Vente de médicaments: des Indiens dans la ville

Sacs au dos, flacons en mains, ils arpentent les routes, écument à longueur de journée les ruelles des quartiers de Yaoundé, se livrant à un quasi porte-à-porte. Ces femmes et hommes sont d’origine indienne. Ils tiennent entre leurs mains de multiples produits contenus dans des boîtes, des flacons ou des sachets : poudres, pâtes, pierres, baumes, essences, bracelets ou presque… tout y est. Ou presque. Leurs besaces en bandoulière en sont chargées. Les femmes se dissocient des hommes pour quadriller le territoire.

Leurs médicaments, disent-ils, soulagent pratiquement tous les maux avec effet immédiat : céphalées, grippe, rage dentaire, rhumatisme, maux de gorge, de nerfs, Ist, malaria, tension artérielle, surcharge pondérale, etc. Francis I. souffrait d’une grippe sévère : « Ils m’ont proposé un flacon contenant un liquide à humer, j’en ai été soulagé. Comme j’ai aussi des soucis de poids, j’ai également pris un bracelet-brûle graisse. Lui par contre ne me donne pas beaucoup satisfaction », assure-t-il. Surtout vendus par les femmes, les produits capillaires et cosmétiques ne sont pas en reste. Adarshini, l’une des commerçantes, explique que ses produits luttent contre la chute de cheveux et en font même pousser.

En présentant ses cheveux, elle se pose en preuve. Dans un français et/ou un anglais approximatifs, ils vous indiquent les différents modes d’emploi, posologie comprise. Pour vous prouver l’efficacité de leurs produits et la véracité de leurs propos, ils n’hésitent pas à les essayer eux-mêmes. Les prix oscillent entre 1 000 et 6 000 F. Mais ils taxent le plus cher possible. Un produit que vous achèterez finalement à 2 000f, ils vous le proposent au départ à 9500 F. Toutefois, ces commerçants ont beau rassurer sur la fiabilité de leurs médicaments, des doutes subsistent. Certains s’interrogent sur l’origine, la constitution des produits, les conditions de manufacture, la qualité, les dates de fabrication et d’expiration, le mode d’usage et même l’efficacité de ces produits.

Elaboration des textes organiques: le comité ad-hoc réactivé

Le communiqué final de la 28e session extraordinaire du conseil d’administration de la SOPECAM parvenu à notre Rédaction.

«Le conseil d’administration de la Société de Presse et d’Editions du Cameroun SCP (SOPECAM) s’est réuni en sa vingt-huitième session extraordinaire, le 27 juin 2017 dans la salle des conseils de l’entreprise sise à Yaoundé, sous la présidence de M. Joseph LE, président dudit conseil.

Madame Marie Claire Nnana, directeur général qu’assistait M. Peter Mabu, directeur général adjoint rapportait les affaires inscrites à l’ordre du jour portant sur :

• L’adoption du procès-verbal de la vingt-septième session extraordinaire du conseil d’administration

• L’examen du suivi de la mise en œuvre des résolutions de la vingt-septième session extraordinaire du conseil d’administration ;

• L’examen du projet de réaménagement de l’organigramme de l’ancienne direction de la Rédaction de Cameroon Tribune (DRCT) en vue de l’intégration du nouveau journal économique (Cameroon Business Today) ;

• L’examen du plan de développement quinquennal de la SOPECAM, horizon 2017-2021 ;

• L’examen du projet des statuts du personnel de la SOPECAM ;

• L’examen du projet du règlement intérieur de la SOPECAM ;

• L’examen du dossier MESSAPRESSE relatif à l’augmentation du taux de la commission sur ventes ;

• L’adoption des résolutions de la vingt-huitième session extraordinaire du conseil d’administration ;

• Les divers.

Le conseil, après avoir écouté le propos introductif du président du conseil d’administration, et après avoir adopté le procès-verbal de la dernière session extraordinaire, a examiné en profondeur les dossiers qui lui ont été présentés. S’agissant des projets de textes soumis à son examen ainsi que le plan de développement quinquennal, et compte tenu de leur importance, le conseil a décidé d’ajourner les débats y relatifs, et de réactiver le comité ad-hoc chargé d’élaborer les textes organiques de la SOPECAM SCP, en vue d’en assurer un examen approfondi. Par ailleurs, relativement à la question de la distribution des produits de la SOPECAM SCP, le conseil a décidé d’envisager à brève échéance, la mise en place d’un dispositif autonome capable de suppléer les carences inhérentes au partenariat avec MESSAPRESSE. Aussi, a-t-il décidé de la mise sur pied d’un comité ad-hoc chargé de proposer les solutions y relatives dans les plus brefs délais.

Au terme de ses travaux, le conseil a félicité la direction générale, pour la qualité des documents qui lui ont été présentés et  la clarté des explications».

Fait à Yaoundé, le 27 juin 2017

Le président du conseil

d’administration.

Œuvres sociales privées: le Minas sur le terrain

A la faveur d’une visite de travail dans trois structures en charge des personnes vulnérables du département du Mfoundi.

C’est au pas de course, que le ministre des Affaires sociales, Pauline Irène Nguene, a entamé une visite de travail consacrée à l’évaluation du fonctionnement et des interventions techniques des œuvres sociales privées dans le département du Mfoundi. Ont tour à tour reçu la visite du ministre, le foyer des missionnaires de la charité de Simbock, le foyer des centres d’accueil de l’espoir d’Efoulan et l’association Prohandicam (Promotion des handicapés du Cameroun).

Entre les trente six pensionnaires, tous âgés de plus de 75 ans et pour la majorité abandonnés par leurs familles, les orphelins du sida, les enfants issus de familles indigentes, les jeunes filles-mères et les jeunes désœuvrés d’Efoulan, les personnes handicapées de Mimboman, Pauline Irène Nguene est passée par toutes les émotions. Elle a eu droit à une présentation sans complaisance des situations et problèmes liés à chaque structure et catégorie de personnes. Et face aux interpellations, elle a su trouver les mots justes pour encourager les promoteurs de différents centres, galvaniser les encadreurs et surtout réconforter les personnes vulnérables.

« Nous sommes venus toucher du doigt les réalités de vos quotidiens et les problèmes auxquels vous faites face. Tout en vous adressant nos félicitations pour tous les efforts entrepris dans l’encadrement de toutes ces personnes vulnérables, nous voulons vous dire que vous n’êtes pas seuls et que dans la mesure de nos moyens, nous apporterons des solutions à vos problèmes, afin que l’ensemble de la communauté nationale développe une vision positive de la société égalitaire à laquelle nous aspirons », a dit le Minas. Et elle n’est pas venue les mains vides. A chaque étape, des dons constitués de déambulateurs (fauteuils), couvertures, cartons de savon, d’huile, de sucre, de bougies, de sardines, de pâtes alimentaires, de poissons, d’eau de javel, de couches pour adultes, de thé, de sacs de riz et de papiers hygiéniques ont été remis à chaque structure.

« Nos interventions ont montré leur efficacité »

Dr Jean Bosco Elat Nfetam,  secrétaire permanent du Comité national de lutte contre le sida.

Des chiffres montrant des avancées certaines dans la lutte contre le VIH ont été dévoilés par le ministre de la Santé publique. Quelles  mesures ont été prises  pour y arriver?

C’est l’ensemble des mesures qui ont été décrites dans le précédent plan stratégique de lutte contre le sida embrassant la période 2014-2017. Ce sont entre autres, la prévention de nouvelles infections par voie sexuelle, avec la promotion de l’utilisation des préservatifs. C’est à peu près 37 millions de préservatifs qui ont été distribués en 2017. On fait de plus en plus la promotion de l’utilisation du préservatif dans les cas de rapports sexuels à risque. La deuxième chose, c’est la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant. Dans ce cadre-là, on encourage des femmes enceintes à aller en consultation prénatale afin qu’en cas de séropositivité, la mère et l’enfant soient mis sous traitement. Autre chose, nous avons la promotion des comportements à moindre risque. Avec l’encouragement de l’abstinence pour ceux qui ne sont pas encore dans la vie sexuelle, et l’introduction  de l’enseignement du VIH dans les établissements scolaires. Nous n’oublions pas toutes les grandes campagnes organisées sous le haut patronage de la première dame, comme « Vacances sans sida ». Ces différents programmes ont quand même permis de limiter les infections, surtout la transmission sexuelle et puis la transmission de la mère à l’enfant. Nous avons également mis en place en collaboration avec le programme national de transfusion sanguine, un programme qui vise à transfuser du sang sécurisé.

Pour l’agenda 2018-2022 qu’est-ce qui sera fait pour baisser davantage le taux de prévalence ?

Les mêmes interventions vont continuer. Elles ont montré leur efficacité. Il s’agit parfois de passer à une échelle supérieure certaines interventions, en étendant les zones d’intervention. On a quand même identifié ce que nous appelons des groupes cibles pour lesquels le taux de nouvelles infections ne diminue pas au même rythme que celui de la population générale. Entre autres, les travailleurs de sexe, les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes, les transporteurs de longue distance. Pour les jeunes, nous allons de plus en plus faire recours aux moyens de communication modernes. Nous allons commencer à expérimenter cela avec « Vacances sans sida », mais aussi les réseaux sociaux, pour  véhiculer de plus en plus de messages de sensibilisation et atteindre le maximum de jeunes.

Comment se passe la prise en charge des personnes vivant avec le VIH/sida ?

Pour toute personne vivant avec le VIH, le gouvernement a pris la mesure selon laquelle toutes les formations sanitaires jusqu’aux centres de santé qui offraient déjà les services de prévention de transmission de VIH de la mère à l’enfant, puissent offrir les services de traitement à toute la population. Nous voulons lancer un appel afin que les populations profitent de ces mesures pour permettre que les services liés à la lutte contre le VIH atteignent aussi les populations les plus reculées. Nous avons aussi lancé la dispensation communautaire des antirétroviraux par les communautés. Cela permet aussi de ne pas perdre beaucoup de temps dans les formations sanitaires et que ces personnes puissent bénéficier des antirétroviraux auprès de leurs maisons et dans des associations où ells se sentent un peu à l’aise. Les antirétroviraux ça marche, c’est gratuit.

Pâques 2018: les fidèles dans la semaine sainte

Dans les églises et chapelles, les chrétiens se préparent à la commémoration de la résurrection de Jésus Christ dimanche prochain.

Des catéchistes qui s’activent aux dernières répétitions pour préparer les examens des catéchumènes. C’est dans la perspective de la réception des différents sacrements dimanche prochain, jour de Pâques. Baptêmes et premières communions sont attendus le jour de la Résurrection de Jésus Christ, la plus grande fête chrétienne.

La scène se déroule à la paroisse Sainte Faustine de Bitotol située à un jet de pierre du quartier Nkoabang à Yaoundé. Ici, le curé l’Abbé Kisito Eloundou a déjà dressé le programme qui mène la communauté chrétienne au Triduum Pascal. « Nous avons prévu la préparation des catéchumènes aux trois jours de prières intenses qui commenceront le Vendredi saint. A cela, il faut s’ajouter les confessions et la représentation de la Passion du Christ », indique le curé.

Pour célébrer le sacrement de l’ordre, les dames apostoliques de cette paroisse vont organiser un repas à l’endroit des prêtres en souvenir du Jeudi saint. « Au-delà de toutes ces activités, nous invitons les fidèles à se convertir pour ces comportements qui ne cadrent pas avec l’évangile.

La société est de plus en plus embrigadée dans divers fléaux sociaux qui inquiètent. Nous demandons aux uns et aux autres de revenir vers Dieu », souligne l’Abbé Kisito Eloundou. Chez les fidèles protestants et évangéliques, l’ambiance est identique.

« C’est une semaine pas comme les autres. Elle nous prépare à la mort et la résurrection du Christ. En tant que jeune de la JAPE (Ndlr : Jeunesse d’action protestante et évangélique), nous avons des séances de prières et des activités bibliques tous les jours au cours desquelles nous allons sensibiliser la jeunesse sur l’importance à accorder à Dieu dans nos vies », explique Pauline Angeline Mandjana Belong, fidèle.

A la chapelle Galilée de Rue Manguiers, l’heure est à la prière et aux divers préparatifs sous la coordination du pasteur Dr Jean Patrick Nkolo Fanga. L’homme de Dieu va consacrer la journée du Jeudi saint au lavement des pieds des fidèles et à l’imposition des mains.

C’est la même atmosphère à l’église évangélique. Les pasteurs et les anciens de l’église tout comme les diacres et les diaconesses, s’activent à célébrer la résurrection du fils de Dieu fait chair dimanche prochain.