LBC Awards: pari tenu

La deuxième édition de la cérémonie de récompenses aux basketteurs de la région du Centre organisée vendredi dernier à Yaoundé.

Un rituel et des symboles. La deuxième édition des Awards de la Ligue de basketball du Centre (LBC) s’est tenue vendredi, 9 septembre dernier. Pour grandir dans l’approche organisationnelle, pas moins qu’un luxueux espace au Hilton hôtel de Yaoundé. 250 hôtes et les deux ex stars NBA, Astou Ndiaye-Diatta et Charlie Bell pour accompagner les organisateurs. Au milieu de jeunes cracks, des générations  ayant marqué la discipline dans la région du Centre, voire dans le pays. Ces dernières ont eu leur moment sur le pupitre des distingués du jour. Inès Engama, Georges Mekongo, Etienne Obah Nkoa, Etienne Zendong et Essimbi Elandi (de regrettée mémoire) sont ces personnes que la LBC a tenu à honorer d’où la palme d’or à eux décernée. Yves Tsala, président de la LBC réitère que ces Awards sont un signe de reconnaissance du travail réalisé par les personnes distinguées et c’est cette reconnaissance-là même qui stimule. 

Entre les titres de MVP, vainqueurs du championnat et vainqueurs de coupe dans les catégories jeunes, seniors et vétérans notamment,  la Ligue a pensé à ces personnes parties trop tôt. C’est le cas pour ce prix MVP Junior baptisé « Prix Yann Kevin Ngadio Magnindong », en mémoire de ce joueur évoluant à Alph juniors décédé en mai dernier. Et cette distinction a été remportée par son coéquipier Arsène Mouaha, joueur d’une rare assise technique. Alors que Rodrigue Tha Andela (Kossengwe) soulevait le trophée de meilleur espoir messieurs. Officiels techniques et entraîneurs eux ont aussi ont eu droit à leurs distinctions. Entre agapes et causettes, les convives  n’ont pas vu le temps passer au milieu de ces étoiles NBA. La Ligue a récompensé ses meilleurs, un « honneur et une invite au travail » pour Arsène Mouaha.

Cecifoot: Promhandicam remporte la Coupe

Le club a pris le dessus sur Derouffignac (2-0) en finale dimanche dernier.

La Fédération camerounaise des Sports pour déficients visuels (Fecasdev) a clôturé ses activités sportives pour la saison 2015-2016 le week-end dernier à Yaoundé. C’était en présence du représentant du ministre des Sports et de l’Education physique, Léo Sango, sous-directeur de la préparation et du suivi des sportifs de hauts niveaux. Il a présidé la finale de la coupe nationale dimanche dernier, au complexe sportif de la Garde présidentielle à Obili, avec pour apothéose le match de football messieurs qui a opposé Derouffignac club à l’association Promhandicam, de Yaoundé.  

Le match a été serré et la victoire n’a tenu que sur un détail. Le temps réglementaire s’est achevé sur un score de zéro but partout. Puis 1-1 lors des prolongations. Par la suite les deux équipes ont procédé aux tirs aux buts. Promhandicam, plus habile, remporte la compétition 2-0. En outre, les meilleurs joueur et buteur de la compétition ont été primés. Il s’agit respectivement de  Charles Atangana de Derouffignac club et André Ndo de Promhandicam. Il est à noter qu’en cécifoot, les  joueurs portent un bandeau sur les yeux. Seuls les gardiens de buts sont voyants. Le match se déroule sur un terrain de handball et chaque équipe est constituée de cinq joueurs. Au terme de cette compétition, tous les regards sont désormais tournés vers la Can cecifoot de novembre 2017 qui se tiendra au Maroc.

Bodybuilding et fitness: fin de saison musclée

Les finales de la coupe du Cameroun se sont déroulées le week-end dernier à Yaoundé.

Des hommes aux corps façonnés. Muscles saillants, luisants, fermes. C’est du moins l’avis de ces dames, samedi dernier à la salle de la paroisse catholique de la Cité-verte, accompagnées de leurs copains, bedaines assumées. A l’occasion des finales de la coupe du Cameroun organisées par la Fédération camerounaise de bodybuilding et fitness (FECABOF), une cinquantaine d’athlètes s’est mise à nu pour soumettre son corps au jugement des professionnels de la discipline. Les candidats ont été examinés sous toutes les coutures. Chez les messieurs, huit figures imposées (vue de face double biceps, dorsaux, abdos…), une figure au choix et un passage libre. Au final, les lauréats sont Ngoule Songue en masters fitness, Oscar Mani Meyong chez les poids légers, Christian Nsanga chez les poids moyens et Elie Tane Ngnewo chez les poids lourds. Christian Nsanga rafle au passage le titre, toutes catégories confondues.

Chez les dames, une touche de glamour pour diluer le taux de testostérone sur les lieux. Les candidates ont des traits fins, des ventres plats, des sourires enjôleurs…De quoi donner des complexes à ces adeptes des régimes inefficaces. Ici, les résultats proviennent du fitness. Une discipline à laquelle Prudence Essimi, vainqueur dans la catégorie model fitness, s’adonne depuis plusieurs années. Le passage des filles ne baisse pas pour autant la concentration de testostérone. D’aucuns s’égarent dans des envolées lyriques, vite ramenés à l’ordre par les modérateurs. Aux côtés de Prudence Essimi, Candide Mvogo (body fitness) et Emmanuelle Messanga (pro bikini), les autres reines du jour, drainent une foule d’admirateurs. 

Steve LIBAM

Junior NBA League Cameroon: the End !

La première édition du Camp organisée depuis le 22 juillet à Yaoundé s’est achevée mercredi 7 août dernier.

Des larmes de tristesse ou de joie. Cette danse de vainqueur esquissée par les entraîneurs de Milwaukee Bucks de Mimboman. Une finale épique, qui a tenu le public dans un suspense digne de grandes finales NBA. Finalement, Vochel Zarkpe, ailier de Milwaukee Bucks de Ngoa-Ekelle sauve son équipe et remporte la toute première finale Junior NBA League organisée au Cameroun. Le club a battu par 29  points à 26, les Sacramento Kings de Mimboman. Une rencontre précédée par un coaching de vedettes des ex stars du championnat de basketball le plus réputé au monde : la NBA. Luc Richard Mbah à Mouté (Los Angeles Clippers), Astou-Ndiaye-Diatta, ancienne WNBA et Charlie Bell, ancien NBA ont parlé avec le cœur à ces enfants (filles et garçons) âgés de 10 à 14 ans. Ils représentaient chacune des 30 équipes des deux franchises du championnat américain.

Pour la finale, pas de défense zone. Seule la défense un contre un est recommandée. Entre Crossover, précision sur les appuis, défense solide et application régulière au shoot, les parents n’étaient pas déçus par la beauté du jeu, les encadreurs encore moins. L’ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun, Michael S. Hoza apprécie la qualité de jeu bénéfique pour la formation de la pépinière. En plus, Charlie Bell a détecté pleines de belles et petites choses à encadrer chez ces enfants au potentiel avéré. 

Maintenant, il faut  maintenir le rythme offert par la NBA. François Enyegue, entraîneur, reconnaît la difficulté à mobiliser 450 enfants pendant six semaines (depuis le 22 juillet). « Le premier point positif est le nombre de rencontres dont chaque enfant  a bénéficié. Chaque équipe a joué en moyenne 15 matches et dès la troisième semaine, nous avons noté une nette amélioration. Il faudra  maintenir le cap », espère-t-il. Et cela commence par l’encadrement du cinq majeur (équipe type du Camp) constitué par Bill Fotedou (Memphis), Arsène Sidjeck (Los Angeles Clippers), Audrey Batchaya (Sacramento), Adjassa Nguini (Milwaukee) et Junior Samnick). 

Henri Claude Nguini Adjassa, pivot (13 ans, 85 kg, 2,04 m) était le « Long » du tournoi. Ses mensurations impressionnantes ont valu des commentaires du vice-président de NBA, Amadou Fall Galo. Un atout manifeste dans cette discipline. Nguini Adjassa a disputé cette année, son premier championnat.

Duels de fin en Ligue 2

Trois clubs veulent accompagner Feutcheu et Stade Renard en Ligue 1 la saison prochaine et comptent sur les deux dernières journées. 

Ils sont à 180 minutes du bonheur. Ils sont trois à vouloir remporter la bataille pour la montée en Ligue 1, pourtant seule une place est encore disponible. Colombe du Dja et Lobo (52 points), As Matelots et Fovu de Baham (51 points) chacun. Concentration, détermination et sérénité : c’est le triple mot d’ordre relayé au sein des maisons Colombe, Matelots et Fovu. Avec deux matchs à domicile et une descente en Ligue 2 toujours jugée abusive par Fovu de Baham, le destin du club n’est pas véritablement entre ses mains. « Nous voulons revenir sur le plan sportif. Il y a une carte à jouer pour les deux dernières journées restantes contre Njalla Quan et DAC 2000. Au regard de la précarité financière des clubs, nous mobilisons les joueurs autour de l’objectif de monter », explique à CT Kamdem Kouam, président de Fovu de Baham. 

Pour conquérir ces trois précieux points, Colombe du Dja veut afficher les mêmes qualités du week-end dernier contre Panthère Security de Garoua battu 4-2. Le club tient aussi à oublier le trou noir comme cette série de trois matchs sans victoires (une défaite et deux matchs nuls) avant la 32e journée. Les joueurs comptent garder la tête froide et éviter une éventuelle paralysie devant les buts au regard de l’enjeu. En déplacement, c’est contre National Polytechnic of Bambui qu’il faudra prendre de l’avance à Bamenda. Colombe a été éliminée de la coupe et n’a plus que le championnat pour survivre et sauver la saison. « Nous occupons une bonne place. Nous devons nous concentrer et capitaliser », reconnaît Japhet Awong, supporter de Colombe FC, sur la plateforme de l’équipe. 20 ans loin du championnat de première division, « c’est assez ! » pour André Noel Essiane, promoteur.

Les Matelots tiennent à sortir de l’eau. Après quatre journées à essayer de grappiller des points à l’extérieur, l’équipe a réussi du 50/50.  Le retour à la maison peut s’avérer salvateur. C’est tout le souhait des supporters de Matelots. Le club craint tout de même des atteintes à l’éthique, la main des hommes en noir, la tenue des messes basses et le marchandage des matchs. Après une saison éprouvante marquée par des changements d’entraîneurs, une régularité dans le trio de tête et des hésitations, les équipes seront définitivement fixées mercredi 14 septembre prochain, jour de  l’ultime journée en Ligue 2.