Pâques 2018: les fidèles dans la semaine sainte

Dans les églises et chapelles, les chrétiens se préparent à la commémoration de la résurrection de Jésus Christ dimanche prochain.

Des catéchistes qui s’activent aux dernières répétitions pour préparer les examens des catéchumènes. C’est dans la perspective de la réception des différents sacrements dimanche prochain, jour de Pâques. Baptêmes et premières communions sont attendus le jour de la Résurrection de Jésus Christ, la plus grande fête chrétienne.

La scène se déroule à la paroisse Sainte Faustine de Bitotol située à un jet de pierre du quartier Nkoabang à Yaoundé. Ici, le curé l’Abbé Kisito Eloundou a déjà dressé le programme qui mène la communauté chrétienne au Triduum Pascal. « Nous avons prévu la préparation des catéchumènes aux trois jours de prières intenses qui commenceront le Vendredi saint. A cela, il faut s’ajouter les confessions et la représentation de la Passion du Christ », indique le curé.

Pour célébrer le sacrement de l’ordre, les dames apostoliques de cette paroisse vont organiser un repas à l’endroit des prêtres en souvenir du Jeudi saint. « Au-delà de toutes ces activités, nous invitons les fidèles à se convertir pour ces comportements qui ne cadrent pas avec l’évangile.

La société est de plus en plus embrigadée dans divers fléaux sociaux qui inquiètent. Nous demandons aux uns et aux autres de revenir vers Dieu », souligne l’Abbé Kisito Eloundou. Chez les fidèles protestants et évangéliques, l’ambiance est identique.

« C’est une semaine pas comme les autres. Elle nous prépare à la mort et la résurrection du Christ. En tant que jeune de la JAPE (Ndlr : Jeunesse d’action protestante et évangélique), nous avons des séances de prières et des activités bibliques tous les jours au cours desquelles nous allons sensibiliser la jeunesse sur l’importance à accorder à Dieu dans nos vies », explique Pauline Angeline Mandjana Belong, fidèle.

A la chapelle Galilée de Rue Manguiers, l’heure est à la prière et aux divers préparatifs sous la coordination du pasteur Dr Jean Patrick Nkolo Fanga. L’homme de Dieu va consacrer la journée du Jeudi saint au lavement des pieds des fidèles et à l’imposition des mains.

C’est la même atmosphère à l’église évangélique. Les pasteurs et les anciens de l’église tout comme les diacres et les diaconesses, s’activent à célébrer la résurrection du fils de Dieu fait chair dimanche prochain.

Préoccupations des enseignants: le dialogue porte des fruits

La 7e session du Comité interministériel chargé d’examiner et de proposer des solutions aux préoccupations soulevées par les syndicats des enseignants, s’est tenue hier, sous la présidence du Pr Jacques Fame Ndongo, ministre de l’Enseignement supérieur, chancelier des Ordres académiques, en présence du représentant du Premier ministre, des ministres de l’Education de base, des Enseignements secondaires, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, de la Fonction publique et de la Réforme administrative ainsi que des présidents des syndicats des enseignants.

Premier point à l’ordre du jour portait les doléances immédiates des enseignants dits « indignés », qui ont menacé de manifester en ce début de semaine à Yaoundé. Les membres du Comité ont procédé à un échange d’informations dont l’ensemble des éléments sera transmis au ministre, Secrétaire général des services du Premier ministre qui pilote le comité ad-hoc relatif à ce dossier.

L’intégration des instituteurs vacataires ou contractuels et des professeurs du secondaire avec 1 003 dossiers initiés, n’était pas en reste, ainsi que le recrutement des enseignants (primaire, secondaire, supérieur) dont 6 000 maîtres des parents convertis en instituteurs contractuels, pour une ardoise de 1 282 620 698 F pour avance de solde, 824 399 444 F de prise en charge définitive et 23 932 095 466 F de payement effectif des rappels ; une dotation de 1 250 000 000 F est prévue pour le cycle primaire tandis que 1 051 enseignants ont déjà été déployés dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest en l’espace de deux mois.

Nous y reviendrons dans notre prochaine édition.

« Le risque de contagion est inexistant à l’Hôpital central »

Les deux cas de coronavirus du Cameroun sont en isolement dans votre formation sanitaire. Peut-on encore y venir  sans crainte ?

Les populations ne doivent pas avoir peur. Ceux qui veulent venir à l’Hôpital central peuvent le faire sans arrières pensées. Le centre d’isolement n’est pas au sein de l’hôpital et personne ne se balade ici avec un masque, vous avez pu le constater. Il n’y a pratiquement pas de chance pour que le virus sorte de cet espace. S’il y a des possibilités de sortie de ce virus, elles sont minimes, voire  nulles. Donc, le risque de contagion est inexistant. Les autres malades et le personnel sont en sécurité. Il n’y a pas lieu de paniquer.

Parlant de ce personnel, dispose-t-il d’équipements adéquats ?

Le ministère de la Santé publique a mis à notre disposition tout le nécessaire. Nous ne sommes pas dans le besoin.

Est-ce que ces deux personnes bénéficient d’un accompagnement psychologique afin qu’elles ne craquent pas dans cette salle d’isolement ?

L’isolement n’est pas la prison. Mais un cadre approprié qui n’est pas très loin des conditions de vie habituelles. Il permet de prendre parfaitement le malade en charge afin qu’il ne puisse pas contaminer d’autres personnes. Et à l’intérieur, ils ont toutes les commodités. Ils ont à manger, à boire et un personnel dédié qui s’occupe d’eux 24h/24. Il est question, d’une part, de sauver leur vie et d’autre part, de leur permettre d’épargner celle des autres.

Ont-ils compris et intégré l’importance de la salle d’isolement ?

Ils ont bien compris l’importance d’être dans ce milieu et ne dérangent pas du tout. La communication est régulièrement menée dans ce sens. Ils ont parfois quelques petites doléances. Mais rien de bien grave.

La sortie de ces deux personnes du centre d’isolement est-elle déjà envisagée ?

Même comme leur état s’est nettement amélioré, il y aura un dernier contrôle dans deux semaines. Question de savoir si le virus a été éliminé de leurs organismes. Si les tests sont négatifs, ils vont pouvoir sortir.

C’est dire qu’il est possible de guérir après une infection au coronavirus…

La mort vient des complications. Si le système de défense est faible, la personne est fragile. C’est pour cela que les personnes âgées et les enfants sont les plus exposés. Tout comme ceux considérés comme immunodéprimés peuvent décéder. Dans les autres cas, on ne peut pas dire qu’une fois qu’on a le Coronavirus, c’est la mort. Non. Il faut  enlever cette idée de la tête. Beaucoup de personnes guérissent.

Alors que ces deux cas sont en voie de guérison, avez-vous ciblé tous ceux qui étaient en contact avec eux afin que ce virus soit définitivement neutralisé ?

Ils ont été en contact avec près 140 personnes. Nous avons déjà pu mettre la main sur elles. Une de ces personnes qui résidait à Bafoussam s’est présentée elle-même. Heureusement, les tests se sont avérés négatifs. Depuis lors, nous n’avons pas enregistré d’autres cas.

Radiodiffusion en Afrique: le basculement au numérique en débat

Pour la douzième fois depuis sa création, l’Union africaine de radiodiffusion (UAR), que dirige le Camerounais Grégoire Ndjaka, a réuni tous ses membres en Assemblée générale depuis mercredi 27 mars à Marrakech au Maroc.

Objectif, faire le bilan des activités annuelles de l’institution panafricaine qui rassemble les chaines de télévision publiques, mais aussi quelques privées à vocation panafricaines, et évaluer la mise en œuvre du basculement de la radiodiffusion de l’analogique vers le numérique.

Pour cette session, les participants planchent sur le thème « Les nouveaux médias et leur influence sur l’industrie audiovisuel africain ». Un thème d’actualité quand on sait sous le ciel africain, il subsiste une bataille entre les médias traditionnels et les médias sociaux, les premiers pensant que les seconds pourraient leur ravir la vedette. Mais comme a tenu à la préciser Marc Sakaili, directeur de France 24 et partenaire de l’UAR, « dans la mouvance actuelle, tout va ensemble. Il n’y a pas un média qui soit contre un autre. Tous les médias doivent juste être capables de mettre des contenus certifiés et vérifiables à la portée de tous les publics et en temps réel, tant ceux qui choisissent les canaux linéaires que ceux qui vont sur les réseaux sociaux. Chacun doit avoir le choix », a-t-il déclaré.

Différents autres intervenants ont été d’accord sur le fait que chaque acteur doit donner du sien pour que tous les médias vivent ensemble et de façon complémentaire. Mais pour que les médias traditionnels suivent le cours de l’évolution technologique le basculement de l’analogique vers le numérique est indispensable.

C’est ainsi durant la cérémonie d’ouverture que présidait Mohamed Al Aaraj, ministre marocain de la Culture et de la Communication, en présence de ministres de plusieurs autres pays ou des représentants, l’état d’avancement du basculement a été présenté par quelques-uns. Et beaucoup reste à faire, surtout pour de nombreux pays au sud du Sahara.

Au Cameroun, quatre ans après la mise sur pied du projet de Télévision numérique terrestre (TNT), seules Yaoundé et Douala sont concernées par la phase pilote. « Ces villes sont alimentées par un centre de multiplexage d’une capacité de 50 programmes », a indiqué Charles Atangana Manda, chef de la division de l’observatoire des médias et de l’opinion publique, représentant le ministre de la Communication.

Si on peut déplorer la lenteur dans la réalisation de ce projet, il faut noter que de l’avis des experts, l’infrastructure TNT est assez onéreuse.  Au Niger par exemple, cela a nécessité environ 30 milliards de F. D’ailleurs, en prélu à l’Assemblée générale, il s’est tenu, le 26 mars, un forum sur l’apport des régulateurs dans le processus du passage de l’analogique au numérique.

Toujours pour rester dans l’air du temps, les dégâts des fake news ou infox ont été abordés. Les participants ont également réfléchi sur les droits de retransmission des événements sportifs.

La mode se conjugue au numérique

La plateforme « KESKI me va ce matin » draine du monde de par son goût pour le chic et la valorisation des formes africaines.

Des tenues à la chaîne, qui subliment les formes et les rondeurs africaines. Nous ne sommes pas dans un prêt-à-porter, du moins pas encore, mais sur une page Facebook. Dénommée « KESKI me va ce matin », l’interface offre des contenus de mode au bonheur des dames.

Entre robes, chaussures, sacs à mains, colliers et autres accessoires, les raisons pouvant inciter à s’arracher les articles ici, ne manquent pas.  S’il est vrai que le style prôné se veut plus indiqué pour les dames, il est possible que des hommes s’y retrouvent histoire de faire plaisir à leurs femmes. Face à des articles issus de Turquie, de France, de Chine… la clientèle est face un choix intéressant de tenues. Les prix varient en fonction de la qualité du produit.

Si le projet « KESKI me va ce matin » est aussi tentant, il faut souligner qu’il a moins d’un an. Un engouement qui se justifie alors par l’apport d’une solution à une préoccupation morphologique. Un mannequin peut être certes filiforme, mais la réalité impose d’autres normes : des formes généreuses.

Au-delà de l’expression d’un goût prononcé pour la mode, c’est donc un combat qu’entend relever Josiane Messi, la fondatrice de l’interface. Ingénieure et enseignante de lycée, son but est celui de sublimer les courbes de la femme africaine en général et camerounaise en particulier.

Des courbes qui, en son sens, ne sont pas toujours valorisées. Pour s’en assurer, l’espace offre son expérience professionnelle à travers des conseils dans les domaines du maquillage, du vestimentaire et de l’entretien capillaire via un lien Internet (https://suisjebelle.idealgraphique.com/maquillage). Un échange direct en ligne y est prévu à cet effet, dans la quête d’un style parfait.