Elections en RDC: les prévisions de la Commission électorale


Plusieurs étapes restent encore à franchir avant la convocation du corps électoral. L’éventualité d’un scrutin en 2017 est de plus en plus écartée

 

Corneille Nangaa est de retour à Kinshasa après un séjour passé à Washington aux Etats-Unis où il a pris part à un échange au Centre Afrique de l’Atlantic Council, un think-tank pro-républicain. Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de la République démocratique du Congo est allé prendre part à un «briefing» sur les élections à venir dans son pays. Face à lui, des responsables politiques américains et des membres de la société civile américaine et congolaise.  Accompagné de François Balumuene, ambassadeur de la RDC aux États-Unis, Corneille Nangaa a présenté les enjeux du processus électoral en cours au Congo, les contraintes techniques, logistiques et financières. Il a soumis un budget de 528 millions de dollars pour l’organisation des scrutins présidentiel, législatif et provincial. Sans pour autant donner de précisions sur le calendrier électoral. Mais, plusieurs sources indiquent que celui-ci ne pourra être connu avant la deuxième réunion d’évaluation du processus prévu jeudi entre la CENI, le gouvernement et le Conseil national de suivi de l’accord (CNSA). Cette tripartite permettra aux participants d’apprécier unanimement le temps nécessaire pour le parachèvement des élections.

Au sein de la CENI, des sources laissent penser que l’enrôlement des électeurs devrait prendre fin en janvier 2018 au Kasaï et qu’entre-temps, la consolidation des données du fichier électoral est déjà enclenchée.  Et ce n’est qu’après cette étape qu’interviendront les activités critiques du processus qui vont porter essentiellement sur l’examen et l’adoption de la proposition ou du projet de loi sur la répartition des sièges. Le président de la Commission électorale qui en appelle à une implication de tous les acteurs pour l’aboutissement du processus, a fait savoir que l’ouverture des candidatures interviendrait une fois que tout sera fin prêt. «Avec plus de 600 partis, il faudra s’attendre à environ 28 000 candidats pour la députation nationale et un peu plus pour les élections provinciales (…) la machine à voter n’est pas une proposition mais une option prise», a-t-il déclaré à l’hebdomadaire Jeune Afrique. Avant de préciser qu’une fois les candidatures enregistrées, la CENI procédera à la «commande des matériels sensibles», notamment des bulletins de vote. Dans la capitale américaine, M. Nangaa a tenu à démentir les allégations selon lesquelles les actes de violence actuelle dans le pays seraient liés au processus électoral et à l’incapacité de la CENI d’organiser ces différents scrutins. «Je ne suis pas allé à Washington pour convaincre qui que ce soit, mais pour présenter les faits», a-t-il conclu.


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