Extrême-Nord: les élèves dans le bain

Que ce soit dans le primaire ou dans le secondaire, ils ont massivement répondu à l’appel le premier jour de classe.

Il n’était pas facile pour les civils de trouver une moto taxi à Maroua hier matin. C’est comme si les ‘’bendskinneurs’’ s’étaient passé le mot pour ne laisser la priorité qu’aux élèves en tenue de classe. Une rentrée effective. En lieu et place du gouverneur empêché, le secrétaire général des services du gouverneur de la région de l’Extrême-Nord est descendu sur le terrain le 4 septembre pour constater l’effectivité de la rentrée scolaire 2017-2018 dans la région de l’Extrême-Nord. Dans le cortège qui accompagnait Herman Bernard Assiga Ebana, se trouvait Ousmanou Oumara, le conseiller technique N° à l’Education de base en mission dans la région de l’Extrême-Nord dans le cadre de cette rentrée scolaire.

Au pas de course, sept établissements scolaires du primaire et du secondaire visités dans la ville de Maroua. Dans les détails, au primaire il y a eu quatre écoles visitées, à savoir l’école publique annexe de Founangue, l’école privée Fatia, l’école privé catholique Saint Kisito, et l’école islamique Sabil ; pour ce qui est des Enseignements secondaires, les autorités ont été au lycée de Kakataré, au lycée classique et au collège Jacques de Bernon. Ce dernier établissement cité tient le top du hit parade dans l’Extrême-Nord ces dix dernières années pour ce qui concerne les résultats des examens organisés par l’office du baccalauréat ; l’effervescence que la communauté éducative y a constaté est sans doute justifiée par la présence de l’abbé Benoît Ndongo Andegué, le secrétaire national à l’éducation catholique qui a fait le déplacement de Maroua à l’occasion de cette rentrée scolaire.

Après ces tours dans la ville de Maroua, le conseiller N°1 au ministère de l’Education de base s’est rendu dans le département du Mayo-Tsanaga, précisément au camp des réfugiés nigérians où, après avoir visité les écoles publiques groupe 2, groupe 4 et groupe 5, Ousmara Oumara a aussi constaté l’effectivité de la rentrée scolaire 2017-2018 chez les réfugiés ; à sa suite, il y avait entre autres, Albert Sidi, le chef de division des affaires économiques, sociales et culturelles désigné pour représenter le gouverneur de la région de l’Extrême-Nord empêché.

Réactions

Thierry Joël Youmbi: « C’est une réussite totale »

Principal du collège bilingue pilote de Kotto, Douala

« La rentrée scolaire s’est déroulée dans un climat de paix avec des élèves longtemps sensibilisés par le ministre des Enseignements secondaires (Minesec). Les enseignements aussi ont démarré sans problème. Cependant, nous avons reçu les enfants timidement parce que  les parents ont des difficultés financières en ce moment. Les élèves de la section anglophone étaient aussi là, et nous notons d’ailleurs une augmentation des effectifs pour cette section. C’est une réussite totale ».

 

Christiane Flore Ketchimou: « Je ne veux rater aucun cours »

Elève de Terminale, lycée bilingue de Bafoussam Rural

« Je suis à l’école dès ce premier jour parce que je veux réussir mon baccalauréat. Pour mieux m’organiser, je veux écouter les conseils que donnent les enseignants dès le premier jour de la rentrée. Ce qui va me permettre de m’organiser pour étudier et comprendre les différentes matières. Je ne veux rater aucun cours. C’est pour cela que je suis bien présente dès ce premier jour de rentrée. »

 

 Robert Mendo’o: « Nous avons démarré les cours »

Proviseur du lycée d’Ato’oveng, Mengong

« Nous avons bien débuté ici au Lycée d’Ato’oveng. Mes collaborateurs et autres enseignants ont pris fonction et sont tous là. Les élèves ont répondu présent. Les parents doivent faire venir les enfants à l’école dès ce jour de rentrée : il n’y aura pas de temps d’observation. Nous avons démarré les cours. Nous voulons placer cette année sous le signe de l’amélioration de nos résultats par rapport à l’année écoulée ».

 

Hapsatou Ibrahima: « Je veux faire une bonne entame »

Elève en classe de Première au Lycée classique et moderne de Garoua

« Sur le plan psychologique, je suis moralement prédisposée à entamer cette nouvelle année scolaire dans de bonnes conditions. J’ai déjà mis un terme aux différentes activités de divertissement et de loisir qui ont meublé mes vacances. Ma principale préoccupation de l’heure, c’est de partir d’un bon pied. Mon objectif est de réussir  au probatoire en fin d’année.»

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