Eglise catholique: Garoua accueille son nouvel archevêque

Mgr Faustin Ambassa Ndjodo officiellement installé samedi dernier, lors d’une cérémonie en présence du Minatd René Emmanuel Sadi, représentant personnel du chef de l’Etat.

Rien moins que le stade Roumde Adjia, plein à craquer pour la circonstance, pouvait contenir les milliers de fidèles, catholiques mais pas seulement, venus assister samedi dernier, à la cérémonie de prise de possession canonique du nouvel archevêque métropolitain de Garoua. Désigné depuis le 22 octobre 2016 par le pape François, Mgr Faustin Ambassa Ndjodo prenait officiellement les rênes de la province ecclésiastique de Garoua, durant une cérémonie qui aura mobilisé du beau monde. Le représentant personnel du chef de l’Etat, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation René Emmanuel Sadi conduisant la forte délégation des officiels. Tandis que derrière le Nonce apostolique Piero Pioppo qui officia la cérémonie de consécration, le clergé camerounais était, pour sa part, représenté à son plus haut niveau, notamment par le président de la conférence épiscopale Mgr Samuel Kleda. L’évêque du diocèse de Yola, Mgr Stephen Manza, de la République fédérale du Nigéria, ainsi que son homologue du diocèse de Pala, en République du Tchad, Mgr Jean-Claude Bouchard, faisaient également partie des convives.

C’est donc dans un faste à peine contenu par le cérémoniaire canonique, que les fidèles catholiques de Garoua ont accueilli leur nouveau berger. Un grand prêtre, tant par sa stature physique que son parcours ecclésiastique, à qui le Nonce apostolique a rappelé quelques grandes lignes du ministère qui sera le sien à la tête de l’archidiocèse de Garoua. A savoir conforter et densifier l’édification spirituelle, rester proche du peuple de Dieu placé sous sa guidance, et toujours se comporter en bon pasteur. En retour, Mgr Pioppo a demandé aux fidèles d’apporter un soutien inconditionnel au nouvel archevêque, en l’accueillant dans leurs familles comme dans leurs maisons. Une mission qui devra être exécutée dans la continuité de son prédécesseur l’archevêque émérite Antoine Ntalou à qui un hommage vibrant a été rendu. Et pour lequel, le soutien des pouvoirs publics et de l’Etat, ne devrait pas faire défaut. A l’image de l’aéronef spécial mobilisé sur instruction du chef de l’Etat pour favoriser le ralliement de Garoua par les membres de la conférence épiscopale, et pour lequel Mgr Kleda demandera au représentant personnel de Paul Biya de bien vouloir lui transmettre les remerciements appuyés du clergé.

Travail et sécurité sociale: les priorités de 2019 définies

Le ministère du Travail et de la Sécurité sociale (Mintss) braque les projecteurs sur ses activités. Les responsables des services centraux et déconcentrés de ce département ministériel ont tenu le 28 décembre 2018 à Yaoundé, une rencontre annuelle d’évaluation. Les travaux que présidait le ministre Grégoire Owona, portaient sur le thème : « Sous-secteur travail et sécurité sociale: comment atteindre nos résultats en 2019, pour garantir notrecontribution au septennat des grandes opportunités ». Les présentations inscrites à l’ordre du jour avaient non seulement pour objectifde faire une rétrospective des actions menées au cours de l’année, mais également de tirer les leçons des manquements constatés pour mieux se projeter en 2019. « Notre feuille de route 2018, analysée à travers nos différents programmes, a enregistré des réalisations concrètes et impactantes, qui constituent une base solide pour la densification du travail décent et l’extension de la sécurité sociale pour le plus grand nombre dans notre pays », a relevé Grégoire Owona.

Suite à la lecture du rapport final des travaux, il ressort que l’année 2018, qui s’est achevée, laisse des évolutions considérables en matière de santé et sécurité au travail, de sécurité sociale, des normes, de la coopération internationale et des relations professionnelles entre autres. Les travaux qui se sont étalés sur toute la journée de vendredi dernier ont aussi permis aux partenaires sociaux du Mintss de partager leur expérience afin de contribuer à la marche de l’administration du travail au Cameroun. L’objectif final étant l’amélioration et la remobilisation de manière efficiente et efficace du secteur. Pour ce faire, plusieurs pistes de solutions ont été envisagées pour  2019 au regard du contexte actuel.Lors des exposés, les participants ont axé leurs présentations sur des exemples pratiques. Les problèmes auxquels font face les syndicalistes ont également été soulevés. Notamment des discordances liées au dialogue social, à la lutte contre le chômage et la précarité entre autres. Face à toutes ces préoccupations, le ministre Grégoire Owona a personnellement pris l’engagement de trouver un terrain d’entente. Toutes les recommandations seront mises en oeuvre au cours de l’exercice budgétaire 2 019.

Kribi : un cas confirmé

Le patient venu de Kribi porteur du Covid-19 séjourne depuis lundi soir dans un centre d’isolement à Yaoundé. Quant aux personnes ayant eu des contacts directs ou indirects avec lui à Kribi, une trentaine, elles sont mises en quarantaine. Selon les autorités administratives et le corps médical, ces personnes doivent passer le test du Covid-19 avant de reprendre leurs activités. Sur le site du Port autonome de Kribi (PAK), où le patient testé positif au Covid-19 travaille, les mesures de prévention ont été renforcées. 

Dimanche, 5 avril 2020. Peu avant 10h, une rumeur a envahi la ville de Kribi. « Un employé du Port autonome de Kribi (PAK) est porteur du Covid-19 ». Sur les réseaux sociaux, chacun allait de ses commentaires. A 12h, la cellule de communication du PAK annonce un point de presse. On apprend alors que le suspect est un employé d’un des concessionnaires du PAK. Il rentrait d’un voyage aux Etats-Unis. L’homme était arrivé au Cameroun le 16 mars dernier. A sa descente d’avion, il a été mis en quarantaine. Le 2 avril 2020, dans le cadre de son travail, il regagne Kribi. Il est alors un porteur sain qui s’ignore. Le 3 avril, il reçoit un appel lui signifiant qu’il est testé positif au Covid-19. L’employé qui était déjà à son lieu de travail a immédiatement informé sa hiérarchie et la direction générale du PAK. Celle-ci, associée aux autorités administratives de Kribi, a entrepris toutes les mesures nécessaires avec les services de santé.

La ville de Kribi enregistre donc son premier cas du coronavirus. S’agissant des personnes mises en quarantaine, elles sont suivies par une équipe de médecins. Le préfet de l’Océan, Antoine Bisaga, invite les populations à ne pas paniquer. Par ailleurs, il leur demande de respecter scrupuleusement les mesures prescrites par le gouvernement.

Maroua: Traditional Rulers Lead Fight Against Malaria

The auxiliaries of administration are helping government to reach thousands with messages that could kick the disease out of the Far North Region.

Traditional rulers are currently at the centre of the fight against malaria in the Far North Region, thanks to campaigns government and its partners are implementing in the region. The traditional rulers are involved in the distribution of treated bed nets and communication strategies put in place by the regional delegation for public health and the United Nations Children’s Fund, UNICEF.

During the commemoration of the 11th Edition of the World Malaria Day in the region, the traditional authorities, drawn from Maroua I, II and III Sub Divisions were brought together in a round table conference. Their capacities were reinforced to educate their respective communities on the effective use of treated bed nets to prevent malaria-spreading mosquitoes from accessing especially pregnant women and children while they are asleep.

Experts from the delegation and the Regional Technical Group for the Fight against Malaria, together with participants, examined the factors that may be hindering the use of the nets in the region. The main messages that were to be conveyed to the target communities also came under review while the Coordinator of the technical group for the fight against malaria, Jean Piere Kidwang, presented statistics that showed the progress made in the fight against malaria.

The disease nonetheless remains the number one killer in the region, nationwide and even globally despite remarkable progress made so far. Going by the coordinator, the number of deaths caused by malaria in the region in 2017 totalled 913 of whom 512 were children. This evidenced the number of malaria-related deaths in the region have halved since 2015, according to statistics at the regional delegation.

The Regional Delegate, Dr Fanne Mahamat Ousman, noted that so much progress has been recorded in the fight against malaria in the region. She however said the celebration of this year’s World Malaria Day under the theme, “We are ready to beat malaria” is an indication that most people already know what needs to be done and only need to take the commitment to do so.

“There is free treatment of malaria for children who are five years old or younger. Mosquito repellent bed nets are distributed free of charge and we are sensitising people to keep the community clean. Traditional rulers are trusted by the people they lead and are doing a great job to educate them to fight against malaria properly” she affirmed.

Activities marking the commemoration of the World Malaria Day in Maroua which also included a sport walk were carried out with technical and financial support from UNICEF.

Journée mondiale du glaucome: dépistage gratuit au menu

«Je me fais dépister le glaucome, j’invite d’autres personnes à faire comme moi ». C’est sous ce thème que se célèbre, ce 14 mars, la journée mondiale du glaucome. Dans la logique de ce thème, la direction de l’hôpital Laquintinie a lancé, en accord avec le Minsanté, une campagne de dépistage gratuit de cette maladie du 11 au 14 mars. Campagne qui avait pour objectif de permettre aux populations de faire un dépistage précoce de la maladie.

Qualifié de « tueur silencieux» par les spécialistes de santé publique, le glaucome, renseignent- ils, est une maladie insidieuse dont les symptômes ne se manifestent qu’au stade irréversible de la maladie. Selon les responsables du service d’ophtalmologie de Laquintinie, Douala compte de nombreux cas de glaucome. « La plupart de nos patients arrivent à un stade très avancé de la pathologie. Ils arrivent avec une cécité monoculaire », explique Dr Eric Ndocko Mbassi, ophtalmologue. Le glaucome est assez fréquent mais reste une pathologie peu connue du public.

La campagne de dépistage a contribué à sensibiliser les populations, notamment à travers documents et conseils prodigués aux candidats au dépistage. Une initiative bien accueillie par les populations. « C’est une chance pour nous d’avoir cette campagne de dépistage gratuit du glaucome. Beaucoup de personnes de mon âge souffrent de cette maladie qui peut subitement nous rendre aveugle. J’exhorte mes frères et soeurs à faire comme moi. Qu’ils viennent se faire dépister. L’accueil est fantastique », se félicite Paul Songa, un des patients en consultation. Le glaucome est la première cause de cécité irréversible au Cameroun, en Afrique et dans le monde. Le glaucome congénital, souvent observé chez les enfants, le glaucome primaire chez les adultes et plusieurs autres types de glaucomes sont dus à certains traumatismes. Durant les deux premiers jours de la campagne, plus de 100 personnes ont fait le dépistage et quelques cas de glaucome ont été dépistés.