Dimanche, le vote

Conformément au décret présidentiel du 7 février dernier portant convocation du collège électoral en vue de l’élection des sénateurs, près de 10 000 conseillers municipaux sont appelés aux urnes le 25 mars 2018.

Ils vont élire 70 sénateurs de la quarantaine de listes présentées par neuf partis politiques et validées par le Conseil électoral d’Elecam.

Elections Cameroon a d’ailleurs réussi le pari de livrer, une semaine avant le scrutin, le matériel et les documents électoraux aux responsables des 81 bureaux de vote créés pour ce scrutin.

A la direction générale des Election, l’on explique que les journées de vendredi 23 mars et samedi 24 mars sont consacrées à la formation pratique des présidents de bureaux de vote et à la simulation du vote.

Lancée samedi 10 mars dernier, la campagne électorale prend fin demain, 24 mars 2018 à minuit. L’on s’attend à vivre les derniers grands meetings de mobilisation, surtout du côté du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), premier pourvoyeur en grands électeurs avec 8685 conseillers municipaux.

L’instruction du Secrétaire général de ce parti est de profiter de la célébration des 33 ans du parti pour organiser des veillées électorales avec l’ensemble des conseillers municipaux dans les chefs-lieux de département. Le vote ayant justement lieu dans les capitales départementales. Les autres formations politiques ont misé sur le porte-à-porte.

Les réunions en petit comité vont continuer jusqu’au dernier moment.

Côté financement, les partis ont fourni toutes les informations requises pour le virement de la première tranche des fonds publics à eux destinés. C’est vrai que ces formations politiques avaient déjà trouvé des palliatifs pour gérer les dépenses incompressibles de campagne (affiches, banderoles, profession de foi, etc.) avant l’intervention de l’Etat.

Elecam pour sa part a déjà garanti aux conseillers municipaux la disponibilité des frais liés à leur déplacement de dimanche, comme prévu par la loi. Le code électoral rend d’ailleurs obligatoire la participation des conseillers municipaux à ce vote.

Pas d’état de grâce

Commentaire

  La prestation de serment des membres du Conseil constitutionnel a eu lieu hier au moment où les électeurs sénatoriaux sont convoqués au chef-lieu de chaque département, le dimanche 25 mars 2018, à l’effet de procéder à l’élection des sénateurs. Il va sans dire que l’auguste institution va se mettre immédiatement au travail car c’est le Conseil constitutionnel qui veille à la régularité de l’élection des sénateurs.

D’ores et déjà, on peut relever qu’après la réception, le 22 février 2018, par Elections Cameroon (ELECAM), des dossiers de candidature pour la prochaine élection des sénateurs, il est apparu que neuf partis politiques ont déposé leurs dossiers de candidature à ELECAM, à savoir : le RDPC, le SDF, le FSNC, l’UDP, l’ANDP, l’UPC, l’UNDP, l’UMS et l’UDC.

La loi portant Code électoral prévoit que 15 jours au moins avant la date du scrutin, le Conseil électoral arrête et publie la liste des candidats. Ce qui signifie qu’à l’issue de la session de plein droit du Conseil électoral d’ELECAM prévue ce jour, la liste des candidatures retenues  pour l’élection sénatoriale sera connue. Selon la loi, le Conseil électoral peut accepter ou déclarer irrecevable une candidature.

La notification de la décision motivée de rejet d’une candidature est faite à l’intéressé par le directeur général des élections. Une copie de ladite décision est immédiatement communiquée au Conseil constitutionnel. La décision de rejet d’une candidature ou celle portant publication des candidatures peut faire l’objet d’un recours devant le Conseil constitutionnel. Dans tous les cas, la notification de la liste des candidats est faite immédiatement au Conseil constitutionnel.

Les contestations ou les réclamations relatives au rejet ou à l’acceptation des candidatures, ainsi que celles relatives à la couleur, au sigle ou au symbole adoptés par un candidat, sont également soumises à l’examen du Conseil Constitutionnel par tout candidat, tout parti politique prenant part à l’élection ou toute personne ayant qualité d’agent du gouvernement pour ladite élection, dans un délai maximum de deux jours suivant la publication des candidatures.

Les contestations ou les réclamations sont faites sur simple requête adressée au Conseil constitutionnel.

Le recours n’est pas suspensif. Il en est donné acte par le Conseil constitutionnel. Sous peine d’irrecevabilité, la requête doit préciser les faits et les moyens allégués. La requête est communiquée à toutes les parties intéressées par tout moyen rapide, laissant trace écrite puis affichée au Conseil constitutionnel dans les 24 heures suivant le dépôt de la requête.

  Les mémoires en réponse sont déposés dans les 24 heures suivant la communication ou l’affichage de la requête. Il en est donné récépissé par le Conseil constitutionnel. En cas de contestations ou de réclamations relatives au rejet ou à l’acceptation des candidatures, ainsi que celles relatives à la couleur, au sigle ou au symbole adoptés par un candidat, le Conseil constitutionnel saisi statue dans un délai maximum de dix jours suivant le dépôt de la requête.

La décision survenant à la suite d’un recours contre le rejet ou l’acceptation d’une candidature, ainsi que celle relative à la couleur, au sigle et/ou au symbole sont immédiatement notifiées au Conseil électoral et aux autres parties intéressées.

Dans tous les cas, le Conseil constitutionnel proclame les résultats de l’élection des sénateurs dans un délai maximum de 15 jours à compter de la date de clôture du scrutin. Comme on le voit, les membres du Conseil constitutionnel ont du pain sur la planche.

Digital Economy: Untapped Treasure!

Information and Communication Technologies offer wide range of opportunities capable of transforming lives of young Cameroonians.

The advent of Information and Communication Technologies (ICTs) brought in a new paradigm in the way people view life. ICTs have had a significant impact on almost all spheres of life including the economy, hence the concept of digital economy came en vogue.

Cognizant of this, President Paul Biya in his end-of-year address to the nation on December 31, 2015, stated; “We must rapidly bridge the digital economy development gap. This is a genuine growth driver as well as a niche for new jobs for our youth.” The Head of State reiterated his resolve towards the option which, to say the least, is an engine for economic growth during his message to the youth on February 10, 2017 during which he stated emphatically that the FCFA 102 billion worth Three-year Youth Emergency Plan will focus on various areas of interest such as agriculture and digital economy.

The digital economy presents a veritable treasure that is yet to be adequately exploited in Cameroon. Conscious of the abundant wealth in the sector, the government through the Ministry of Posts and Telecommunications is leaving no stone unturned to develop infrastructures necessary such as the broadband as well as promoting human capital development. This in a bid to integrate the use of ICTs in implementing activities in other sectors such as trade, tourism and even culture. The government has developed a strategic plan (2016-2020) which has the sole objective of turning Cameroon into a digital economy.

Generalising access to broadband services for citizens, businesses and raising internet penetration rate from 11 per cent in 2016 to 50 per cent in 2020 are the hallmarks of the plan which will facilitate online trade, mobile banking and other ICT-related enterprises.

Just last week in Yaounde, the Minister of Posts and Telecommunications, Minette Libom Li Likeng launched the first phase of the programme dubbed “Digital Economy Globe Trotter,” which aims at identifying and funding youth projects in the domain. Over 200 projects were recorded and the holders urged to develop their business plans for eventual considerations.

Youths such as Authur Zang who invented Cardiopad and Churchhill Nanje in Buea who founded job search website “Njorku” are among several other youths who have had breakthroughs in the digital economy with resounding successes.

 

Albert Kamga: « L’économie numérique constitue un gisement d’emplois »

Inspecteur chargé des questions techniques, MINPOSTEL.

L’économie numérique est un domaine vers lequel plusieurs jeunes s’orientent de nos jours. Qu’est ce qui explique cet engouement, selon vous?

En considérant les deux volets de l’économie numérique, à savoir le développement des technologies de l’information et de la communication (TIC) comme secteur de l’économie dont les acteurs sont notamment les fabricants d’équipements TIC, les opérateurs des télécommunications et les fournisseurs de services de communications électroniques pour ce qui est du premier volet, et la transformation des autres secteurs d’activités économiques pour ce qui est du second volet, nous notons que l’économie numérique constitue un gisement d’emplois essentiellement pour les jeunes, puisqu’il s’agit d’activités nécessitant des connaissances dans des matières et concepts relativement nouveaux, ainsi qu’un sens élevé de l’imagination, voire du rêve pour répondre aux besoins sociaux identifiés ou à susciter. Les opportunités ici sont en termes d’emplois salariés et d’auto-emploi. Pour mieux illustrer, une application attrayante qui pourrait être téléchargée par un million d’utilisateurs pour une quote-part de 250 F à reverser au développeur rapporterait 250 millions de F à ce dernier. De même que les transformations à opérer pour les entreprises qui veulent être à la page va nécessiter le recrutement des jeunes qui ont la maîtrise technique et technologique nécessaires.

Que fait le ministère des Postes et Télécommunications pour faciliter l’accès à ce secteur porteur?

Le MINPOSTEL, sur instructions du Premier ministre, chef du gouvernement, a coordonné en 2016, l’élaboration du plan stratégique de développement de l’économie numérique (« Plan stratégique Cameroun numérique 2020 »), véritable boussole pour le développement du numérique au Cameroun. Le processus d’élaboration a été participatif, avec la contribution des acteurs du secteur public, du secteur privé et de la société civile. Il est question à présent, pour ce qui relève directement de la responsabilité du MINPOSTEL, à savoir s’assurer du développement des infrastructures tant en quantité qu’en qualité, étant donné que ces infrastructures constituent le socle pour le développement de l’économie numérique. Il est question également de faciliter la transformation des autres secteurs d’activités au moyen des TIC. A ce sujet, un approfondissement des actions à envisager au niveau sectoriel a permis d’arrêter les projets prioritaires à mettre en œuvre (santé, éducation, agriculture, etc.). L’approche participative étant celle qui garantit le mieux le développement durable, Madame le ministre des P&T a mis en place un cadre de concertation notamment avec le secteur privé pour échanger sur les problématiques du numérique dans notre pays et y envisager ensemble des solutions durables. Le MINPOSTEL accompagne également les jeunes dans la maturation de leurs projets du numérique. Vous êtes sans doute au courant de la caravane qui a été lancée le 6 janvier 2017 et qui va sillonner le pays à cet effet, avec à terme la mise en place d’un Cyber Park pour cet appui aux jeunes. La régulation du secteur n’est pas en reste non plus. Cette activité ayant été soulignée par le chef de l’Etat dans son message à la Nation le 31 décembre 2015 comme l’un des points à améliorer. Il est question de permettre une concurrence saine entre acteurs du marché, en veillant sur leur traitement équitable et à ce que chacun remplisse ses obligations légales et réglementaires.

L’on a observé des dérives quant à l’utilisation de ces outils numériques par des jeunes. Quelle politique d’encadrement préconisez-vous?

Un accent est mis sur la sensibilisation et la formation. En matière de sensibilisation, par exemple, des messages spécifiques sont envoyés pour appeler l’attention des utilisateurs des TIC sur certains risques auxquels ils sont exposés.  Les Camerounais et notamment les jeunes doivent utiliser les TIC dans le respect des lois et règlements en vigueur. En matière de formation, elle part de la base et va jusqu’au supérieur. Les matières TIC sont enseignées depuis l’école primaire. Le MINPOSTEL travaille aussi avec les autres administrations et institutions, directement ou à travers des entités spécialisées sous tutelle, à l’élaboration des programmes de formation spécifiques sur les TIC. Un programme de recherche sur la cyber sécurité est, par exemple, en cours en partenariat au niveau national avec l’université de Buea. D’autres initiatives ont été menées ou sont également en cours avec l’Ecole nationale supérieure polytechnique (ENSP). Vous aurez noté aussi la transformation de l’ex-école Nationale Supérieure des Postes et Télécommunications en Ecole supérieure des Postes des Télécommunications et des TIC (SUP’PTIC), afin de la rendre plus efficace et compétitive en matière de formation. Par ailleurs, les pouvoir publics font le nécessaire au niveau technique pour la préservation de notre pays contre les actes de cybercriminalités, ce notamment à travers des structures de veille et d’alerte, ainsi que pour les investigations en ce qui concerne les crimes qui n’ont pu être empêchés.

Propos recueillis par Azize MBOHOU

From the Constitutional Council : jour d’audience

La salle d’audience du Conseil constitutionnel sise au Palais des Congrès était prête hier dès 11h45. L’élément en relief dans ce décor est le prétoire, placé juste en face de l’espace réservé au président de l’institution, Clément Atangana et des autres conseillers. Des dizaines de chaises sont également disposées dans la salle pour les parties et les curieux, signe du caractère public de l’audience. Elle s’ouvre ce jour à 11 h, sous la présidence effective du président du Conseil constitutionnel. Les joutes contradictoires en vue mettront en scène neuf formations politiques à savoir : le Pcrn, le Fsnc, le Sdf, le RDI, le Rdpc, l’Upc, l’Udt, l’Undp et l’Ufp. Elles ont déposé 39 recours dans 19 circonscriptions électorales, après la publication des listes des candidats aux législatives par le Conseil électoral Elections Cameroon.

C’est une première expérience que s’apprête à vivre Clément Atangana et les autres membres de cette institution, précisément pour ce qui est des élections législatives. Mais, après le contentieux des sénatoriales et celui de la présidentielle, il est clair que l’expérience de l’écoute, du contradictoire et de la justesse des décisions du Conseil constitutionnel s’est consolidée. L’instance devra donc analyser les arguments de l’Union des Populations du Cameroun par exemple, qui vient en tête avec six recours et entend plaider pour la réhabilitation de ses listes rejetées par Elecam. De même, une attention sera accordée à Jérémie Singandawinz, militant RDPC du Haut- Nyong à l’Est, qui conteste un candidat de son parti. Les arguments du Social Democratic Front, dont quatre recours sont inscrits au rôle du Conseil constitutionnel, habitué de cette arène politico-juridique, sont également attendus.

Lutte contre le terrorisme: le Nigéria et le Cameroun vont intensifier leur coopération

Déclaration du chef d’étatmajor des forces armées nigérianes après le tête-àtête avec son homologue, le général de corps d’armée René Claude Meka, hier à Yaoundé.

Le chef d’état-major des forces armées nigérianes, général Abayomi Gabriel Olonisakin était à Yaoundé hier 23 avril 2018. Exactement deux ans après son dernier séjour au Cameroun. Reçu en fin de journée par son homologue, René Claude Meka, il a affirmé à la presse être venu pour deux raisons majeures.

Plaider pour un renforcement de la coopération entre les deux armées et se concerter avec les autorités militaires camerounaises pour vaincre définitivement Boko Haram.

« Je suis venu solliciter plus de coopération et plus de synergie entre nos forces pour barrer la voie à Boko Haram et à tous les groupes terroristes qui menacent la paix dans la sous-région », a déclaré général Abayomi Gabriel Olonisakin.

Après une demi-heure d’échange en têteà- tête avec le général de corps d’armée René Claude Meka dans le cabinet de ce dernier, les deux chefs d’état-major se sont retrouvés à huis clos dans la salle de réunion du CEMA, entourés chacun de cinq hauts-gradés.

Au bout d’une heure de discussion, le chef d’état-major des forces armées nigérianes a repris le chemin de l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen, en direction du Nigeria. Avant sa venue au Cameroun, il a indiqué à Cameroon Tribune s’être arrêté au Tchad où il a eu un échange similaire avec son homologue tchadien.

Il a aussi souligné s’être rendu au quartier général de la Force multinationale mixte à laquelle le Cameroun et d’autres pays africains sont parties prenantes .