Concours de la police: les gardiens de la paix ouvrent le bal


Les épreuves ont eu lieu samedi dernier dans différents centres retenus pour la circonstance.

Lancé il y a quelques mois pour les différents corps (commissaires, officiers, inspecteurs, gardiens de la paix), le concours de recrutement de 5 700 fonctionnaires de la police a effectivement commencé samedi avec les candidats au grade de gardien de la paix.

Au lycée Leclerc de Yaoundé, l’un des sous-centres d’examen retenus pour la circonstance, l’ambiance est à la rigueur. Portique de sécurité détecteur de métaux fouille systématique de tous les candidats et même des visiteurs par des éléments de la police. Pas question de fausse note. Dans les salles, les candidats sont concentrés sur la première épreuve du jour, la rédaction. Au menu, un témoignage de quinze lignes au moins, adressé au maître de la classe suite à une violente bagarre dans la cour de récréation entre deux camarades de classe. Le secrétariat a, bien avant, dispatché les épreuves et les feuilles de composition. Au sortir de cette première épreuve, certains candidats n’hésitent pas à se livrer. Comme le jeune Abdoulaye Cherif, la vingtaine, qui brave l’examen pour la première fois. « J’espère que la chance va me sourire, je me suis préparé en conséquence. J’ai trouvé la première épreuve abordable et j’attends vivement la suite », clame-t-il, le regard serein. Au lycée de Ngoa Ekelle, c’est la même ambiance. Le commissaire divisionnaire Samuel Futabe, chef du sous-centre veille au grain. « Vous avez les brouillons, les paquets de procès verbaux sont-ils prêts et en nombre suffisants ? », lance-t-il à la cantonade. « Affirmatif », lui répond un officier de police tout à sa tâche de préparation de la deuxième épreuve de la journée, celle d’éducation civique. Ici, pas de problème particulier, aucun absent et tous les candidats à l’heure, si ce n’est certains candidats qui ont oublié soit leur carte d’identité ou leur récépissé. « La hiérarchie a demandé que tout le monde compose, quitte à procéder aux vérifications ultérieurement », rassure le divisionnaire Samuel Futabe. Côté candidats, on est satisfait de la qualité de l’organisation du concours. Certains affichent même un optimisme démesuré. « Je suis sûre de braver cet examen », lance une candidate, prête à donner le meilleur d’elle-même pour exercer ce qu’elle appelle « le meilleur beau métier du monde ».


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