Elevage: le Cameroun à bon… porc


Le pays dispose de plusieurs variétés. Ce qui garantit une diversité dans l’offre.

En matière de porc, le Cameroun est plutôt gâté par la nature. En effet, il dispose de races améliorées (porc blanc d’origine anglaise, le landrace (porc blanc d’origine danoise), ainsi que le bakossi. En plus, des Races locales (très rustiques et de petit format). On a aussi les hybrides, races croisés entre améliorées et locales. D’après des informations recueillies auprès d’éleveurs, plus de 80% des porcs élevés de nos jours au Cameroun sont hybrides. Issus de divers croisements à la fois entre les races locales et des races améliorées. Ces variétés se partagent différentes régions, à savoir l’Ouest, le Nord, l’Extrême-Nord et le Sud. L’activité y est menée par des éleveurs, des paysans regroupés en organisations de producteurs et des familles.

Cependant, pour se lancer dans l’élevage de porcs, il faut maîtriser de nombreux paramètres. Notamment, le logement, la reproduction, l’alimentation, la gestion technique et économique des animaux. Bathelemy Faha, est éleveur. « Je me suis lancé dans l’élevage de porcs avec six porcelets ». Le porc est un monogastrique omnivore (mange tout) et à l’avantage, d’après  plusieurs acteurs de la filière d’avoir une croissance très rapide. Il suffit de six à sept mois pour amener un porcelet d’un kg à près de 100 kg. Ces bêtes ne demandent pas un capital important pour démarrer l’activité. «Je me suis lancée dans l’activité à l’an 2000 sans aucune formation préalable. Je me suis juste renseigné auprès d’autres éleveurs sur les rouages de la filière. J’ai acheté six porcelets et j’ai commencé à les engraisser ». Sept mois après, l’éleveur débutant a réussi à obtenir une bonne reproduction. Le porcelet à la naissance est très sensible au froid, d’où l’importance de bâtiments adéquats destinés à abriter les cheptels. Selon notre source, choisir les zones où la ventilation naturelle est efficace pour les bâtiments est un atout. « Les meilleurs bâtiments sont en général à sol cimenté et largement ouverts sur les côtés. Le sol doit être légèrement incliné de manière à faciliter l’écoulement des eaux de nettoyage », conseille-t-il.

Même si l’activité attire plusieurs éleveurs, il existe tout de même des difficultés de nature à décourager plus d’un. En effet, la filière a connu des années noires dans  la décénie1980, du fait de la peste porcine à l’origine du décès d’un grand nombre de bête. D’après certains éleveurs les maladies virales qui se caractérisent par la diarrhée verdâtre, aiguë avec vomissements et mortalité précoce chez les porcelets a également fait des ravages. Plusieurs éleveurs avouent aussi que le manque de moyens financiers constitue un frein pour le développement de la filière.

Astuces

L’entretien de la porcherie

On ne le dira jamais assez: le bon entretien du troupeau est l’une des clés d’un élevage réussi. Pour ce faire, il faut isoler la porcherie des lieux d’habitation et la nettoyer, tous les jours de préférence. Il est conseillé d’éviter les fréquentes visites des personnes étrangères ainsi que les entrées régulières des clients.

Le choix de la race

La connaissance des races est un préalable à la mise sur pied d’un élevage de porc. Il est conseillé de prendre des races   améliorées. Le choix d’un bon reproducteur doit s’appuyer sur son état sanitaire. Il faut veillez à leur vaccination selon les conseils du vétérinaire. Choisir des verrats ayant des testicules et la verge bien ressortis et bien développés. Des truies avec la vulve normale et possédant au moins douze tétines. Signaler au  vétérinaire tout comportement inhabituel du porc.

La nutrition

La nutrition du porc est délicate. De ce fait, Il faut faire une bonne formulation de son régime alimentaire. Cela consiste à calculer la proportion dans laquelle les aliments doivent être additionnés les uns aux autres pour obtenir un régime mixte. Cinq éléments sont à considérer à cet effet. Les besoins nutritifs, les ingrédients riches en énergie et les protéines des minéraux entre autres. Pour cela, il faut préférer les ingrédients tels que le maïs, le soja et la poudre d’os. Toutefois, il faut veiller à ne pas donner des aliments moisis aux bêtes.


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