Ligue européenne des champions: le carré d’as connu

Pas de deuxième remontada pour le Fc Barcelone en Ligue européenne des champions. Mercredi dernier au Camp Nou, Messi et ses coéquipiers n’ont pu faire mieux qu’un match nul (0-0) face à une Juventus de Turin solide défensivement, pour leur quart de finale retour. Mais c’est bien la Vieille dame qui sera dans le dernier carré à la faveur de sa victoire 3-0 à l’aller. L’autre qualifié de la soirée est Monaco, invité surprise, après avoir sorti les Allemands du Borussia Dortmund (3-1 et 3-2 sur l’ensemble des rencontres). La Juventus et Monaco rejoignent le Real et l’Atletico, les deux clubs de Madrid. Le tirage au sort de ces demi-finales est prévu ce vendredi.

Le match à ne pas perdre

La deuxième journée de la Coupe des confédérations 2017 s’annonce pleine de suspense dans le groupe B où l’équipe du Cameroun affronte aujourd’hui celle de l’Australie, dans un duel aussi palpitant qu’indécis. Le classement général dans cette poule avant le choc donne une idée des enjeux liés à ce match-couperet. Dans l’arène, vont s’affronter les deux sélections vaincues lors de la première journée. Battus respectivement par le Chili et l’Allemagne, les deux adversaires du jour ont là l’occasion de se relancer dans le tournoi.

Outre leur première défaite d’entrée, l’Australie et le Cameroun ont en commun d’avoir beaucoup renouvelé leurs effectifs ces derniers temps. Mais à trop miser sur la jeunesse, n’ont-ils pas perdu en expérience ? Seule la vérité du terrain le dira. Toujours est-il que pour leur tout premier face-à-face de l’histoire, Camerounais et Australiens sont conscients au moins d’une chose : c’est peut-être l’unique occasion pour eux de montrer tout leur potentiel et pourquoi pas, d’engranger des points. Bien que diminuée, l’Australie peut se targuer d’une différence de but plus importante. La situation est en revanche plus délicate pour les Lions indomptables qui ferment la queue avec zéro point et deux buts encaissés. Il leur faudra donc impérativement une victoire pour se repositionner, gagner en confiance et entrevoir la suite avec moins de stress. Mais en ont-ils seulement la volonté et les moyens ? Pour l’instant, on ne peut pas trancher avec certitude. Le plus important c’est de savoir comment les poulains d’Hugo Broos ont pu se remettre d’aplomb après la douche chilienne. On peut s’attendre à ce que face à un adversaire plus abordable sur le papier, les Camerounais se montrent plus volontaires et tranchants que face au Chili. Le scénario à éviter à tout prix serait de trop respecter l’adversaire, au point de lui laisser la direction des opérations pour réagir par à-coups. Compte tenu de ce qu’ils ont montré en seconde mi-temps contre le Chili, il serait plus indiqué pour les Lions d’exercer un pressing haut d’entrée pour étouffer les velléités d’une équipe très joueuse. Mais gare aux contre-attaques fulgurantes du représentant asiatique qui a déjà fait trembler par deux fois les filets du champion du monde allemand ! En se portant vers l’avant, le Cameroun a donc intérêt à resserrer les lignes pour ne pas laisser trop d’espace dans un dispositif défensif qui manque de sérénité, surtout sur le flanc gauche. Mais on aurait tort d’accabler uniquement la défense, l’attaque ayant aussi sa partition à jouer. Au-delà des passements de jambes, des feintes du corps et autres beaux gestes techniques, on attend davantage de nos attaquants qui pêchent toujours par maladresse devant les buts adverses. La fraîcheur physique et le mental pourraient faire la différence. Il n’est pas exclu que l’encadrement technique, arc-bouté jusque-là sur ses choix, fass quelques réajustements dans le « onze » entrant pour donner plus de percussion au groupe. Dans tous les cas de figure, le Cameroun est condamné à faire un bon résultat pour rester dans la course. Même un match nul entretiendrait encore l’espoir d’une éventuelle qualification. Cela s’appelle avoir son destin entre ses… pieds !

Groupe D: un fauteuil pour deux

L’Egypte et le Mali se disputeront à distance ce soir, la seule place encore disponible pour les quarts de finale.

Le choc s’annonce de toute beauté. Une affiche Ghana-Egypte est, en effet, loin d’être banale. On a quand même les deux pays les plus titrés de l’histoire de la CAN, avec une large avance pour les Pharaons (sept titres contre quatre). Le contexte en lui-même n’est pas anodin puisque le Ghana, finaliste de la dernière édition, est bien plus en forme que son adversaire du jour, absent des trois dernières éditions. De plus, les Black Stars, déjà qualifiés après deux victoires dans le groupe D, sont certains de terminer en tête et n’ont donc plus de pression. Contrairement à l’Egypte qui doit au moins assurer le point du match nul ce soir au stade de Port-Gentil pour être en quarts de finale. Les Pharaons, sans être forcément impressionnants dans ce premier tour, ont assuré l’essentiel contre l’Ouganda (1-0) dans les dernières minutes après un  match nul (0-0) contre le Mali. L’expérience de joueurs comme Mohammed Salah ou Essam el Hadary a suffi pour les hommes de l’Argentin Hector Cuper. Une expérience sur laquelle se sont également appuyés les Black Stars jusqu’ici. Eux qui visent le carton et une victoire de prestige contre l’éternel rival. Même si, comme on l’a dit, un nul arrangerait clairement les deux équipes dans une rencontre où les sélectionneurs pourraient faire tourner les effectifs et reposer des organismes mis à mal par les efforts fournis lors des matches précédents. Un scénario ne faisant pas les affaires du Mali, qui n’a plus vraiment son destin en mains dans ce groupe D.

Au stade d’Oyem, en effet, à la même heure, les Aigles du Mali joueront leur qualification face à un Ouganda déjà éliminé. Avec un point au compteur, ils doivent absolument gagner le match sur un large score et espérer une victoire du Ghana à Port-Gentil. Mais attention à ne pas négliger les Ougandais qui espèrent bien glaner au moins un point dans cette compétition,  question de faire honneur à leur titre de meilleure sélection africaine de l’année. « On sait très bien qu’en ayant perdu les deux premiers matches, ils ne vont pas abandonner. La certitude, c’est qu’ils seront sur le terrain pour faire le maximum. Ils ne braderont pas ce match», a prévenu Alain Giresse, le sélectionneur du Mali.

CHAN 2018: Intermediate Lions Resume Training

After a short break the players are back in camp in Yaounde to round up preparations before leaving for Morocco.

The Intermediate Lions of Cameroon resumed training in Yaounde yesterday December 27, 2017 ahead of the upcoming African Nations Championship (CHAN) in Morocco. It will be the last grouping for the team before leaving for the Moroccan campaign.

After training for three weeks, the players went on a short break before resuming for the final training.

All 25 players called to camp are present and training is going on normally without any major hitches.

Emphasis is on the players’ physical fitness with Coach Rigobert Song and Assistant Coach Ernest Agbor in control. The fitness coach, Tinkeu Narcisse has been multiplying the fitness exercises to ensure readiness for the continent’s second soccer bonanza.

The fitness sessions are interspersed with tactical exercises to transform individual prowess into a collective machine. Throughout their training in Yaounde, the Intermediate Lions have shown proof of commitment and determination to make Cameroon proud in the 2018 CHAN.

The Intermediate Lions are expected to leave for Morocco this weekend where they will play friendly matches against Morocco, Guinea and a First Division side in the Moroccan championship.

The training camp in Morocco will be bent on making finishing touches in the preparations. The competition will take place from January 16 to February 4, 2018. Cameroon will play in Pool D with Angola, Burkina Faso, and Congo.

According to Coach Rigobert Song Bahanag the technical staff has taken up its responsibilities and he believes that the team has players with great potentials who can create a surprise in Morocco.

CAN 2017: heureux les outsiders

La 31e édition a déjoué tous les pronostics. Bilan.

La 31e édition de la Coupe d’Afrique des nations de football Total Gabon 2017 s’est achevée le 5 février 2017 sur le sacre du Cameroun après trois semaines de compétition. De l’avis général, la compétition n’a pas atteint des sommets et on a souvent vécu, sur le plan technique, des tournois plus prolifiques. Mais sur le plan des émotions, des surprises et même de l’organisation, on peut trouver des motifs de satisfaction.

D’abord, le Gabon a réussi son pari dans un contexte marqué par une situation socio-politique électrique. D’ailleurs, plusieurs opposants appelaient les populations au boycott de la compétition. Malgré tout, les matchs se sont joués, même si la mobilisation n’était pas toujours au rendez-vous selon les rencontres. Mais ce n’est certainement pas un problème spécifique au pays organisateur. D’autant qu’à l’observation, on a constaté que les Gabonais aimaient prendre leur temps pour arriver au stade. On avait craint que l’effervescence ne retombe totalement après l’élimination, au premier tour, des Panthères.  Mais tout le monde a été agréablement surpris. Autant que le Comité d’organisation qui a offert plusieurs facilités aux médias venus couvrir l’évènement ou même aux spectateurs.

Sur le plan purement sportif, le Cameroun et l’Egypte ont surpris tout le monde en atteignant la finale de cette édition 2017, là où tout le monde voyait l’Algérie, la Côte d’Ivoire et surtout le Sénégal. Les équipes se sont souvent montrées prudentes, d’où l’engouement suscité par le Burkina Faso et son jeu décomplexé.  Il a clairement manqué un peu de folie dans ce tournoi et de stars capables d’enflammer les matchs, comme le regrettait par exemple El Hadji Diouf, ancien Lion de la Teranga. Le meilleur buteur de la compétition est Junior Kabananga (RDC) avec trois réalisations. De quoi conforter ceux qui pensent que les attaquants n’étaient pas vraiment à la fête dans cette CAN.  Mais qu’importe, on a souvent assisté à de belles rencontres, faites de rebondissements.

Le champion sortant, la Côte d’Ivoire, n’a pas pu passer le premier tour, tout comme l’éternel favori algérien. D’ailleurs, les sélectionneurs de ces deux équipes ont quitté leurs fonctions dans la foulée. Ce qui n’est certainement pas prêt d’arriver à Hugo Broos, qui a surpris son monde avec sa jeune équipe des Lions indomptables. Un cru 2017 dont on reparlera encore longtemps. Car sans être forcément spectaculaire, ces joueurs ont fait preuve d’une détermination extraordinaire. Mais le plus dur commence certainement pour le nouveau champion en titre, qui devra défendre les couleurs du continent dans quelques mois en Russie, à l’occasion de la coupe des Confédérations. Et surtout, déjà se préparer à défendre son titre en 2019, chez lui, au Cameroun.