Excellence universitaire: des pôles technologiques en vue


Des enseignants d’université, des experts de l’Unesco et de la CEEAC actualisent depuis hier une étude de faisabilité disponible depuis 2010 sur la création de ces unités

 

Au commencement un projet du ministère de l’Enseignement supérieur (Minesup) du Cameroun, initié en 2010 et présenté pour soutien à l’Unesco : le projet de la zone franche universitaire qui envisageait de concentrer au même endroit des compétences dans plusieurs domaines. L’idée était tellement appréciée que l’Unesco avait posé une condition pour apporter l’accompagnement espéré par le Cameroun: l’ouvrir à toute l’Afrique centrale. Le projet fut rebaptisé : pôle d’excellence technologique universitaire (PETU). Une première réunion a lieu à Douala en 2010 pour la mise en place du groupe devant conduire l’étude de faisabilité et élaborer les outils d’évaluation des institutions éligibles. En 2012, les pays de l’Afrique centrale s’engageaient à travers la déclaration des ministres en charge de l’Enseignement supérieur, de même que les partenaires techniques et financiers qui ont validé la feuille de route et préparé les requêtes de financement à soumettre à la Banque africaine de développement à travers le secrétariat général de la CEEAC.

Entre temps lenteur et statu quo jusqu’à la relance du projet en mai dernier à Yaoundé, en marge d’une réunion sous régionale qui a provoqué les assises qui se sont ouvertes hier. Elle a pour objectif d’actualiser l’étude de faisabilité devant aboutir à la création effective des PETU. Les termes de références seront réajustés de même que le budget de la rédaction du projet. Le document de requête de financement à soumettre à la BAD sera aussi révisé. « Un point important avait été négligé : le volet gouvernance dans sa mise en œuvre du PETU », explique Charles Awono Onana, expert du projet.

Le pôle d’excellence technologique et universitaire projeté en Afrique centrale, est un établissement d’enseignement supérieur qui exerce une fonction de formation et de recherche pour lequel il est reconnu, selon des standards internationaux, comme excellent dans un domaine précis. Seules les agences d’accréditation reconnues au niveau mondial pourrait décerner cette reconnaissance. Elles évalueront alors non seulement la qualité de la formation qu’on souhaite précise et pointue, mais aussi le niveau de management, la capacité du PETU à générer les revenus, sa relation avec les entreprises, etc. 

La barre est mise très haut, ce qui faire croire que les experts surfent dans un contexte irréel. « Et pourtant, il faut parvenir à aller vers les cimes  en Afrique centrale. Il faut viser haut pour rester compétitif partout, c’est cela la définition du pôle d’excellence », clame l’expert camerounais. C’est pourquoi, le PETU s’accommodera plus des considérations des exigences de performance que des circonspections politiques. Des mécanismes seront mis en place pour favoriser la coopération entre les universités de la sous-région et faciliter ainsi l’intégration. Les travaux ont été ouverts hier par Jacques Fame Ndongo, ministre de l’Enseignement supérieur, chancelier des Ordres académiques. Les participants viennent du Tchad, Burundi, RDC, Congo Brazza, Sao Tomé et Principe, Gabon, Cameroun.


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.