Annulations de titre foncier : on révise les procédures

L’annulation d’un titre foncier ne sera bientôt plus aussi automatique qu’avant. Depuis les années 1970 en effet, si vous êtes en possession d’un titre foncier et qu’un tiers vienne à brandir le sien, au sujet de la même parcelle de terre, les deux documents sont purement et simplement annulés, en attendant que le propriétaire légitime soit déterminé. Ce qui laisse le plus souvent place à d’interminables litiges fonciers et dans certains cas, le vrai détenteur peut perdre son terrain au profit du fraudeur.

Pour éviter de telles situations, Henri Eyebe Ayissi, ministre des Domaines, du Cadastres et des Affaires foncières a mis en place le 2 mars dernier, une équipe chargée d’élaborer un projet de décret modifiant et complétant certaines dispositions du décret n°76/165 du 27 avril 1976, fixant les conditions d’obtention du titre foncier. L’équipe conduite par l’inspecteur n°1 du Mindcaf et constituée entre autres des directeurs des domaines, du cadastre, des délégués régionaux et départementaux dispose de 45 jours, à compter du 2 mars en question, pour produire son rapport. Ceci en identifiant les problèmes d’application rencontrés et des innovations nécessaires. 

Cette démarche qui n’est pas la première dans cette administration s’inscrit dans la mouvance du toilettage des textes dont l’application s’avère de plus en plus difficile. Car la mise en œuvre mécanique du décret de 2005, entraîne selon des experts, une insécurité juridique des détenteurs de titres fonciers. « Il est important qu’un texte régissant une procédure importante comme celle de l’immatriculation directe, fasse l’objet d’une analyse par un comité ad hoc constitué de personnes expérimentées. Cette équipe a pour mission de relire ces textes mais aussi, de proposer des améliorations, en supprimant certaines des dispositions à problème. La législation en vigueur a besoin d’être actualisée », explique une source bien introduite dans ce département ministériel.

Pour cette tâche, l’équipe ciblera surtout l’ensemble des dispositions qui obligent l’administration à retirer les titres fonciers initiaux lorsque qu’un nouveau a été établi. Ce qui posait un certain nombre de problèmes au niveau du droit. C’est pour cette raison et bien d’autres, que le toilettage desdits textes a été instruit par le ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières, Henri Eyebe Ayissi. Les lignes devraient donc bouger.

Un bâtisseur s’en va

Mgr Jean Marie Benoît Bala a été pendant 30 années au service de l’église catholique

Lorsqu’il a été ordonné prêtre le 20 juin 1987 par Mgr Jean Zoa, Jean Marie Benoît Bala, avait placé son ministère sous le signe de la fraternité et de l’amour des chrétiens. Après 30 ans de service au sein de l’église catholique, les différents témoignages laissent croire que c’est une mission accomplie. A la paroisse Baptême de Jésus St Ambroise de la Cité verte à Yaoundé, où il a exercé en 1989, comme premier curé, c’est l’image d’un bâtisseur qu’il a laissée. « Lorsque Mgr a commencé à officier ici, il n’y avait pas de chapelle, c’est sous un manguier qu’il édifiait les fidèles sur la parole de Dieu. Il a pratiquement fait du porte-à-porte pour inviter les fidèles à le rejoindre. Puis il a commencé à encourager les croyants à la construction de l’église. En partant, il nous a laissé son esprit de bâtisseur et de fraternité qui l’animait. C’est ainsi que nous avons construit notre chapelle », affirme Marie Nga, fidele. C’est le même témoignage chez les chrétiens de la paroisse de Dzong-Melen et au petit séminaire de Mvolyé où il a été recteur.

C’est le 10 mai 1959 à Oveng, dans le département de la Mefou-Akono, région du Centre que Jean Marie Benoît Bala a vu le jour. Après des études primaires sanctionnées par l’obtention du CEPE, il entre au petit-séminaire et, son baccalauréat en poche, il est admis au grand séminaire Notre-Dame de l’immaculée conception de Nkolbisson, à Yaoundé. Il est ordonné prêtre le 20 juin 1987, à 28 ans. Commence alors une carrière sacerdotale qui le verra, vicaire, curé, aumônier diocésain des écoles, vice-procurateur diocésain, supérieur du petit séminaire de Yaoundé, aumônier de la congrégation des filles de Marie, et professeur au grand séminaire de Nkolbisson.

En plus des études en philosophie et en théologie au grand séminaire de Nkolbisson, il était titulaire d’un diplôme en sciences sociales et en gestion obtenu à l’Institut catholique de Yaoundé. Le 15 avril 2003, son destin bascule. Il est nommé nouvel évêque de Bafia en remplacement de Mgr Athanase Bala atteint par la limite d’âge. Il y passera 14 ans jusqu’à son décès la semaine dernière.

« Les étudiants sont satisfaits »

Quel bilan dressez-vous de votre partenariat avec l’IAI-Cameroun et l’IFTIC-Sup ?

La première année a été pour nous un succès. Les objectifs que nous nous étions fixés ont pu être atteints. C’està-dire réaliser tous les enseignements avec deux équipes pédagogiques de qualité, de pouvoir assurer notamment tous les modules et de permettre aux étudiants au cours de la première année d’augmenter en compétence. Les enseignements se sont déroulés tels que nous les avons planifiés avec une partie des enseignements qui devaient se faire par des professeurs et maîtres de conférences de Bourgogne qui devaient se déplacer à Yaoundé. Cela a été le cas et une autre partie des enseignements qui devaient se faire par des enseignants chercheurs des universités camerounaises. Globalement, l’équipe pédagogique de Dijon que je représente est entièrement satisfaite et les discussions que j’ai eues avec les collègues camerounais et nos partenaires l’IAI-Cameroun et l’IFTIC-Sup, l’information s’est bien déroulée. J’ai aussi eu pendant l’année un retour positif des étudiants qui sont satisfaits des enseignements qui se sont déroulés.

Quelles sont les débouchés du Master en sécurité des systèmes numériques ?

Aujourd’hui, nous sommes orientés vers la digitalisation de quasiment tous nos services. Lorsque vous vous connectez sur un site web, vous fournissez des données, vos photos de vacances ou les données de vos entreprises ne sont pas forcément hébergées sur votre ordinateur, mais elles le sont dans d’autres structures. Ces personnes que nous formons permettront à l’avenir de conseiller les entreprises soit sur les solutions de sécurité ou alors, elles seront-elles-mêmes dans des structures qui vont pouvoir stopper ces données pour pouvoir les sécuriser et quand on sécurise ces données, il faut au mieux garantir l’inviolabilité des données, éviter la perte des données en question et puis sécuriser les échanges qui seront de la structure qui stock de manière  à externaliser vers les terminaux des usagers. Pour ce qui est des débouchées d’emploi, les étudiants auront la possibilité d’avoir des responsabilités comme administrateurs système et réseau ou responsable d’audit, des systèmes d’information au sens large entre autres.

Urgences médicales : des médecins formés sur les situations de conflits

Le contexte s’y prête. Les médecins camerounais ont besoin de se former et de se préparer à travailler par temps de  conflits. C’était tout le sens de la Journée thématique de la Société camerounaise d’anesthésie et de réanimation et de médécine d’urgence (Scarmu) tenue le 23 juin dernier à la Faculté de médecine et des sciences biomédicales (Fmsb) à Yaoundé. Médecins anesthésistes et de réanimation, urgentistes, médecins légaux entre autres, sous la coordination du Pr Jacqueline Ze Minkande, présidente de la Scarmu et doyenne de la Fmsb, ont été formés sur le thème central : « Urgences et anesthésie réanimation en situation de conflits ». Une formation qui les édifiait sur plusieurs sous-thèmes. Notamment , l’anesthésie en situation de guerre, les blessures par balle, la réanimation sur place, le transport médicalisé. « Cette rencontre nous a permis de mieux appréhender les concepts de triage en situations difficiles, de connaître comment est faite la riposte à tous les niveaux décisionnels, de mieux intégrer les adaptations de l’anesthésie liée à la chirurgie de guerre ainsi que la prise en charge des urgences en zone de conflits », a expliqué Dr Ivan Ndongo, résident anesthésie et réanimation.  

Pour le Pr. Jacqueline Ze Minkande, cette journée a servi à la mise à niveau de ces professionnels de la santé. Ils sont préparés pour ne pas être surpris lors d’une catastrophe. « Notre pays fait face à un certain nombre de crises (…) et c’est ce qui justifie le thème de notre journée.  La catastrophe arrive toujours quand et où on ne l’attend pas. Notre rôle est donc de la prévenir par la formation de base et continue, le partage d’expériences vécues et la réalisation des simulations », a confié la présidente de la Scarmu.

Composition de la Commission nationale d’examen des demandes d’accès au bénéfice de l’aide publique à la Commmunication privée pour l’exercice 2018

Décision N°003/MINCOM/CAB/DMPP du 05 février 2018

Le ministre de la Communication, décide :

Article 1 : Sont et demeurant rapportées, les dispositions de la décision N°0119/MINCOM/CAB/DMPP du 07 mars 2017 constatant la composition de la Commission nationale d’examen des demandes d’accès au  bénéfice de l’aide publique à la Communication privée pour l’exercice 2017.

Article 2 : Est constatée ainsi qu’il suit, la Composition de la Commission nationale d’examen des demandes d’accès au bénéfice de l’aide publique à la Communication privée pour l’exercice budgétaire 2018.

Président : M. Issa Tchiroma Bakary, ministre de la Communication.

Secrétaire exécutif : M. Ngankak Kameni René  Kisito, directeur du développement des médias privés et de la publicité.

Rapporteur : M. Doumga, sous-directeur du développement des médias privés.

MEMBRES REPRESENTANT LES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES

Ministère des Postes et Télécommunications :

– M. Kalpele, directeur de la régulation et du contrôle des activités postales.

Le représentant du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle.

Ministère des Finances :

– Le représentant de la direction générale des Impôts.

– Le représentant de la direction générale du Budget.

Ministère du Tourisme :

– M. Epoune Serge Eric Alain, chef de la cellule de Communication.

Ministère de l’Enseignement supérieur :

– M. Mbia Jean Paul, chef de la cellule de Communication.

Ministère des Enseignements secondaires :

– M. Ikoula Luc Ernest, chef de la cellule de Communication.

Ministère du Travail et de la Sécurité sociale :

– M. Bougha Bertrand Didier, chef de la cellule de Communication.

Caisse nationale de Prévoyance sociale :

– M. Souaibou Bagoura, directeur technique.

MEMBRES REPRESENTANT LES PROFESSIONS

I–Organisations professionnelles des journalistes et éditeurs de journaux périodiques :

1- M. Nta à Bitang Jean, vice-président de l’Union des Journalistes du Cameroun (UJC) ;

2- M. Nzoh Ngandembou Zachee, président du « Newspaper Editors Association of Cameroon (NEPAC);

3- M. Essama Luc Marie Benjamin, représentant du président de l’Association Camerounaise des Editeurs de Presse (ECEP).

II – Entreprises privées de communication audiovisuelle :

1- Mme Ebobisse Annie Rose, directeur de « DYNAMIC FM » ;

2- M. Ngompemo André, directeur général de « INTERVILLAGES PRODUCTIONS » ;

3- M. Fondufe Bernard Fonlon, directeur général de « SPECTRUM TELEVISION » (STV).

III – Entreprises privées de presse cybernétique :

– M. Fandja Leonard, directeur général de « LES VISAGES D’AFRIQUE.COM »

IV – Imprimeries

– M. Tendong Nangwe Richard, directeur général de l’imprimerie CAMTEPH SARL.

V – Distributeurs de journaux et périodiques :

– M. Messouane Medjue Georges : président du Comité de gestion de la Société Coopérative pour l’Edition et la Distribution de la presse du Cameroun (CEDIPRESSE)

VI– Organisations professionnelles du secteur de la publicité :

1- Mme Barla Eyango Anne-Marie Georgette Alvine, directeur général de Mc CANN DOUALA.

2- M. Albert Osée Miambo Ndengue, directeur général de OPTI MEDIA.

VII– Organisations professionnelles et secteur de la Communication globale :

-M. Omboui Marc, président du groupe de recherches et d’édudes en communication (CLAP-GERCOM).

Article 3 : Les intéressés auront droit aux facilités de travail et pourront prétendre le cas échéant, au remboursement des fraits de transport engagés conformément à la réglementation en vigueur.

Article 4 : La présente décision sera communiquée partou où besoin sera.

Le ministre de la Communication