Et maintenant, le Mondial


La 18e édition du Championnat d’Afrique de volleyball féminin qui s’est achevée samedi dernier à Yaoundé a connu une issue heureuse pour le Cameroun. En remportant le trophée  pour la première fois, le pays hôte a inscrit son nom en lettres d’or au palmarès des pays vainqueurs. Pour les observateurs patentés, c’est une victoire logique qui s’inscrit dans la continuité. Au regard des progrès accomplis par le volleyball camerounais sur le plan africain et mondial au cours des dernières années, il semblait anormal que le porte-drapeau de cette discipline soit pas primé au plus haut niveau continental. C’est désormais chose faite.

On ne s’attardera pas outre mesure sur l’organisation globale de la compétition qui a été saluée à l’unanimité par les représentants des pays participants. Un fait reste incontestable : les Lionnes, nouvelles championnes d’Afrique, sont les principales actrices de ce triomphe  et méritent d’autant plus la reconnaissance de la nation que personne ne vendait cher leur peau au départ. En s’adjugeant la première place au podium final, l’équipe nationale est automatiquement qualifiée pour la Coupe du monde de volley-ball féminin, la plus grande compétition sportive internationale, dont la prochaine édition est prévue en septembre 2018 au Japon. C’est dire que la joie sera de courte durée avant de faire face à d’autres batailles.

Les lampions se sont à peine éteints  que les Lionnes indomptables du volley se retrouvent devant un nouveau challenge. Après leur triomphe salué par tous, on ne peut manquer de se demander : et après ? La réponse à cette question dépendra de la manière dont les principaux acteurs du sport camerounais et du volleyball en particulier, notamment la tutelle administrative et l’encadrement technique, auront à « gérer » la période qui les sépare des prochains grands rendez-vous sportifs. Au chapitre des échéances, figure en bonne place le futur championnat du monde. Pour aller à ce rendez-vous quadriennal des meilleures équipes de la planète, il faut évidemment bien se préparer. Le Cameroun qui a le redoutable honneur, avec le Kenya, de représenter l’Afrique, doit donc mettre toutes les chances de son côté pour assurer à l’équipe nationale la meilleure préparation possible, afin d’être au top le moment venu.

Premier pays africain au classement de la Fédération internationale de volleyball (FIVB) depuis 2016, l’équipe du Cameroun  qui a participé aux derniers Jeux olympiques de Rio doit s’appuyer à fond sur ses principaux atouts : un effectif riche, polyvalent et pétri d’expérience, un jeu tout en créativité, la rage de vaincre, etc. Mais pour que les ressources physiques et mentales soient véritablement au service du collectif, il faut un environnement favorable à l’épanouissement individuel et collectif. De même que les championnes d’Afrique méritent plus d’égard, tout doit être mis en œuvre pour que le groupe libère totalement son énorme potentiel. Des regroupements et des matches amicaux contre des adversaires capés ne sont pas à exclure dans les mois qui suivent, si les Lionnes veulent confirmer au plan mondial  leur statut de reines d’Afrique. Loin d’être une fin en soi, la récente victoire à la CAN 2017 est un appel pour de nouvelles conquêtes. Comme dit l’adage, il ne suffit pas de se hisser au sommet de la pyramide, mais de s’y maintenir le plus longtemps possible. Sous ce prisme, le récent sacre peut apparaitre comme une étape dans la quête d’une éventuelle consécration mondiale. L’appétit venant en mangeant, c’est maintenant que le plus dur commence pour nos championnes.


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