était un grand apprentissage de pouvoir commencer et finir un projet tel qu’il avait été programmé. Le cinéma est un métier qui met en connexion des gens d’horizons différents avec différentes cultures et qui arrivent à harmoniser leurs savoirs pour créer un film. Ce fut aussi l’une des choses qui m’a le plus marqué.

Dans vos courts-métrages, vous défendez la cause des femmes… ?

Je pense qu’il n’y a pas plus grand honneur pour un artiste, que d’utiliser son art pour une noble cause. En ce qui me concerne, l’éducation civique et comportementale, les droits de l’humaine et la réduction de l’ignorance sous toutes ses formes, sont des sujets qui me tiennent à cœur. J’ai grandi avec ma mère et ma petite sœur, et à chaque fois que j’écris pour les droits de la femme, j’ai l’impression de leur dire merci d’avoir fait de moi l’homme que je suis.


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