Nanbudo: on passe les grades

Le Croate Leo Rafol a procédé à l’examen à l’issue du stage international achevé la semaine dernière.

Après une semaine de stage du 19 au 27 aout derniers, place aux examens. Une soixantaine de nanbudoka (ceintures noires) ont postulé au passage de grade jeudi dernier au palais polyvalent des sports de Yaoundé. C’était sous l’œil avisé de Pierre Tchoua, le directeur technique national et l’expert croate Leo Rafol, ceinture noire 9e dan, mandaté pour l’occasion par maître Yoshinao Nanbu, fondateur de cet art martial en 1978. C’est d’ailleurs ce dernier qui validera les passages de grade, après avoir examiné les vidéos des différents candidats qui lui seront rapportées. 

Précédemment, Leo Rafol a animé des séances de formation à Douala et à Yaoundé, auxquelles environ 300 pratiquants de la discipline ont participé. Question pour les pratiquants de revoir leurs fondamentaux, de « purifier » leur technique, de mettre à jour leurs connaissances au sujet des nouvelles techniques du nanbudo et de promouvoir la discipline. « Pour mon premier séjour au Cameroun, je suis impressionné. J’ai déjà été au Sénégal et en Côte d’Ivoire notamment et je constate que le niveau ici est très élevé. C’est le résultat du bon travail effectué à la base », déclare avec satisfaction l’expert. A Douala, la formation a été clôturée par une compétition en mémoire à Jean Pierre Yombi, premier vice-président de la World Wide Nanbudo Federation, décédé en 2015.

Championnat de vacances: FC Petit pays règne sur Nyom II

Le club a remporté la finale de la compétition dimanche dernier dans cette localité de Yaoundé 1er.

Les supporters de FC Bamboutos ont beau déployer toute leur ingéniosité pour encourager leur équipe, l’issue ne leur a pas été favorable. Au terme d’un match très engagé et équilibré (zéro but parout au terme du temps réglementaire), c’est la séance des tirs au but qui a départagé les finalistes FC Bamboutos et FC Petit pays. Ici aussi, les tireurs des deux camps se sont montrés habiles. Un seul a flanché, du côté du club des représentants de la région de l’Ouest, en voyant son tir stoppé par le gardien adverse. Au coup de sifflet final, les supporters de FC Petit pays laissent éclater leur joie en envahissant l’aire de jeu pour savourer la victoire de leur équipe. Il faudra un certain temps pour ramener le calme et remettre les récompenses aux lauréats.

« Les organisateurs ont pris leur tâche au sérieux et multiplié les activités au cours de cette édition pour occuper les jeunes. Les objectifs que nous nous sommes fixés, à savoir, éviter l’oisiveté aux jeunes, ont été atteints. Il y aura beaucoup d’innovations l’année prochaine, notamment avec l’introduction des cours de vacances », déclare Jean-Marie Abouna, parrain du championnat de Nyom II, tout comme de ceux des localités voisines, Nkol-Ndom, Emana et Tiga village. Après deux mois de compétition, fin de la recréation. Les joueurs ont repris le chemin des classes avec en tête, des souvenirs joyeux.

Jeux Fenassco A: 17 encadreurs sanctionnés

Ils écopent chacun d’une suspension d’un à deux ans et d’une sanction pécuniaire d’après une décision du ministre des Enseignements secondaires.

Les Jeux Fenassco jouent les prolongations. Des « fraudeurs » ont été happés par le ministre des Enseignements secondaires. Dans une décision communiquée le 6 août dernier, 17 encadreurs sont suspendus pour un à deux ans de toutes les activités de la Fédération nationale des sports scolaires Ligue A pendant cette période. Les faits remontent d’après les documents, à  la 18e édition des Jeux tenus du 19 au 29 mars dans la ville de Bafoussam. 

Cinq régions (Centre, Littoral, Nord-Ouest, Ouest et Sud) sont ciblées par cette décision. Les griefs vont de l’usage de joueurs jouissant de la double identité à la falsification de la licence en passant par l’aspect trop vieux et la substitution des photos sur les licences des athlètes engagés pour cette compétition. La région du Nord-Ouest avec neuf encadreurs exclus, enregistre le plus grand nombre de déchus temporairement, le Centre et l’Ouest en comptent trois chacun tandis que le Littoral et le Sud enregistrent un encadreur exclu. Ainsi, à Elvis  Chefon, encadreur de basketball venu du Nord-Ouest, par exemple, il est reproché d’avoir substitué des photos sur les licences sportives d’athlètes. A Mbangnu Ngum PMbafor, encadreur de handball dans la région du Nord-Ouest, seul a écopé de deux ans de suspension, il est reproché d’avoir utilisé de fausses licences. A Marco Wansi et Arol Monthe, encadreurs de la région de l’Ouest en football, l’on reproche l’usage de joueurs présentant un aspect trop vieux, une double identité en plus des photos substituées sur les licences.

Les disciplines pointées sont l’athlétisme (un), la lutte et le football (deux), le basketball et la gymnastique (trois) et le handball. L’édition 2016 de cette compétition réservée aux élèves des lycées, collèges et ENI, ENIEG et ENIET a été remportée par la région du Centre. L’on a dénombré une moyenne de 395 cas d’exclusion pour tricherie, en raison des multiples cas de fraudes. Après les athlètes, les encadreurs sont donc passés entre les mains du Leviathan.

Tournoi Inter-poules: un nouveau souffle

La compétition réunira les champions des ligues régionales pour décrocher les accessits pour la Ligue 2.

Le tournoi-Interpoules sera cette année l’examen de passage au championnat de football professionnel. Après avoir examiné le fonctionnement des différentes compétitions, la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT) a décidé de ressusciter cette compétition qui, jadis, regroupait les divers candidats à l’élite du football. Jusqu’à présent, le tournoi de qualification pour la Ligue 2 regroupait les clubs classés premiers de chaque ligue régionale au terme de la première phase des championnats, répartis en trois poules. Les leaders de chaque poule à l’issue de la deuxième phase, accédaient  en  Ligue 2. 

La décision, d’après des responsables de la fédération, est motivée entre autres, par la volonté d’organiser le football amateur et fournir de meilleures équipes au championnat professionnel. En attendant que le règlement de la nouvelle compétition soit rendu public, à partir du 10 décembre prochain à Bafoussam, les champions des dix ligues régionales vont se retrouver pour désigner les trois équipes qui joueront en Ligue 2 la saison prochaine. Pour assurer le succès de cette compétition jadis très populaire, la FECAFOOT s’est dotée d’un sponsor pour le football amateur entre autres, et a renommé la compétition en « Tournoi Mahou Regional League plays-offs ». « C’est la pépinière du football qu’il faut aider et donner tout ce qu’il nous a manqué par le passé. Nous voulons aujourd’hui pouvoir redonner aux Camerounais la passion qu’ils avaient pour le football», déclare Daniel Ngom Kome, ancien Lion indomptable et co-gérant de Future EM Sarl, qui distribue la marque Mahou.

Jeux paralympiques: l’ambassadeur du Cameroun

Spécialiste de lancer de poids, Christian Gobe est le seul représentant camerounais dès mercredi à Rio. 

Rio rallume la flamme. Après les J.O., c’est au tour des Jeux paralympiques de débuter au Brésil. La compétition qui s’ouvre le 7 septembre, s’achèvera le 18 septembre prochain. 4022 athlètes handicapés venus de 161 pays sont au rendez-vous. A 39 ans, Christian Gobé est l’unique athlète des handisports à représenter le Cameroun. Basé en Suisse depuis 2000, il est spécialiste des courses de 100 et 200 m, des lancers de poids, de disque et de javelot. C’est au lancer de (F54/55) qu’il va concourir pour le Cameroun.

« Brisé » par la poliomyélite et cloué dans un fauteuil depuis l’âge de 4 ans, l’homme a su faire de son handicap un tremplin. Sur son chemin, de l’engagement et des lauriers. Médaillé d’or aux Jeux africains (lancer de poids) il est également médaillé d’argent au Grand prix d’athlétisme IPC à Dubaï en 2014. Les Jeux paralympiques de Londres en 2012 étaient plus un test. Avec l’expérience acquise en Grande-Bretagne, il compte relever des challenges personnels et sportifs à la force des poignets, à coups d’encouragements et de persévérance.  

Il n’y a peut-être pas de moyens financiers pour accompagner les athlètes handicapés au Cameroun. Mais, pour participer aux compétitions, financer ses programmes et acheter du matériel de pointes pour se maintenir au top, Christian Gobe compte sur son sponsor. « Le sport est une manière de transcender le handicap à travers la performance et de valoriser l’effort par les résultats », expliquait-il sur un site Internet. C’est dans Bootcamp qu’il s’est entraîné, façon commando, au milieu d’athlètes. Il a bénéficié d’un travail complet suscitant motivation et efficacité. Durant la période de préparation, il s’est donné à fond, il a appris à repousser ses limites.

A Rio, Christian Gobe sera encouragé par le président du Comité national paralympiques camerounais, Jean Jacques Ndoudoumou. Ce dernier a quitté le Cameroun lundi dernier, à la tête d’une délégation de six membres.