« Le Cameroun peut tirer davantage de la coopération décentralisée »

Quel est l’objet du guide de la coopération décentralisée ?

Nous avions à cœur de nous assurer que la coopération décentralisée, qui est un autre moyen pour les populations de se connaître et pour les communautés de travailler ensemble au bénéfice de personnes qu’elles représentent, doit être organisée. Jusqu’à présent, beaucoup de nos maires ne se sont pas toujours conformés à ce que le droit a prévu en la matière. Il s’est donc agi pour nous de nous assurer que ce droit permettait toujours de bien travailler. A l’analyse, nous pensons qu’il peut être légèrement amendé. C’est une des conclusions à laquelle nous sommes arrivés. Les textes qui régissent la coopération décentralisée peuvent être améliorés. Nous avons mis en place un dispositif qui va réfléchir à cette amélioration. 

La seconde activité a consisté à examiner le guide que nous voulons mettre à la disposition des acteurs de la coopération décentralisée. Il faudrait qu’ils sachent à quoi se préparer afin de conduire les activités liées à la convention signée. L’objectif au final étant que les populations, que les collectivités représentent, sortent enrichies de ces échanges. Le guide a reçu un bon accueil de la part de tous ceux qui l’ont examiné et nous sommes parvenus à un document à mettre définitivement en forme et à vulgariser. L’idée étant que chaque acteur qui a des questions sur le sujet y trouve toutes les réponses.

A ce jour, quel est l’état des lieux de la coopération décentralisée au Cameroun ?

Je vais prendre pour référentiel l’année 2011 au cours de laquelle le décret du Premier ministre qui réglemente ces questions a été signé, mettant en place une commission qui s’occupe des questions liées à l’examen de cette coopération. Un nombre important de nos collectivités ont signé des conventions entre elles. Cela ne se sait pas assez. Des communes signent des conventions au Cameroun et avec des collectivités à l’extérieur de notre pays, lesquelles participent de la coopération décentralisée. Par ailleurs, des regroupements de collectivités territoriales signent des conventions avec d’autres regroupements d’autres pays. Mais, nous pouvons mieux faire et notre pays peut en tirer davantage d’opportunités.

« Nous souhaitons une implication des parlementaires pour la ratification de nos instruments juridiques »

Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’Union africaine.

Qu’est-ce qui explique votre présence à l’ouverture de cette session du Parlement panafricain ?

C’est la première fois que je m’adresse au Parlement panafricain depuis ma prise de fonction à l’Union africaine en mars 2017. Notre échange a porté sur les priorités et les défis de notre continent. Le Parlement panafricain est l’une des institutions, parmi les plus importantes de l’architecture de l’Union africaine. Certes, jusque-là, il n’a que des attributions consultatives, mais il a été prévu par le Protocole portant création de cette institution, qu’elle va acquérir la plénitude de ses attributions en matière parlementaire. Pour ma part, je souhaite cet événement le plus proche possible. Nous avons la chance aujourd’hui d’avoir 53 Etats membres dont les représentants des parlements sont présents ici en Afrique du Sud. J’ai l’occasion de décliner les priorités de la Commission de l’Union africaine dans son ensemble, notamment la réforme institutionnelle et financière, la question importante de l’intégration du continent, et comme vous le savez, depuis le début de cette année, nous avons commencé à mettre en œuvre trois projets phares de l’agenda 2063 de l’Union africaine, dont le marché commun sur le transport aérien, le protocole sur la libre circulation des personnes et du passeport africain et la zone de libre-échange continental. Nous avons soulevé des espoirs immenses au sein de l’opinion africaine et les représentants de ces populations, qui sont membres du Parlement, doivent être les relais. Il faut noter également que nous enregistrons un retard énorme en matière de ratification des différents instruments juridiques que nous nous sommes donnés. Il faut une accélération de ce processus et nous demandons le concours des parlementaires continentaux.

Monsieur le président, vous arrivez en Afrique du Sud au moment où certains médias locaux dénoncent des actes très proches de l’apartheid à l’égard des femmes au sein de la Commission que vous dirigez ?

Nous avons appris cela. Il faut en effet relever qu’il s’agit d’un fait assez grave, surtout lorsqu’il concerne une institution comme l’Union africaine qui a fait de la parité homme femme, l’une de ses priorités. Depuis mon entrée en fonction, et cela est vérifiable, la plupart des responsables qui ont été nommés par mes soins sont des femmes. Il ne s’agit pas d’une faveur qui leur est faite. Elles sont plus nombreuses et elles ont les compétences requises. Une enquête a été ouverte au sein de mon cabinet pour déterminer l’origine de cette information, car je ne sais pas si ceux qui parlent d’apartheid mesurent l’ampleur de ce qu’ils disent. Nous sommes en Afrique du Sud où ce phénomène a été vécu avec une certaine acuité et nous ne pouvons pas accepter que des accusations ayant trait à ce phénomène soient portées sur une organisation comme l’Union africaine. Par principe, je suis pour une meilleure prise en compte de l’aspect genre, surtout que sur le continent, les femmes ont du mérite.

ACP-EU Parliamentary Assembly: Cameroon To Host Regional Meeting In July 2018

The members of the organising committee of the meeting to take place on July 18-20, 2018 were installed at the National Assembly on May 3, 2018.

Preparations are accelerating at Cameroon’s National Assembly to ensure that the country successfully hosts the ACP-EU Parliamentary meeting that will bring together countries of the Central African Sub-region slated for July 18-20, 2018 in Yaounde.

The ACP-EU Parliamentary Assembly is a key consultative body for the ACP-EU partnership and a major political platform that brings together lawmakers from Europe and those from Africa, the Caribbean and Pacific to debate issues of common concern.

The Deputy Speaker of the National Assembly, Hon. Kombo Gberi on behalf of the House Speaker, Hon. Cavaye Yeguie Djibril chaired the ceremony to commission into their functions members of the organising committee of the ACP-EU Parliamentary Assembly meeting.

In the appointment decision signed by the House Speaker on April 10, 2018, Hon. Cavaye Yeguie Djibril himself is the general supervisor with some of the vice supervisors being Hon. Kombo Gberi and Hon Joseph Owona Kono who is the President of the ACP Parliamentary Assembly and  Co-President of the ACP-EU Joint Parliamentary Assembly for a two-year term.

Hon. Kombo Gberi said the choice of Cameroon to host the meeting was  a reason for pride  but is also a challenge for the country’s parliamentary diplomacy  that has kept on scoring higher points at the international level. He said the successful organisation of the event would give a new impetus to Cameroon’s image and failure or lapses would negatively impact the image.

The success of the mission, he stated hinges on the clear and precise definition of target of the mission, mobilisation of human and necessary financial resources. Speaking to journalists after the event, Hon. Owona Kono said the sub-committees were already at work. He added that the President of the Republic who authorised the holding of the meeting in Yaounde has also authorised the allocation of finances to ensure success.

Destruction de biens publics à Bamenda: ce que le vandalisme nous coûte

Le bilan matériel des actes de vandalisme de jeudi dernier à Bamenda est lourd. Issa Tchiroma Bakary indique, à cet effet, que neuf véhicules ont été détruits « comprenant ceux du commandant de la légion de gendarmerie, du commandant en second de la Brigade d’infanterie motorisée (BRIM), du sous-préfet de Bamenda 3e, de la Camerounaise des Eaux, de la Campost, des équipes spéciales d’intervention rapide, ESIR, de la gendarmerie nationale, ainsi que de deux véhicules personnels ». A cela, il convient d’ajouter la destruction de certains édifices publics et privés dont le commissariat de police du 3e arrondissement et des pavillons d’une formation hospitalière. 

Des actes assimilables au terrorisme, ceci au regard de la loi N° 2014/028 du 23 décembre 2014 portant répression des actes de terrorisme. Notamment en ce qui concerne son article 2 qui définit les infractions et les peines. Car jeudi dernier, l’on a bien enregistré des dommages corporels et matériels avec la destruction des édifices publics, l’on a des populations qui ont été intimidées et qui continuent d’ailleurs à l’être, dès lors que certains enfants n’arrivent pas à reprendre le chemin de l’école. Les sanctions, prévues par le législateur dans ce cas sont très rudes, car elles vont jusqu’à la peine de mort qui peut être prononcée par une juridiction militaire, compétente en la matière. Les auteurs des actes de vandalisme enregistrés jeudi dernier devraient donc savoir à quoi s’en tenir.

En vue d’un retour définitif à la normale que consacrerait notamment la reprise des activités scolaires et universitaires, le gouvernement qui persiste  dans la voie du dialogue, a constaté hier la composition du comité interministériel ad hoc chargé d’examiner et de proposer des solutions aux préoccupations soulevées par les syndicats des enseignants anglophones, ainsi que le secrétariat technique. Ces syndicats sont donc attendus autour de la table de travail.

North West: PM Yang To Reinforce Back-To-School Resolve

His visit to all divisions of the region comes on the heels of a meeting of proprietors, PTAs to reopen schools

Prime Minister, Philemon Yang will as from today March 6,  2017 begin a tour of all seven Divisions of the North West Region to talk to parents, teachers, school proprietors and other education stakeholders about the importance of having children of the region to return to classes. It follows several unsuccessful attempts by government and other actors in society to convince the parents of security measures and State readiness to offer solutions to problems posed by Anglophone Teachers which have kept educational establishments closed down for three months now.

Ahead of the arrival of the Prime Minister, school Proprietors and PTA presidents in Bamenda took the commitment to open their school gates latest on March 7, 2017. The resolution was arrived at during a meeting in the North West Governor’s office on Thursday March 2nd. The meeting that was chaired by the Governor of the North West Region, Adolphe Lele L’Afrique was opened to Proprietors, PTA presidents, principles of lay private schools and authorities of mission schools.  During the meeting, the various school authorities expressed worries of threats from unidentified persons.  The meeting that was not open to the press came on the heels of the non-resumption of some schools in the region after the suspension of the strike by the All Anglophone Teachers’ Trade Unions on February 4, 2017.

At the end of meeting, the spoke person of the PTA presidents  Ndikum Peter revealed that they  unanimously  took a commitment that all schools should open their doors latest March 7, 2017 so that children can effectively receive lessons . He said they were ready to sacrifice the Easter holiday and will respect the readjustment of the academic year so as to meet up with the time lost. The regional delegates for basic and secondary education were present to give statistics for school attendance and registration of certificate examinations. For the Regional Delegate for Secondary Education, Mohbakwed Victor, the number of students attending classes in the region is on a steady increase. He said the number of students in class has increased from 3,700 in the previous week to 5,900 as of March 1st 2017. He said registration for the GCE and other certificate examinations is ongoing. With the announcement of the dateline for the registration of GCE, the turnout has been impressive, he said. On his part, the Regional Delegate of Basic Education, Wilfred Wambeng said as of March 1st the number of pupils in schools has increased from 1,400 to 2,605 out of the 255,000 pupils giving an attendance percentage of 2.9%. He added that some 31,000 pupils have registered for the First School Leaving Certificate while 30,000 have registered for the Common Entrance Examination. He regretted that pupils that had registered for certificate examinations were not in school.

Both delegates explained that teachers were always present in school but with no students and pupils to teach.