Comité de normalisation de la Fécafoot: le temps presse


COMMENTAIRE.

Après un suspense qui semblait interminable, au gré des tractations et des enjeux, le Comité de normalisation de la Fédération camerounaise de football s’est enfin doté de nouveaux hommes sortis d’une botte sécrète. Car personne à la vérité n’avait vu venir Me Dieudonné Happi, le président actif et les autres membres du comité, du moment où ces personnalités ne figuraient pas parmi les « favoris » dont les noms circulaient ici et là, alimentant les conversations et les réseaux sociaux. La confidentialité du processus aura été préservée jusqu’au bout et c’est tout à l’honneur de la mission conjointe CAF/FIFA et du gouvernement camerounais, qui ont fait preuve de maturité et de responsabilité. C’est pourquoi l’annonce des nouveaux visages et leur arrivée effective a pris tout le monde de court.

   Passé l’effet de surprise, la nouvelle équipe est attendue désormais sur le terrain de l’action, l’heure n’étant plus aux vaines spéculations ni aux calculs d’arrière-boutique, le Comité et ses membres doivent se mettre immédiatement au travail sur la base de la feuille de route définie par la Fifa, à savoir : gérer les affaires courantes de la FECAFOOT, élaborer, en consultation avec toutes les parties prenantes, de nouveaux statuts qui soient en conformité avec les Statuts et standards de la FIFA ainsi qu’avec la législation nationale obligatoire en vigueur, réviser les statuts des ligues régionales et départementales et s’assurer de leur conformité vis-à-vis des statuts de la Fédération, identifier les délégués de l’assemblée générale ainsi que des ligues régionales et départementales, organiser les élections d’un nouveau comité exécutif de la FECAFOOT. Comme on peut le constater, les missions à accomplir sont nombreuses et le chantier vaste. Le Comité aura-t-il les épaules assez larges et des muscles assez solides pour bâtir des fondations qui puissent résister suffisamment au temps pour porter plus tard tout le poids d’un édifice que l’on imagine colossal ? Rien pour l’instant, ne nous permet de douter ni de la compétence, ni de la volonté des acteurs du Comité pour mener à bien les missions qui leur ont été assignées. On peut d’ores et déjà se réjouir du fait que dès le lendemain de leur nomination, le président Happi et ses collaborateurs se soient mis à l’œuvre, après avoir pris la pleine mesure des défis qui les attendent. Selon certaines sources, le caractère restreint de l’équipe (5 membres) loin d’être un handicap, pourrait être plutôt un critère d’efficacité. Par ailleurs, le mandat du Comité qui expire au plus tard le 28 février 2018, est limité dans le temps et exige par conséquent de mettre des bouchées doubles pour être prêt le moment venu.   L’équipe pourra travailler avec d’autant plus de sérénité qu’aucun de ses membres ne sera éligible pour les postes à pourvoir lors des futures élections. Sans lui donner un chèque en blanc, on peut tout de même mettre au crédit du nouveau président du Comité de normalisation sa longue expérience dans le domaine du droit et des affaires judiciaires. Jusqu’à preuve du contraire, ses proches collaborateurs ont l’avantage d’une relative virginité pour n’avoir pas été mêlés aux multiples « affaires » qui ont pourri l’ambiance au sein de la Fédération au cours des dernières années. Il ne reste plus qu’à donner rendez-vous dans six mois environ pour évaluer le travail abattu et voir dans quelles mesures les nouveaux textes pourront favoriser la tenue d’élections plus crédibles et donner une nouvelle trajectoire au football camerounais.


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