Facilité élargie de crédit: les recommandations du FMI


Au terme de la première revue du programme approuvé en juin dernier avec le Cameroun, la délégation du fonds a donné quelques pistes.

Une équipe des services du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Mme Corinne Deléchat, a séjourné à Yaoundé du 24 octobre au 3 novembre 2017 pour mener les entretiens relatifs à la première revue du programme appuyé par la facilité élargie de crédit (FEC), qui a été approuvée en juin dernier.

Pendant deux semaine, cette délégation a eu des entretiens avec les acteurs économiques publics et privés, avec pour bases de rencontres, les ministères en charge des finances et de l’économie. « L’examen de la première revue par le Conseil d’administration du FMI est prévu à titre provisoire pour la mi-décembre 2017.

La conclusion de la première revue permettrait un second décaissement de 82.8 millions de DTS (environ $116.3 millions, soit 65,7 milliards de F CFA) », a déclaré Mme Deléchat au terme de la mission, vendredi dernier.

« Le programme économique du pays reste en bonne voie, en dépit d’un contexte difficile. Tous les critères de réalisation quantitatifs établis dans le programme pour fin juin 2017 ont été remplis. En outre, tous les repères structurels jusqu’à fin octobre ont été mis en oeuvre, à l’exception de deux repères qui ont été modifiés et reprogrammés.

Les autorités ont également mis en oeuvre des mesures visant à accroître les recettes, à améliorer la transparence de l’exécution du budget, à renforcer la gestion de trésorerie et à maintenir la stabilité du secteur financier », peut-on lire dans le communiqué rendu public par le FMI.

Cependant, tout n’est pas rose, selon les experts dépêchés au Cameroun par le FMI. « La croissance ralentit, principalement à cause de la baisse de la production de pétrole. Pour 2016, la croissance a été révisée légèrement à la baisse, de 4,7 % à 4,5 %. Pour 2017, elle devrait atteindre 3,7 %, tandis que l’inflation devrait rester faible, tombant à 0,5 % », indique encore le communiqué de presse.

Mais l’espoir est permis, puisque le déficit budgétaire devrait diminuer comme prévu de 6,2 à 3,1 % du PIB en 2017 même si les recettes pétrolières seront inférieures aux prévisions, ce qui sera compensé principalement par une baisse des dépenses courantes. La mission a souligné l’importance de continuer de limiter les nouveaux emprunts, en particulier les emprunts non concessionnels, pour préserver la viabilité de la dette.


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