Crédit foncier du Cameroun: des cadres à l’école de la Cobac


Depuis hier, ils sont formés aux outils de règlements relatifs à l’activité bancaire

 

Accéder à un crédit immobilier relève pour beaucoup du miracle. La procédure est exigeante. Les fonds sont rares. Le Crédit foncier du Cameroun (CFC) assure qu’il est possible d’améliorer la situation. Depuis hier, des cadres de cet établissement bancaire sont outillés sur les règlements relatifs à l’activité bancaire. Pour ce faire, ils seront encadrés pendant cinq jours par des délégués du secrétariat général de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC), le régulateur en la matière.

Les personnels du CFC sont invités à comprendre trois règlements de la COBAC. Le premier porte sur la classification, la comptabilisation et le provisionnement des créances des établissements de crédit. Le second règlement est relatif aux diligences des établissements de crédit en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Le dernier concerne le contrôle interne dans les établissements de crédit et les holdings financières. A terme, le CFC veut éviter de s’exposer à des risques. L’un des plus importants étant le non-remboursement des crédits.

Une étude de la COBAC en 2012 sur le taux de provisionnement et de recouvrement des créances relève que les systèmes d’information en matière de gestion des risques de crédits sont déficients. Ce qui entraîne le mauvais décaissement des créances. Autrement dit, il arrive très souvent que l’octroi du crédit immobilier ne soit pas perçu comme une obligation de rembourser pour les bénéficiaires. « Les usagers ne comprennent malheureusement pas l’importance de rembourser les crédits. Si un crédit n’est pas remboursé, il est difficile d’en octroyer à un autre usager et d’appliquer efficacement la politique de l’habitat social », a regretté Jean-Paul Missi, directeur général du CFC.

La formation de cinq jours sera l’occasion pour les personnels du Crédit foncier d’actualiser leurs techniques pour servir les usagers efficacement sans exposer l’entreprise à des risques de non-remboursement ou de blanchiment des capitaux.


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