Digital Economy: Untapped Treasure!


Information and Communication Technologies offer wide range of opportunities capable of transforming lives of young Cameroonians.

The advent of Information and Communication Technologies (ICTs) brought in a new paradigm in the way people view life. ICTs have had a significant impact on almost all spheres of life including the economy, hence the concept of digital economy came en vogue.

Cognizant of this, President Paul Biya in his end-of-year address to the nation on December 31, 2015, stated; “We must rapidly bridge the digital economy development gap. This is a genuine growth driver as well as a niche for new jobs for our youth.” The Head of State reiterated his resolve towards the option which, to say the least, is an engine for economic growth during his message to the youth on February 10, 2017 during which he stated emphatically that the FCFA 102 billion worth Three-year Youth Emergency Plan will focus on various areas of interest such as agriculture and digital economy.

The digital economy presents a veritable treasure that is yet to be adequately exploited in Cameroon. Conscious of the abundant wealth in the sector, the government through the Ministry of Posts and Telecommunications is leaving no stone unturned to develop infrastructures necessary such as the broadband as well as promoting human capital development. This in a bid to integrate the use of ICTs in implementing activities in other sectors such as trade, tourism and even culture. The government has developed a strategic plan (2016-2020) which has the sole objective of turning Cameroon into a digital economy.

Generalising access to broadband services for citizens, businesses and raising internet penetration rate from 11 per cent in 2016 to 50 per cent in 2020 are the hallmarks of the plan which will facilitate online trade, mobile banking and other ICT-related enterprises.

Just last week in Yaounde, the Minister of Posts and Telecommunications, Minette Libom Li Likeng launched the first phase of the programme dubbed “Digital Economy Globe Trotter,” which aims at identifying and funding youth projects in the domain. Over 200 projects were recorded and the holders urged to develop their business plans for eventual considerations.

Youths such as Authur Zang who invented Cardiopad and Churchhill Nanje in Buea who founded job search website “Njorku” are among several other youths who have had breakthroughs in the digital economy with resounding successes.

 

Albert Kamga: « L’économie numérique constitue un gisement d’emplois »

Inspecteur chargé des questions techniques, MINPOSTEL.

L’économie numérique est un domaine vers lequel plusieurs jeunes s’orientent de nos jours. Qu’est ce qui explique cet engouement, selon vous?

En considérant les deux volets de l’économie numérique, à savoir le développement des technologies de l’information et de la communication (TIC) comme secteur de l’économie dont les acteurs sont notamment les fabricants d’équipements TIC, les opérateurs des télécommunications et les fournisseurs de services de communications électroniques pour ce qui est du premier volet, et la transformation des autres secteurs d’activités économiques pour ce qui est du second volet, nous notons que l’économie numérique constitue un gisement d’emplois essentiellement pour les jeunes, puisqu’il s’agit d’activités nécessitant des connaissances dans des matières et concepts relativement nouveaux, ainsi qu’un sens élevé de l’imagination, voire du rêve pour répondre aux besoins sociaux identifiés ou à susciter. Les opportunités ici sont en termes d’emplois salariés et d’auto-emploi. Pour mieux illustrer, une application attrayante qui pourrait être téléchargée par un million d’utilisateurs pour une quote-part de 250 F à reverser au développeur rapporterait 250 millions de F à ce dernier. De même que les transformations à opérer pour les entreprises qui veulent être à la page va nécessiter le recrutement des jeunes qui ont la maîtrise technique et technologique nécessaires.

Que fait le ministère des Postes et Télécommunications pour faciliter l’accès à ce secteur porteur?

Le MINPOSTEL, sur instructions du Premier ministre, chef du gouvernement, a coordonné en 2016, l’élaboration du plan stratégique de développement de l’économie numérique (« Plan stratégique Cameroun numérique 2020 »), véritable boussole pour le développement du numérique au Cameroun. Le processus d’élaboration a été participatif, avec la contribution des acteurs du secteur public, du secteur privé et de la société civile. Il est question à présent, pour ce qui relève directement de la responsabilité du MINPOSTEL, à savoir s’assurer du développement des infrastructures tant en quantité qu’en qualité, étant donné que ces infrastructures constituent le socle pour le développement de l’économie numérique. Il est question également de faciliter la transformation des autres secteurs d’activités au moyen des TIC. A ce sujet, un approfondissement des actions à envisager au niveau sectoriel a permis d’arrêter les projets prioritaires à mettre en œuvre (santé, éducation, agriculture, etc.). L’approche participative étant celle qui garantit le mieux le développement durable, Madame le ministre des P&T a mis en place un cadre de concertation notamment avec le secteur privé pour échanger sur les problématiques du numérique dans notre pays et y envisager ensemble des solutions durables. Le MINPOSTEL accompagne également les jeunes dans la maturation de leurs projets du numérique. Vous êtes sans doute au courant de la caravane qui a été lancée le 6 janvier 2017 et qui va sillonner le pays à cet effet, avec à terme la mise en place d’un Cyber Park pour cet appui aux jeunes. La régulation du secteur n’est pas en reste non plus. Cette activité ayant été soulignée par le chef de l’Etat dans son message à la Nation le 31 décembre 2015 comme l’un des points à améliorer. Il est question de permettre une concurrence saine entre acteurs du marché, en veillant sur leur traitement équitable et à ce que chacun remplisse ses obligations légales et réglementaires.

L’on a observé des dérives quant à l’utilisation de ces outils numériques par des jeunes. Quelle politique d’encadrement préconisez-vous?

Un accent est mis sur la sensibilisation et la formation. En matière de sensibilisation, par exemple, des messages spécifiques sont envoyés pour appeler l’attention des utilisateurs des TIC sur certains risques auxquels ils sont exposés.  Les Camerounais et notamment les jeunes doivent utiliser les TIC dans le respect des lois et règlements en vigueur. En matière de formation, elle part de la base et va jusqu’au supérieur. Les matières TIC sont enseignées depuis l’école primaire. Le MINPOSTEL travaille aussi avec les autres administrations et institutions, directement ou à travers des entités spécialisées sous tutelle, à l’élaboration des programmes de formation spécifiques sur les TIC. Un programme de recherche sur la cyber sécurité est, par exemple, en cours en partenariat au niveau national avec l’université de Buea. D’autres initiatives ont été menées ou sont également en cours avec l’Ecole nationale supérieure polytechnique (ENSP). Vous aurez noté aussi la transformation de l’ex-école Nationale Supérieure des Postes et Télécommunications en Ecole supérieure des Postes des Télécommunications et des TIC (SUP’PTIC), afin de la rendre plus efficace et compétitive en matière de formation. Par ailleurs, les pouvoir publics font le nécessaire au niveau technique pour la préservation de notre pays contre les actes de cybercriminalités, ce notamment à travers des structures de veille et d’alerte, ainsi que pour les investigations en ce qui concerne les crimes qui n’ont pu être empêchés.

Propos recueillis par Azize MBOHOU


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