Célébration: ode à la femme rurale


Une série d’activités lancée vendredi à Yaoundé en prélude à la journée mondiale prévue le 15 octobre prochain.

Toute une semaine pour célébrer les reines de la terre. A la base de nombreux changements économiques et sociaux favorables au développement durable, les femmes rurales représentent la majeure partie de la main d’œuvre agricole dans le monde. Et comme chaque année, Marie Thérèse Abena Ondoa, ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff), n’a pas dérogé à la règle. C’est en présence de ses plus proches collaborateurs vendredi dernier dans son département ministériel qu’elle a procédé au lancement des activités de la 22e édition de la Journée mondiale de la femme rurale le 15 octobre prochain. Il est prévu à cette occasion, différentes sessions de renforcement des capacités de ces amazones des travaux champêtres offertes par le Minproff et ses partenaires. « Ces formations qui s’adaptent à vos besoins  sont susceptibles d’apporter des changements dans vos vies au quotidien, de vous rendre autonomes et de faire de vous de véritables artisanes de la paix », a souligné Marie Thérèse Abena Ondoa. Cette paix, plus que jamais d’actualité, a été choisie comme thème de cette édition à savoir : « Femmes rurales : revendiquez votre droit à la paix ».

Par leur contribution indéniable à la lutte contre la faim et la pauvreté et par leur action, les femmes rurales nourrissent les familles, encadrent et éduquent les enfants. Leur participation au ravitaillement des villes n’est pas non plus négligeable. De ce fait,  comme l’a indiqué le Minproff, « les femmes rurales ont besoin d’un climat de paix  et de sérénité pour pouvoir vaquer à leurs occupations à savoir les travaux champêtres, grâce auxquels elles nourrissent leurs familles, fournissent les produits alimentaires que nous achetons dans les zones urbaines ».  D’après Marie Thérèse Abena Ondoa, cette thématique cadre avec la réponse du pays face aux exactions de la secte Boko Haram, aux conséquences des conflits armés dans les pays voisins et à d’autres problèmes internes. Voix de ces dames de la terre, le ministre a exprimé leur désir de vivre dans la paix. « Elles demandent que cessent ces comportements qui troublent la paix et empêchent les familles et les communautés de s’épanouir. Elles veulent poursuivre leurs activités dans la paix, la sécurité, la tolérance, la liberté la solidarité, l’unité, le respect de l’autre et des institutions de la République », a-t-elle déclaré. Avant de clore son propos, Marie Thérèse Abena Ondoa a lancé un appel spécial à l’endroit des femmes souffrant de fistules obstétricales. Elle les invite à s’orienter vers les districts de santé pour leur enregistrement et leur prise en charge gratuite offerts par l’ONG humanitaire Mercy Ships qui séjournera en terre camerounaise jusqu’au mois de mai 2018.


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